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CALLIGRAPHIE DES REVES

Il y a, au large de la folie du monde, ces augures qui divaguent, et qui me font écrire la calligraphie des rêves.

Venez vivre la vingtième soirée des Mots d'Azur réunis dans le fastueux Château de Mouans-Sartoux, le vendredi 13 juin 2014 à sept heures du soir.
 
Venez écouter l'incandescence de la poésie de Béatrice Machet, poétesse de la Provence verte, et le murmure étonnant, envoûtant, de la jeune pianiste japonaise Azusa Inoue.
 
Venez partager vos textes ou lire votre écrit, dans la scène ouverte que nous préparerons dès 18h30.
 
Et pour ces dernières retrouvailles avant été, Florence Person fera vibrer sa voix pour notre plus grand plaisir, alors même que nous rendons un hommage à notre grande amie Zorica Sentic, partie au petit matin du 4 mai.
 
Venez enfin partager vos présences lors du buffet (12€), dans la salle à manger du Château, en vous inscrivant par retour de courriel ou sur notre site.
 
Rendez-vous le vendredi 13 juin !

LE RAVISSEMENT DES OMBRES

Pierre-Jean, Gisèle, Philippe

Maintenant le jour s'est allongé sous un ciel gris, où les courses multiples et brèves de nos journées se sont essoufflées. Se sont tues.

Y a-t-il un trésor dans les ténèbres qui se rassemblent au bout de l'horizon ?

Mais voici, à l'instant, avec Gisèle Sans, ce chemin vers l'eau en plein désert :

 

«chemins de nuit

poudrés parfois

d'un nuage lactescent

                                  

Dans l'opale céleste

étoiles nommées

pour les connaître

et se retrouver

                                  

dans le secret          

au large des villes

qui les éteignent »

Gisèle SANS 

«Nuit

brillante

de froidure

en élans de montagnes

échappés de nos fronts

imaginant les anneaux glacés

de Saturne»

Philippe Plancon                                                          

C'est une gifle de mélancolie

ou comme un parlement des choses

qui dans un soir crevé d'or

se tourne vers le calme infini.

Celui qui nous ressource.

Nous fait repartir.

 

«Partir

sur  le souffle du vent

écartant les coques penchées

toutes voiles tendues étirées

fendant les bleus

de la mer et du ciel

 

Envie

de paradis retrouvé

vivant dans la mémoire

ombres renaissantes

sur le rideau ensoleillé»

Gisèle SANS

Enamourement de toi.

L'esprit est ardent et la chair vive.

Dans le silence des mots vient l'unité

qui habite dans la montagne au-delà de toi.

 Gisèle SANS

Ce qui me fait vivre vient après l'orage :

un lambeau de brouillard

sur l'immuable désir

 

«Au plus près

du ciel perçant

des déserts

sur la route l'infinitude

 

Domaine du grand silence

coupé

de traversées vibrantes»

 

«Surface profonde

s'ouvrant

en abîme

haut et bas confondus

pleine d'émoi

et pourtant

d'oubli de soi»

                                                                                              

Le printemps bouge doucement.

Il offre à nos corps endoloris

un concert silencieux

un fantôme de chair et de sang.

Gisèle SANS

«Chercher

son passé

souvenirs brouillés

dans les strates mélangées

jusqu'aux reflets profonds »

 

« Entrer en soi

mélancolie douce

presque reposante

 

Aux confins de l'être

de la mémoire

la source

Attendre

 

La droite ligne coupée

ouverte

avant de se reprendre »

          Pierre-Jean BLAZY et Gisèle SANS                      Philippe Plancon 1

*     *     *

 

Vous êtes dix à être venus vers moi, avant sept heures du soir, pour donner un peu de vous à la scène ouverte qui se tient maintenant. Dix voix, dix partages, dix sourires et dix émotions vont façonner ce moment toujours d'une grande intensité.

 

Madeleine Marie DAVAINE Madeleine-Marie Davaine («les oiseaux») , Maryse Dutouya («trop tard»), Chantal 1 Chantal Cudel qui chante Aragon («Maintenant que la jeunesse») et nous offre un de ses textes («l'éphémère»), ouvrent le bal musical des mots. Puis Myriam holley 2 Myriam Holley («Petite histoire peu banale», suite et fin), Karine valladeKarine Vallade qui lit Colette («J'appartiens à un pays») et notre inimitable et flamboyante Michèle Freud Michèle Freud («Neige» de Maxence Fermine), poussent plus loin les feux, jusqu'au bord de l'émotion à fleur de peaux. Marie Gay

 

Enfin, Patrice ALZINA Patrice Alzina («rêverie»), Maria Bachs Maria Bachs («bleu safre» de Montserrat Orduna) et

Florence MartinieFlorence Martinie («l'écrit, le vent») précèdent Anaïs Valard 1 Anaïs Valard, («Ho Luna» et «C'est vraiment pas de chance»), dont la jeunesse jointe au talent soulèvent un grondement d'applaudissements. Anaïs Valard

 

C'est le moment choisi par Laetiria Kullean Laetitia Kullean pour nous emmener avec sa voix mature et envoûtante vers trois merveilleux morceaux de la chanson française. Laetitia KULLEAN 1Merci à elle, Brel, Barbara et Piaf.

 

Et voici que nos mémoires dansent. Quelque chose de beau s'égare dans le Château, et revient vers nous.

247 La salle à manger bruisse de joies qui se préparent.

A l'entrée de la haute bâtisse qui reçoit les sourires, les verres tintent, dans le ravissement des ombres d'un soir de jeune printemps.

 

 Le château

 

 

DIALOGUE AVEC LA LUNE

Le printemps avance dans l'air qui fuit à l'horizon

Je voue mes nuits à ce dialogue avec la lune

Vers le matin sera la fin des eaux tumultueuses

Mais toujours revient ce balcon de solitude

 

Le vendredi 4 avril 2014 à 19h, le vénérable château de Mouans-Sartoux s'illuminera de tous ses feux pour

accueillir Gisèle Sans, venue de la cité d'Aix-en Provence, avec ses poèmes empreints de fraicheur, accompagnés par

la flûte magique de Philippe Plançon.

Après la scène ouverte dont le rendez-vous de préparation est à 18h30 au Château, Laetitia Kullean nous fera

partager les mélodies de sa voix.

 

Puis, le buffet servi dans la salle à manger sera moment de nourritures terrestres, d'amitiés et de partage (12euros).

Confirmez-moi vite votre présence, ou faites en part sur notre site.

 

A vendredi!

LA DOUCE VIOLENCE DES RÊVES

Quittons les vallons obscurs

Prenons toute la lumière du printemps

et marchons vers le soir,

dans la douce violence des rêves.

 

Je regarde toutes vos vies voisines,

et les marchands du temps sont là,

qui jamais ne ferment les yeux

 

 

Le Château de Mouans-Sartoux reçoit, le vendredi 4 avril à 19h,

la poétesse aixoise Gisèle Sans.

Venez gouter la sensibilité extrême de ses mots,

accompagnés par la flûte traversière du remarquable

Philippe Plançon.

 

Ensuite viendra la scène ouverte, pour laquelle

auteurs ou lecteurs se retrouvent ce même jour

au Château, à 18h30.

 

Puis, Laetitia Kullean chantera pour un moment de pure fraicheur.

 

Enfin viendra le buffet convivial, autour des artistes.

Inscrivez-vous par retour de courriel, ou sur le site (12euros)

Soyez avec nous!

DEUX PRINTEMPS POUR LES POÈTES‏

Quand tout semble déjà arrivé, des lambeaux de brouillard se lèvent et s'enlèvent de la terre pour rejoindre ici-haut des ciels inconnus.

Voici que viennent, à pas de loup, le silence du vent et la clarté infinie des jours.
Voici que viennent les ombres et les amants dans les demeures de l'âme.

Notre premier rendez-vous sera salle Courteline, avenue Georges Courteline à Mougins, de 18h à 19h30, le samedi 8 mars 2014.

Véronique Gaziello déclamera ses écrits, accompagnée à l'accordéon par Alain Bagioli.
Ensuite, deux poétesses italiennes dédieront leurs mots à la Provence, avant que huit poètes des Mots d'Azur nous livrent, encore chauds, leurs mots présages d'un été précoce.

Myriam Holley, Sébastien Macagno, Chantal Cudel, Patrice Alzina, Mathew Woodman, Philippe Molino, Marie Gay et votre servirteur seront tour à tour sur la scène, accompagnés par le violon et la flûte de Béatrice Guiffray.
Venez leur faire bon accueil !

Puis, la talentueuse chanteuse Myriam Primus clôturera ce moment intense et partagé.


Nous nous retrouverons ensuite le samedi 15 mars 2014 à 15h, avenue de Cannes à Mouans-Sartoux, en face de la Médiathèque et devant le cinéma la Strada, autour de l'accordéon de Jean-Jacques Marceau.

Vous pourrez toutes et tous lire vos textes et partager ces mots vibrants qui attendent d'être lus, en place publique,dans la joie et la concorde.

Oui, mes amis, venez dépenser quelques heures de deux samedis dans votre vie pour partager, écouter, lire,grandir, et célébrer le Printemps des Mots.
       
Pierre-Jean Blazy
Président des Mots d'Azur

LES TOURMENTS DE LA TERRE

Depuis le petit matin, le ciel pleurait et emplissait la terre de ses chagrins.

La mer grise était le tombeau de mon remords.

Puis vint le soir et son ciel sombre, bleu-nuit à l'horizon.

Et le Château était là, inaltérable et magnifique, au milieu des tourments de la terre.

 

      "A porter mes heures nues*

       Ai-je traversé plus d'aube?

       Ô revheureuse

       Cesse de creuser "

                       (...)

      "Mais

       les automnes tendres

      Te porteront transparente

      Jusqu'à mes lèvres"

 

La voix d'Olympia Alberti résonne entre  vieilles pierres et regards conquis.

Les mots s'entrelacent et endorment la tristesse.

 

      "Quand sauront-ils qu'Aimer

        ouvre en soi une faim profonde"

                      (...)

      "Il y aura des visages des heures

        irrespirables des matins éventrés

        où la tristesse aura raison

        de moi, même porteuse d'infini

        de mon âme ensevelie de futur blessé"

 

La respiration magnifique du violon rebelle de Ventzislava Choykova prend tout l'espace entre le verbe et le chant des cordes. Le temps s'allonge, infiniment.

 

       "Pourquoi devant toi mon visage

         est-il si nu?

         Les trains me sillonnent

         les arbres déclinent mon front

         ouvert sur le ciel

         je n'entends que tes yeux"

                          (...)

         "je t'aime avec la respiration

          du jour et de la nuit

          avec ce que désire la fleur

          et ce que dit le bouquet séché

          avec les fenêtres ouvertes

          et les orages sur les yeux fouettés"

 

Le cri et sa retombée font un jour nocturne.

Dans le parc la pluie s'arrête et un oiseau du soir précède le violon de Ventzislava.

 

 

          "Puisqu'il me faut détenir

           le rêve plus haut que mon corps

           mais à peine au mistral de mon élan

           puisqu'il me faut lever l'offrande

           jusqu'à la prière

           laisse-moi partir

          mais ne pas te quitter"

 

Profondeur du soir.

Nos esprits suivent les mots et dansent sur la mélodie de l'archet.

Quatre-vingt paire d'yeux entrent dans la joie.

 

         "Aimer les autres comme on bâtit

          comme on protège comme on garde

          le jeune

                               (...)

        "Va, l'absence est partout

          ton Absence

         ma demeure"

                 (...)

       "Et le cri nous précède

        et le silence nous suit"

 

La lune se lève.

Bientôt la musique se meurt.

Avec vous  elle renaîtra, après Olympia

 

       "Elle avait de l'amour les paupières

        Et au bord des yeux un autre velours

       Que je ne pouvais pas voir encore"

 

Comme de tradition, Madeleine-Marie Davaine (Bonheur) ouvre le bal improvisé de la scène ouverte.

Vous serez douze à lui succéder:

le jeune Sébastien Macagno ( "de glace ou de glaise"), Chantal Cudel (chante Bérimont "la chanson de l'été" sur une mélodie de James Ollivier, puis "l'heure bleue"), Maryse Dutouya ("petite fille"), David Cardoso ( "gris andalou"), Myriam Holley ("petite histoire peu banale"), Tatiana Touraou ("l'attente"),  Michèle Freud ("joie de givre"), Marie Gay (l'empreinte de mon pas"), Maxime Tomatis ("le vent" de Verhaeren), Patrice Alzina ("sunset"), Jackie Raimondi ("brise du sud" de Tania Pividori), et Diane Beausoleil ("roses", puis "marine") nous enchantent de leurs mots encore chauds de leurs âmes.

 

L'amitié et la joie partagées sont comme un bruissement d'ailes.

C'est l'instant choisi par notre mezzo-soprano Diane Beausoleil pour entonner "le spectre de la rose" de Berlioz etThéophile Gautier.

Un frisson passe de cœur en cœur.

 

Avant que ne se lèvent les verres, comme une joie qui récidive.

 

Pierre-Jean Blazy

LE CORRIDOR DU TEMPS

Certains soirs, dans une éclipse crépusculaire, je me vois traverser le corridor du temps pour atteindre dans la douceur de l'ombre vos cœurs bordés de larmes.

« Par où passer quand le monde fait la roue entre torpeur et hypnose dans la nuit du sens ? »

            (...)

« Dehors la pluie recoud à grand-peine les roses.

Tout est toujours en ordre en la terre compacte. Et nous restons, à perte de vue, à perte de nom, en suspension. A cause des coups. A cause de tout de qui nous bat le cœur dans le temps disjoint »

Les mots charnus d'Alain Freixe  viennent caresser le saxophone de Caterine Naget-Polo, dans une belle hésitation entre le son et le sens.

Nul fantôme, nul arbre de l'oubli dans cette maison des chagrins, mais comme une eau tumultueuse, l'écho de vos regards à l'origine du silence.

 

« Le grand cyprès noir a éteint ses branches et replié ses feuilles sur son bois. Il est droit. Vertical. Il est seul. Il se tait. »

          (...)                                                                                          

« je t'ai vu

dans ce temps de terrier

à hommes

où ce ne sont pas des jours

mais des reflets de jours

qui s'entassent

plient les corps

les replient

 

jusqu'à les fondre

dans les fractures du sol

quand il cède »

          (...)

                                                                   

 

L'amour est un chagrin joyeux, une recherche perpétuelle du paradis perdu.

« C'est là

que je t'ai vue

avant que tu ne sombres

seules tes mains

couraient entre l'eau

et l'écume

un temps

ton désir

ses flammes ont éclairé

l'eau noire

cela n'a pas duré

le dernier mot

est resté aux pierres

la gravité de leur enfer

t'avait rattrapée »

      (...)                                  

 

Je ne songe qu'à vivre, et quand les colombes disparaissent, je marche avec le diable pieds nus dans la nuit.

 

« Et nous nous lèverons tôt pour marcher, disais-tu, c'est plus prudent. Tu parlais, depuis le fossé. De l'autre côté de la route. D'un homme. D'une main à retrouver. Tu disais qu'il s'était perdu. Le joueur impénitent.

Tu parlais d'un homme des frontières.

D'un contrebandier. Toujours là où on ne l'attendait pas et absent là où il aurait dû paraître.

Tu parlais d'un maraudeur. D'un fuyard.

Il avait chaussé ses yeux d'une paire de bottes rouges.

Bottes de sept lieues. Et habillé son cœur d'une mort sans cesse remise. »

      (...)                                                                                       

 

Reste l'écume des flammes, l'odeur des dieux enfouis dans l'inconstance de l'espace.

 

« Au-dessus passait la route.

Il faudra bien un jour prochain que s'arrête la chute.

Parvenir à tenir l'écart.

Et se dresser. Passer les ronces. Prendre appui sur le goudron défoncé, entre les flaques.

Et marcher même si c'est en boitant.

Marcher vers cette soif qui renoue l'eau au corps qui l'aime. »

          (...)                                                                                                      

 

« Etrange lumière de quelque chose qui manque et qui pourtant est passé. Passe toujours en inscrivant non le manque mais le passage. Prêter le corps des mots à ce fantôme, un poète le pourrait. »

         (...)

 

« Sur les hauts de La Gardiole, après les paliures et le sang séché à même la peau, le croiriez-vous, il y eut l'oiseau du soir. Eh bien quand l'air porte l'oiseau, quand l'oiseau est sans ailes, croix du ciel, l'air le traverse.

C'est cela que j'ai vu, un oiseau troué d'air. Puis le ciel sans trace. Sans plaie. Sans cicatrice. »

Les amours sont mortels, et comme cet ange noir qui ne ferme jamais les yeux, je ne laisse pas sommeiller l'impérieux désir.

 

« allumée

ma lampe attend toujours

les longs cheveux de la dame

aux yeux cernés

de tout le noir du monde

aux lèvres rouges de mots jetés aux vents

des fontaines

 

la dame des jours noirs

où le jour paraît être

la nuit

la nuit le jour »

      (...)

Ce moment de veille extrème était une ponctuation du silence,

Et maintenant vos mots descendent sur le Château, rempli de vos cent présences, comme autant de louanges.

Tour à tour Madeleine-Marie Davaine, Philippe Molino, Jackie Raimondi , Pascal Giovanetti , Palou ,

Michèle Freud , David Cardoso, Patrice Alzina  et Françoise Lenoir déposent leur offrande aux portes de la nuit qui s'épaissit.

Puis comme un remerciement, comme un espoir vivace surgit de cette poussière brillante de mots, la voix de Johanna Castel  surgit, et nous emporte dans la divine compagnie du piano de Christian Segaricci.

« Lascia chio piango » de Haendel et « Les deux amants» de André Messager et Sacha Guitry, nous accompagnent vers les nourritures terrestres.

Vos sourires, ces  tisseurs de lumière, nous feront franchir le seuil de la nouvelle année, pour marcher à vos côtés, sur le chemin du poème.

                                 

    Pierre-Jean Blazy

LE JARDIN DE MINUIT‏

C'est une maison des anges

Un jardin de minuit

Où sonne

Le cri rauque du loup égaré.

 

Il y a dans ces nuits d'hiver

la destination des ténèbres

où j'écris

 

à en perdre haleine.


Dans ce chaos hasardeux

je cherche à consoler le chagrin des étoiles

qui ne meurent jamais.


Tout passe mais reste le verbe haut du poète Alain Freixe, que vous rencontrerez le vendredi 6 décembre à 19h., dans les vieilles pierres du Château de Mouans-Sartoux.

Mes amis soyez à notre rendez-vous, pour l'écouter mêler ses mots au saxophone sublime de Caterine Naget-Polo.

 

Et fourbissez vos vers, ceux que vous nous ferez partager, dans une scène ouverte riche de vos talents.


Ce moment de ferveur s'achèvera avec la voix rare de la soprano Johanna Castel, véritable hymne à la beauté.


Allez,venez au Château. Il vous le rendra bien.

Et prolongez, si vous le souhaitez, ce moment privilégié en goûtant, après, au buffet de l'amitié, que nous resserons pour vous dans la salle à manger ( 12 € ).


Pour cela , répondez-moi très vite !


A vendredi .

UN RENARD DANS LA NEIGE

Avancer dans la nuit

Quitter les cœurs de pierre

Etre dans l'humilité

ce renard dans la neige

qui cherche sans repos

une cité dans le ciel


Voilà ce qui me fait avancer

dans cet automne qui tarde

à devenir hiver.


Venez avec les Mots d'Azur tracer ce chemin, en compagnie d'Alain Freixe, invité de notre 17ème soirée de partage et d'amitié autour des mots.

 

Ce sera le vendredi 6 décembre 2013, à la dix-neuvième heure du jour, dans notre repaire du Château de Mouans-Sartoux.


Aux côtés du poète, Caterine Naget-Polo et son saxophone saura trouver les notes qui porteront ces mots qui réchauffent l'âme.


Et puis, comme un point d'orgue, la voix étonnante de notre amie la jeune soprano Johanna Castel viendra conclure vos textes déclamés comme autant de cris dans la nuit.

 

N'oubliez pas: le 6 décembre à 19h, au Château!

Pierre-Jean Blazy

N.B.: après le spectacle, nous vous proposons de nous restaurer ensemble, dans la salle à manger du Château ! Inscription au buffet par retour de ce courriel ( 12€ payables sur place )

JEUNE AUTOMNE

C'est lorsque le jour partit s'allonger que l'aquarium se remplit de poésie.

Trente amis étaient là, tout à la joie de se retrouver et de partager un peu des jours qui les séparaient de l'été.

C'est alors que Roger Lecomte vint remplir l'âtre de silence avec sa "chanson de l'iguane sur un réverbère" :

"Ferme les yeux

et fuis

loin derrière ton épaule

    (...)

ferme les yeux

écoute la pluie

écoute la pluie tomber doucement

sur la ville verte

la ville tout à fait déserte

la ville étrange d'être si déserte»

   (...)

 

Oui, le beau venait de se poser, et d'un seul coup tout était si sombre :

 

"il va bientôt neiger

sur nos hivers de l'âme

et nous disparaîtrons

sous un manteau d'années"

   (...)

et voilà que je compte

les éclats de mon sommeil de verre,

un minuit sans horloge.

L'hiver des solitudes qui cerne la maison

Avance à pas feutrés"


 

Mais le printemps n'était pas tout à fait mort et voici que  Roger Lecomte entonne "l'amandier en fleurs", poème composé d'après le célèbre et dernier tableau de  Bonnard. Alors même que le violon de Juliana Plançon est un aller simple vers le bonheur.

           "Toute la nuit comme en secret

           j'avais neigé de blancs pétales

j'avais neigé

sur la vie qui s'écoule

sur la toile enfin sèche"

 

A la fin, ne reste que l'écriture et le frottement des cordes apprivoisées par Juliana :

" l'écriture comme un départ

soudain vers la nuit intérieure

ou un laissez-passer pour une échappée belle

    (...)

l'écriture, indicible musique

venue nous murmurer

qu'il faut s'aimer très vite

avant le premier givre"

Nous étions déjà loin, mais pas encore repus de poésie vivante.

Philippe Molino, accompagné à la contrebasse  par Eric Chapelle, vint nous saluer avec les mots inimitables du poète niçois pas assez célébré, Gabriel Caressa :

 

« Telle est la joie qu’elle descend le matin

comme une rue semée de visages

aux pierres des maisons, aux regards clairs des maisons

sa main de fleurs et de silence»

La contrebasse emplit  alors toute notre planète, alors que le poète avait cette vision du bonheur :

 

               « l’aube s’éveille sous l’aile d’un oiseau

un ange a son doigt clair sur la joue d’un enfant

c’est enfin le matin, et notre nuit recule !

    (…)

je t’aime de l’amour dont tu m’atteins

    (…)

dans la tendresse et les mouvements d’air et de lumière»

La diction parfaite de Philippe Molino et la finesse indicible de la corde qui tressaille nous emportèrent pour de bon :

«qui ouvre sa porte au jour qui veut naître

y boit l’instant de transparence

y reçoit le silence des eaux où affleure le bleu

entre, tel un oiseau, dans le lit de l’espace»

Quatorze nous fûmes encore, pour prolonger l’instant, autour de la table de Florence et Morgane.


Pierre-Jean BLAZY

UNE SAISON DE L'OMBRE‏

C'était quelques jours après le début de la saison de l'ombre.

Dans la ville ivre de vivre, un cantique s'est élevé, au cœur du château encore chaud de l'été:

 

"Ecrire

Déposer sans un bruit

Sur les pages sa peine

Au plus noir de la nuit

Sentir battre ses veines

(...)

Ecrire

Te dire que je t'aime

Parce que toi tu es

Et si je suis le même

C'est que tu m'as changé"

 

Le verbe de Yves Giombini se mêle aux accords profonds des mélodies de Patrick Massabo.

 

La guitare sourit et doucement la poésie s'écoule.

 

"J'ai vu des gazelles noires

dessiner des chimères

J'ai vu des enfants rois

aux grands yeux de groseille

J'ai vu des nuages d'argent

plonger dans les mers

(...)

Et puis je t'ai vue

 

Le but, c'est le chemin encore loin de l'hiver.

Laissons lentement pousser l'arbre de l'oubli.

La voix de Patrick Massabo se mêle aux mots vrais d'Yves Giombini:

 

"Passagers de l'instant

sur nos routes bohèmes

Trouverons-nous le temps

D'à nouveau dire je t'aime"

 

Quatre-vingt deux visages se tournent vers la nuit qui est tombée , comme un heureux présage:

 

"Il me reste mille ans, presque une éternité

Il me reste une vie, des hivers, des étés

A mourir chaque jour dans le creux de tes bras

Car, mon amour,

Mon plus beau paysage, mon seul amour, c'est toi"

 

C'est un parfum d'écorce qui remplit notre ciel.

Et quand vient le dernier souffle, il faut vaincre le silence:

 

" Nous nous sommes offerts au réveil de la vie

Impatients de pouvoir en dévorer les fruits

Et quand viendra le temps

de fermer les volets

Emmitouflés de neige, je te réchaufferai

Mon corps contre ton corps, promis, juré"

 

Après les longs applaudissements au duo rayonnant, voici venu le temps de vos paroles qui se libèrent.

Madeleine Marie Davaine  nous lit un extrait de son premier recueil "Poèmes d'Essence-Ciel" paru aux éditions Edilivre.

Puis c'est au tour de  Nicole Lanza de partager quelques pages de "Passionnaire", son livre aux quatre recueils édité chez Mélibée. Elle même, Elisa Verna, votre serviteur et Marie Gay, nous le font découvrir.

 Chantal Cudel chante ensuite Ferrat et nous lit ses vers, puis Fabien et Maxime Tomatis (10 ans) Myriam Holley,

 Marc-Vincent Péalat,  Maryse Dutouya,  Bruno Niver et Michèle Freud se succèdent sur la scène et nous emmènent dans leurs contrées.

Le fumet du buffet qui s'annonce vient parfumer les sourires du Château, épuisé d'émotions.

L'écume du temps a repris son chant.

Désormais les jours seront vivants, et nous ferons ensemble le voyage mouvant vers l'autre rive.

 

Pierre-Jean Blazy

LA MÉMOIRE QUI DANSE‏

A l'origine du silence, il y a la nuit spirituelle, toutes ces banlieues de l'âme, où je vois vos yeux dans la ville bleue qui donne envie du grand voyage.

Impérieux désir de poésie.

Suivons- le encore une fois avec les mots de l'écrivain- poète grassois Yves Giombini, et de l'artiste-guitariste Patrick Massabo, qui sauront nous faire partager cette mémoire qui danse, ce bonheur intense et bref.

Le départ sera donné ce vendredi 27 septembre 2013 à 19h au château de Mouans- Sartoux.

Et,à l'arrivée sera dressé un généreux buffet (12euros).

Inscrivez-vous par retour de ce courriel, pour prolonger cet instant de joie avec les artistes et le public réunis autour du même feu.

A vendredi !

Pierre-Jean Blazy

PROLONGEONS L’ÉTÉ‏

Que reste t il de la douceur de l'ombre, de ces jours achevés aux portes de la nuit, que reste-t-il de notre été?

Venez une dernière fois retrouver l'écho du monde aimé, entre les murs du château de Mouans-Sartoux, le vendredi 27 septembre 2013, à 19 heures.

Planté au cœur du doux pays, il abritera ce soir- là Yves Giombini et ses treize tableaux de la vie qui passe, accompagné à la guitare par le talentueux Patrick Massabo.

Venez accompagner pour sa rentrée la poésie, qui prend elle le pari de vous emmener jusqu'à l'été prochain.

Et que celles et ceux qui souhaitent après partager le buffet de l'amitié (12€) me le disent à l'instant.

Pierre-Jean Blazy

LE PASSAGE SECRET

 

Déjà les recoins du parc du vieux Château bruissent du soir qui approche, et la fraicheur amène dans la grande salle une salutaire légèreté.

Vous êtes soixante au rendez-vous et Patrick Quillier s'élance avec ses mots en bandoulière:

"Amour, tu m'as ourlé sur moi-même, en la trame

du murmure louré dont tu moules ma vie"

(...)

"Cet amour n'est pas de l'amour, il est amour

dans l'amour , et amour sans amour mourant de l'amour,

et amour murmuré par des infinis débutants"

 

 

Les cordes de l'un des quatre violons (baroque, moderne, électrique, alto) de Philippe Tallis chauffent et donnent au moment vécu une ampleur surprenante:

 

"Tu es le vent,

je suis la feuille:

je suis ton chant

et tu me cueilles"

(...)

"une soif énorme m'assaille,

halluciné je parle seul

en proférant quelques murmures

qui te préparent, te caressent"

 

On se croirait au bal du silence.

A la mélodie ourlée de la musique violonée succède le message entonné par Patrick Quillier:

 

" L'hiver n'est pas dehors quand tu es loin,

il est au fond de moi, gelant l'émoi

sous des avalanches graves et mauves,

le temps et l'étendue sont mis à nu"

(...)

"Il ne faut rien promettre, amour il faut tenir

ce que l'instant propose et garder en mémoire

que rien ne justifie les comètes trompeuses

par quoi l'on fait parfois effet sur le désir"

 

Les lentes lumières font écho à l'exactitude des songes issus des mots du poète, qui semblent sortis de l'instrument de Philippe Tallis:

 

"Tu es la force dont je tire ces poèmes :

sans ce bonheur qui vient de toi, je serais coi

perclus d'ennui, vide de mots, balbutiement.

En toi je reconnais les vrais raisons d'écrire."

(...)

"Je t'aime dans l'urgence incessante du temps

qui nous bouscule, et dans l'invocation des morts

qui nous manquent le plus. Je t'aime selon l'eau

vive des rêveries où nous plongeons nos corps"

                      

(tous les extraits de poèmes sont tirés du recueil de Patrick Quillier: "orifices du murmure", publié aux éditions de la Différence).

 

Le vent respire tout bas. Dans les jardins du Château, la nuit prend possession de l'espace engourdi.


 

***********

 

C'est le moment où le public devient acteur et monte sur la scène.

Chacun reconnait des visages, suscite une lecture, espère une révélation.

Et ce soir vous êtes onze à nous offrir les petites perles glanées sur vos chemins de poésie:

 Madeleine-Marie Davaine, Chantal Cudel, Matthew Woodman, Edwige Chatelin, Myriam Holley, Michèle Freud, Camélia Sahraï, Rimma Lubomir, Agnès Gouvy, Patricia Brenner et Françoise Lenoir 

se succèdent en paroles aux accents différents, dévoilant avec conviction leurs passions mêlées dans un même cœur: celui de la poésie en mouvement.

 

Le point d'orgue de cette quinzième belle et dense soirée revient à la voix pleine et éclatante de la soprano

Colette Koréva Pétrisot.

 

Nous venons d'atteindre l'autre rive.

Vos voix se réunissent enfin pour ne pas oublier.

Après l'été, on se retrouvera.

 

Pierre-Jean Blazy

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Nos prochains rendez-vous:

           -27 septembre 2013: Yves Giombini  (attention : nouvelle date)

           - 6 décembre 2013: Alain Freixe

 

 

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L'ILE DES DÉSIRS‏

Au petit matin de juin, une senteur inconnue monte de la terre.

Au loin, plus haut que l'horizon, l'île des désirs se dresse, calme et tranquille, face au tourbillon de la Côte et de tous ses voyeurs d'ombre.

Je veux aller au lac du haut monde, me baigner dans ses eaux claires et redécouvrir l'espoir, cette tragédie.

Accompagnez-moi, grâce aux mots aventureux de Patrick Quillier, poète du haut-pays, et à l'archet vibrant de Philippe Tallis.

Ils trouveront les plus beaux chemins de ce voyage immobile.

Venez au Château de Mouans-Sartoux, en ce vendredi 14 juin 2013, à 19 h pour respirer la  poésie et la déclamer ensuite avec vos intonations riches de diversité.

Celles et ceux désireux de prolonger cet instant privilégié partageront un buffet de notre composition, entre les murs du Château.

Inscrivez-vous (12 €) dès aujourd'hui par retour de courriel, ou sur le site « Les Mots  d'Azur ».

Ce sera juste après la touche finale, délivrée par la surprenante soprano Colette Koréva Pétrisot.

Ne manquez surtout pas notre dernier rendez-vous avant la pause estivale, au quatorzième  jour d'un juin au cœur large et généreux.

 Pierre-Jean BLAZY.

NOS VIES RASSEMBLEES

Dans ce château si loin et si proche des chuchotements de la ville, il est toujours temps de vivre une aventure inspirée par le ciel changeant d'un vendredi qui se fane doucement.

Vous étiez au rendez-vous, et toutes vos vies rassemblées dans la salle aux murs épais jouxtant le jardin, toutes vos vies donnaient envie d'écouter la voix et les mots de Béatrice Bonhomme :

 

« C'est comme si la mer

s'était posée sur tes mains

un instant

       (...)

La mer existe toujours

de ta présence

et se retire dans tes marées

(les gestes de la neige – Ed. l'Amourier)

 

L'air est plus léger. On entend glisser le piano de Philippe Villani qui s'invite à la fête.

« C'est comme si l'amour s'était posé un instant dans le bleu

l'amour s'était posé un instant sur ta neige

il neige des flocons d'amour sur les épaules

de la mer »

(les gestes de la neige- Ed. l'Amourier)

Puis l'envie vient de visiter une autre rive d'un même pays

« Quand je recevais tes mots sur les lettres que tu m'écrivais, il y avait des fleurs blanches posées sur le papier. C'est l'éclaboussement de l'arbre que je voyais de la fenêtre de la maison dans cette lumière de midi, dont je me souviens le mieux. »

(le pacte des mots – Ed. Peter Lang)

Quelque part au milieu de nous, la complicité des notes de la musique de Philippe Villani nous imprègne du texte qui sonne comme une évidence : 

« Je ne savais pas que les mots pouvaient tomber malades et qu'on pouvait ressentir soudain le scandale des mots à vouloir habiller la tristesse et la mort »               

                      (…)

C'est comme si le temps refusait de passer ici. Les gens passent et meurent sur les saisons, épinglés sur le paysage, mais le paysage demeure. »                                 

(le pacte des mots – Ed. Peter Lang)

Et ce temps, nous le retrouvions, pour mieux espérer qu'il dure longtemps en ce début de soirée :

« Pour moi, le visage parlait. Quand je suis entré dans la maison ouverte aux quatre vents de l'oubli, j'ai marché vers le visage. Il parlait d'enfance. Il parlait de ce qui lave le cœur, de ce qui résigne l''esprit, il parlait de stries dans le bois et de matière du pigment. Il transmettait les jours, les hommes épinglés aux saisons, le désir de lumière »                                                 

(Variations du visage et de la rose- A paraître aux éditions de l'arrière-Pays)

La lumière décline. Il me revient en songe le ciel d'hier et ses vallons obscurs.

« T'écrire adolescent au détour d'un regard au cœur même de ma nuit, je sens encore ce vent écume de la mer. Je voudrais te serrer, t'enserrer dans ma nuit, bleu-nuit cette plage de notre adolescence, je voudrais t'emporter sur mon viaduc, dans la chaleur douce d'un été qui s'enfuit, dans ce caillou qui tombe »

(Kaléidoscope d'enfance – Edition Nue)

Les applaudissements retenus pendant tout le spectacle crépitent, et soixante dix-huit regards reconnaissants se tournent vers Béatrice Bonhomme et Philippe Villani.

 

Ce fut un moment de pure dégustation.

 

 

 

* * *

             Place maintenant au chant et à la voix puissante de Christina Maffei. La soprano dramatique est là, entourée de Raymond Lepers au piano, de Thierry Cady à la contrebasse, et de Thomas Woseitchlager au piano. Tour à tour, elle va chanter Gerschwin, Errol Garner. Puis dans un tout autre registre, elle nous étonne avec un extrait de Aïda, de Verdi.

 

* * *

            Désormais la parole est à vous. Dans le public, ce soir-là, vous êtes quinze à vouloir partager vos mots inédits, vos écrits de pures émotions, ou des textes aimés d'autres auteurs, redécouverts et mis en lumière pour le plaisir de tous : Madeleine-Marie Davaine, Véronique Icart,           

Rimma Lubomir, Chantal Cudel, Paul-Henri Van de Wal, Mathew Woodman, Myriam Holley, Marc-Vincent Péalat, Claude Peynaud, Sophie Huguenin, Maria Bachs, Magda Ygiarto, Laurette Subille, François Lagarde et Véronique Mondain.

Un tel florilège est impressionnant de richesses et de diversité. Tous les styles, toutes les dictions, tous vos sourires se succèdent sur la scène, nous emmenant dans la ferveur du partage, sans s'en apercevoir, à neuf heures du soir !

Il était grand temps de se diriger vers la salle à manger, pour continuer nombreux ces riches échanges, devant quelques nourritures terrestres et des projets qui soudain prenaient corps.

Je me suis éloigné une minute pour mieux vivre cet instant. La nuit surplombait le Château qui rvivait de riches heures dans un grand bal de silence.               

Pierre-Jean Blazy     

   

 

LA PROCHAINE AURORE‏

J'ai un encrier pour l'inspiration, et, aux portes de la nuit, j'y puise certains soirs la force de vie qui m'emmènera jusqu'à la prochaine aurore.

Nul doute que ce vendredi 5 avril, à 7 heures du soir, vous serez bien inspiré d'être dans la grande salle des conférences du château de Mouans-Sartoux, pour écouter la poète Béatrice Bonhomme, qui vit à Nice et sera avec nous pour cinquante minutes de poésie ponctuée par les notes du piano de Philippe Villani.

Après eux, la soprano dramatique Christina Maffei nous enchantera avec des mélodies de son choix.

Ce sera ensuite le moment attendu de la scène ouverte, où vous aurez la parole.

Puis, pour la première fois, nous proposons aux volontaires de rester parmi nous pour partager un cocktail dinatoire (participation: 15 euros) qui nous permettra d'échanger agréablement et librement, dans la salle à manger du château.

Il est encore temps de nous signaler votre présence. C'est impératif pour la bonne organisation de cette soirée. Faites-le dès maintenant en répondant par quelques mots à ce message.

Venez vivre l'aventure du Beau!

Soyez au rendez-vous du 5 avril, à 19h au château de Mouans-Sartoux.

Pierre-Jean

 

LE PRINTEMPS AVANCE

L'hiver est mort hier de solitude blanche.

Et voici que le printemps enroule autour de nos reins son manteau de velours rouge, et insuffle cette indicible envie de vivre à l'envers.

Oui, vivons ensemble cette saison de l'envol, en écoutant le souffle intermittent du vent nouveau.

Venez vivre avec nous le Printemps des Poètes, qui se déroule cette année partout en France du 9 au 24 mars.

L'ouverture: le samedi 9 mars 2013, à partir de 15h, LES MOTS D'AZUR seront présents dans le centre-ville de Mouans -Sartoux , vers le cinéma La Strada, à la rencontre du public .

Ce sera la déambulation poétique du 15ème Printemps des Poètes.

Venez écouter des poèmes inédits ou bien connus, lus par des comédiens, avec l'accordéoniste Jean-Jacques Marceau, qui nous avait enchanté au Château aux cotés de Claude Artès, et qui saura sublimer ces mots du printemps!

Vous pourrez lire vous aussi au micro vos textes aimés !

La clôture: le dimanche 24 mars 2013 à 15h, Les Mots d'Azur vous donnent rendez-vous dans le cœur-écrin de Mougins-Village. 

Nous vous proposerons, en face de l'espace culturel, un spectacle poésie-musique -danse, en partenariat avec l'école de Musique de Mougins, et l'école de danse Rosella Hightower.

Au programme un spectacle de 45 minutes, avec déclamations de poèmes de Claude Artès et Brigitte Broc, danses improvisées, et, côté musique, du violon et de la flûte.

Venez en ballade poétique avec nous!

Nous attendons vos visages, sous le frêle soleil de mars.

Pierre-Jean Blazy

 

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Le Printemps des poètes à Mouans-Sartoux

Le samedi 9 mars 2013 à partir de 15h LES MOTS D'AZUR  seront présents dans le centre-ville de Mouans -Sartoux , vers le cinéma La Strada, à la rencontre du public !

Venez écouter des poèmes inédits ou bien connus, lus par des comédiens, et avec un musicien jamais très loin pour sublimer le verbe...

Venez et voyez, lisez vous aussi au micro vos textes aimés !
Avec nous pour le lancement du Printemps, le 9 mars aprés-midi !

SAISON REBELLE

Certains matins je me réveille le corps plein de rêves.

Le silence de la nuit a caressé mon âme, et l'arrivée de lentes lumières est bien  souvent le signal d'une journée prévisible.

Heureusement, la poésie est là qui me happe et m'entraine là où sans elle je ne serais jamais allé.

C'est une aventure qui ne finit jamais, et dont on oublie jusqu'au commencement.

Vivez-là vous aussi, en venant écouter Gérard Pons, le poète au vibrant esprit, qui pour nous quittera son atelier varois aux mille facettes, en venant marier ses mots tissés aux notes envoûtantes de la trompette de Mathieu Pourtier.

Notre rendez-vous aura lieu le vendredi 1er Février 2013, à 19h précises, dans la grande salle du château de Mouans-Sartoux, qui nous ouvre ses bras.

Venez avec vos écrits, vos chansons, vos lectures aimées, pour les partager, au milieu de nous! 

Pierre-Jean Blazy

L'HIVER DES HOMMES‏

C'est un peu comme si l'hiver des hommes se prolongeait sur la terre.

Voici l'envie d'autres vies, de ces voyages de l'esprit où tout change quand rien ne change.

Où les saisons sont rebelles à devenir des souvenirs.

 

L'année 2013 des Mots d'Azur s'ouvre avec l'ami Gérard Pons, poète et graveur qui a érigé son atelier d'artiste au Castellet, dans ce Var proche vers lequel de temps en temps se tournent les yeux et le cœur.

 

Venez l'écouter, et découvrir quelques-unes de ses créations au château de Mouans-Sartoux, le vendredi 1er février 2013 à 19h.

 

A ces côtés, et pour que soit complet le plaisir des sens, le jeune et talentueux trompettiste Mathieu Pourtier nous livrera de belles mélodies.

 

Et, comme vous le savez déjà, c'est à vous toutes et tous que reviendront l'honneur et la joie de conclure ce premier spectacle d'une année qui s'annonce riche en talents et en projets.

 

Soyez des nôtres, en ce premier jour de février, pour que les onze mois qui s'allument brillent de tous leurs feux!

 

Pierre-Jean Blazy

Janvier 2013 ; Des voeux et une A.G

Bonjour à chacune et à chacun,
  et belle année à tous, avec de la poésie, des sourires
  et des rencontres qui rendent la vie plus douce.


  Je viens vous inviter à participer à l'Assemblée Générale
  annuelle de l'Association Les Mots d'Azur qui se tiendra
  le vendredi 18 janvier 2013 à 19h.à la Médiathèque de Mouans -Sartoux.


  L'ordre du jour traitera du bilan 2012, et surtout de notre avenir
  en 2013, année dont le premier semestre est riche en projets:

         -les spectacles poésie-musique des 1er février, 5 avril et 14 juin

         -le Printemps des Poètes que nous vivrons cette année à Mougins.
          La date de notre spectacle avec musique et danse reste à fixer,à la mi-mars.

         -la nuit des musées le 18 mai, également en partenariat avec la ville de Mougins

         -et enfin le projet à définir d'une nuit de la poésie, en juin, dans le magnifique quartier du Suquet, à Cannes, en partenariat avec l'association des Beaux-Arts de Cannes, et là aussi avec danse et musique.

   Vous le voyez, les idées, les projets sont nombreux et valorisants. Nous débattrons des conditions de leur réalisation, et nous nous répartirons les missions à accomplir.

   C'est pourquoi votre présence, particulièrement cette année, est indispensable. Grâce à elle, notre association prendra une autre dimension, ou au contraire en restera au stade des projets non aboutis...

  Il faut donc vous libérer de tout engagement en ce vendredi 18 janvier à partir de 19h.

  Selon notre tradition de franche convivialité, celles et ceux qui le veulent poursuivront par un repas qui lancera la saison 2013, dans un restaurant du Vieux-Mouans que nous choisirons d'un commun accord.

  Je sais pouvoir compter sur vous. Confirmez moi à cette adresse votre présence, pour la bonne organisation de ce temps fort de la vie de notre association.

  Je vous envoie mon salut le plus affectueux.

  Pierre-Jean Blazy
  Président des Mots d'Azur

Un vent nouveau


Un vent nouveau a soufflé sous les préaux emplis de visages attentifs et curieux.
C'est l'heure du dialogue et de la vie recommencée.
Les diamants du ciel sont pour nous, pendant une heure et plus, le vendredi 30 novembre, à 19 heures, au Château de Mouans-Sartoux.

Ile Eniger, poétesse, écrivaine, vient du proche comté de Nice pour nous révéler ses mots et ses rythmes, ses balades de l'esprit, son regard sur le monde.

A ses côtés, pour notre plus grand plaisir, la flûtiste Frédérique Py, donnera en mélodies sa vision de la vie.
Sa vision de l'Essentiel.

Venez, et participez ensuite avec vos poèmes, vos lectures anciennes ou inédites, qui prendront dans les échos du Château un éclat nouveau.
Et les plus affamés, vous le savez, dîneront ensuite ensemble, dans notre "Gabbia" proche où les cœurs se rejoignent jusqu'à presque demain.

Venez sourire et vivre un moment privilégié.

A ce vendredi, au septième coup de sept  heures !

 

Pierre-Jean Blazy

L'HIVER AVANCE‏

L'hiver avance à pas de velours, et s'installe au creux de nos jours. La lumière s'estompe.
A cinq heures, nous voici entre chien et loup.

Il est temps de se retrouver pour rallumer la flamme qui jamais ne s'est éteinte.
Secouez vos braises et venez écouter Ile Eniger, qui rien que pour nous,
sera face à vous le vendredi 30 novembre à 19 heures, dans la belle salle des conférences du Château de Mouans-Sartoux.

Avec elle, entre ses mots, la musique indicible et douce de la flûte traversière de Frédérique Py, que nous avons découverte au dernier Festival du Livre dans notre capitale du pays de Cannes-Grasse.

Puis, selon un ordonnancement qui nous est cher, vous aurez la parole, pour déclamer vos textes, ou ceux que vous avez envie d'entendre et de faire partager.

Venez vous ressourcer de mots et d'amitiés.
Soyez au bel endroit à la bonne heure : le 30, à 19 heures, au Château !


Pierre-Jean Blazy

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LE VOYAGE IMMOBILE

Septembre en azur est un mois de plein été.

Le soleil brille de tous ses feux depuis qu'il est levé.

En cette fin de journée, la ville résonne de tous les bruits de la vie.

 

"Que fais-tu, quand tu ne m'aimes pas ?"

 

Zorica Sentic, poétesse franco-serbe, est revenue d'un long voyage dans le pays de son enfance.

Elle parle maintenant aux quatre vingt venus l'écouter :

 

                "Je me souviens

                il était tard

                en janvier

                ou en février"

                               (...)

                "votre regard

                la couleur du sourire

                l'éclat du rire

                de votre silence"

                               (…)

 

Au piano, Patrice Reich est inspiré, et le rythme des notes se

mélange à la musique des mots, comme dans une partition rêvée :

 

                "Je rêve un jour d'écrire

                avec des mots d'oiseau-lyre

                un quatrain en requiem

                pour l'amour d'un tandem"

                               (...)

                "je n'ai pour amants que des mots taris

                et un, et deux vieux ordinateurs pour mari"

 

Et voici venu le temps du partage. Zorica Sentic s'adresse  au public bercé d'images et de vibrations :

 

                "Si le soleil oublie de se lever

                alors peut-être je vous oublierai"

                               (...)

                "même si vous me reniez

                et qu'un jour j'oublie de me réveiller

                vous, non, je ne vous oublierai pas

                je vous aime"

                               (...)

 

 

En vraie poétesse de l'amour de l'autre, mains ouvertes vers ces regards qui se tendent, Zorica Sentic déclare sa flamme crue :

 

"Si tu n'existais pas

je ne verrais pas le ciel

si tu n'existais pas

le soleil serait-il là ?

y aurait-il des chants

des fleurs

aimerais-je le gris ?

mon cœur battrait-il ?

la lune brillerait-elle ?

                               (...)

"éteins le silence et tais-toi

ferme les yeux et regarde en toi"

 

Les applaudissements crépitent dans le vieux château surpris par tant de verve. Ils remercient Zorica et accueillent  Claudette

Ory et Patrice Reich, qui lui reste au piano.

Les deux amis vont pendant quinze minutes de bonheur enchanter le public trop nombreux pour la pourtant vaste salle des

conférences.

La voix enchanteresse de la soprano, la puissance du ténor envahissent toutes les pièces du château.  André Messager ("j'ai 

deux amants; "l'amour masqué"), Offenbach, Tosti, Rossini et Bernstein sont à l'honneur, et nos deux artistes récoltent les 

vivas du public conquis.

 

Puis place à la surprise de cette onzième édition des Mots d'Azur, particulièrement riche.

Christophe Forgeot, Fabienne Courmont et  Elzbieta Dedek s'avancent sur la scène pour nous offrir un extrait de leur

spectacle "fantaisie impromptue" qu'ils donneront le lendemain soir sur les hauteurs de Théoule-sur-Mer. Danse avec 

Fabienne, piano divinement caressé par Elzbieta et poèmes de Christophe lus par lui-même, se succèdent et se mêlent.

Le moment est fort.

 

Il ouvre la voie à une scène ouverte plus courte que d'habitude, mais qui va cependant laisser la parole à quatre d'entre nous.

Chantal Cudel livre une très belle interprétation chantée du poème de Verlaine, "les assis".

C'est Patricia Brenner qui lui succède, et nous fait partager avec bonheur le poème de Lamartine "le papillon". Puis Brigitte 

Caizergues fait découvrir l'un de ses textes inédits "l'homme et son rêve" , qui nous parle du vent  demandant à l'humain de

laisser sur notre terre une trace de lumière.

Amour et espoir font alliance avec les mots.

C'est à Bruno Niver que revient le plaisir de clore cette parenthèse de poésie brute.

Il le fait avec grand talent, déclamant de la plus belle et la plus originale des façons "le bateau ivre" de Rimbaud.

 

Les applaudissements sont nourris.

Le jour baisse et se promène entre chien et loup.

Pendant de longues minutes, spectateurs, auteurs, diseurs, et musiciens vont se parler et sourire ensemble.

 

C'était une fête.

Un instant de la vraie vie.

LES BRUITS DU TEMPS‏

Comme il est bon parfois de s'extraire des bruits du temps pour rejoindre, seul ou entre amis, les rives de la poésie la plus pure, la plus vraie, celle qui réconcilie avec les ratures de la vie.

C'est à ce travail de ressourcement que je vous convie

 

         vendredi 14 septembre 2012, à 18h30

         salle des conférences du Château de Mouans -Sartoux

 

en compagnie d'une poétesse de l'action et du désir de vie, Zorica Sentic.

Et qui pouvaient mieux que la talentueuse soprano Claudette Ory et le pianiste émérite Patrice Reich l'accompagner dans ce  difficile combat pour un monde meilleur?

Vous pourrez ensuite vous joindre à eux: venez nous faire partager vos perles de l'été !

A vendredi, au Château ! Nous vous attendons.

 

Pierre-Jean Blazy

 

LUMIÈRE DE L’ÉTÉ

La lumière bleue de l'été baisse inexorablement à l'horizon, mais j'ai plaisir à vous retrouver pour célébrer ensemble ses derniers feux le vendredi 14 septembre 2012 à partir de 18h30, au Château de Mouans-Sartoux.

Ce sera jour de double crépuscule, comme un renversement du ciel. Avec nous, il y aura la poétesse franco-serbe Zorica Sentic, de retour d'un périple poético-humanitaire de trois mois, ponctué de lectures publiques et de riches rencontres, de Zlatibor à Belgrade...

Puis nous prendrons de l'altitude, en compagnie de la soprano Claudette Ory et du pianiste Patrice Reich. L'horizon se consumera un peu plus encore.

Ensuite viendront vos morceaux choisis de l'été.

Ne manquez pas nos belles retrouvailles, au doux parfum du charme slave.

Pierre-Jean Blazy

UN CHANT POUR LA VIE‏

 

Juin était dans sa dernière décade, et maintenant le jour lentement entrait dans sa soirée.

Mais toujours cette chaleur lourde vous poursuivait entre les murs épais du Château :

 

       "une grosse fatigue traversait le ciel

       disait la fin appelée de tous ses vœux par Judas

       une fin comme un vin dénaturé"

 

Yves Ughes venait de prendre parole. Les compagnons écoutaient, au nombre de cinquante-trois, dans l'intimité complice d'une vaste pièce assoupie de chaleur.

 

       "face aux paniers posés j'acceptais le partage des eaux et la chair des

       figues craqua sous mes dents comme pépins de crépuscule"

 

Dans les mains du poète, son dernier ouvrage : "Capharnaüm, douze stations avant Judas" paru aux éditions de l'Amourier en 2010.

 

Le chef d'orchestre lyrique Christian Segaricci, pour l'occasion, s'est mis au piano, et ponctue chaque déclamation d'un morceau de Mozart, Verdi, Schubert ou de lui-même.

 

       "le sommeil s'offre comme un lieu de rencontre avec

       des morts apaisés"

 

Le public est attentif. Il cherche tous les codes et la musique explicite les mots, les rend encore plus forts.

 

      "désormais le tramway parcourt le corps de la ville au terminus tu

       disparais et j'habite les odeurs des fleurs qui s'allongent

       la nuit est lourde sur moi comme un chien se collant à la couche" (...)

 

                      (...)

       "il me faut pourtant

       faire attention

       quand je me retourne de ne pas blesser le corps absent"

 

 

Au bout du chemin, les visages mêlés de Yves Ughes et Christian Segaricci sont un seul et même chant :

 

       "je suis maintenant me trouve désormais

       avec ces pins pliés qui bavent au ras des flots

       sur une mer toujours plus vivace"

 

Entrent en scène à cet instant Johanna Coutaud, jeune soprano de 22 ans, et l'incontournable Christian Segaricci qui va l'accompagner dans quatre morceaux inoubliables :

 

        - In Solitaria Stanza, de Verdi

        - Ständchen, de Schubert

        - Les Chemins de l'Amour, de Poulenc

        - Ave Maria, de Schubert

 

Jamais encore, il me l'a dit, le vénérable Château n'avait vibré devant une si belle voix, au service de mélodies sublimes, interprétées de la main de Maître Christian.

 

Depuis très longtemps aussi, la salle au parquet de bois ciré n'avait vécu de si vifs, si longs et si ardents applaudissements.

 

Ce fut, comme je l'avais prédit dans mon invitation, un moment réellement exceptionnel.

Un moment d'une extrême densité.

Un écrin de rêve pour la poésie vivante.

 

Mais comment faire pour prendre la suite de tels instants ?

Fanfan, venue de Toulon, s'y risque en venant "noyer son chagrin" Puis Chantal Cudel nous livre deux poèmes de son cru : "l'arbre", et voyage posthume".

Brigitte Caizergues, l'amie de Montauroux, venue en voisine, nous livre quelques morceaux de sa vie, alors même que Christine Plessier déclame et humanise son "Manteau de ténèbres". Place ensuite à Jean-Michel Bartholi,avec ses inédits : "le sourire des anges" et "la clairière au grand recueil"

 

C'est le moment choisi par le talentueux diseur André Brassin pour nous entonner Théodore de Banville et Alfred de Vigny. Eux aussi étaient venus, pour une résurrection d'un soir.

 

L'heure avançait

Et la chaleur ne diminuait pas.

Au loin, dans le parc du Château, les promeneurs se faisaient rares.

C'était fini.

La petite foule hypnotisée se leva avec la complicité apaisée de ceux qui ont partagé le très beau.

Un dernier long et bel applaudissement descendit vers Johanna Coutaud, Yves Ughes et Christian Segaricci.

 

 

Pierre-Jean Blazy

Voir l'album photos   

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CHEMIN DE L’ÉTÉ‏

Aux premières lueurs de l'aube, l'on sait déjà que la journée va être chaude. La saison des sourires et des jours longs ouvre ses portes.

Il flotte dans l'air une envie de songes éclairés, d'obscure et fraîche clarté. Il est temps de se retrouver.

Le vendredi 22 juin, à partir de 18h30, nous avons rendez-vous avec Yves Ughes, poète des chemins d'altitude qui, parfois, descendent vers la mer.

 

Cette rencontre se déroulera dans le site enchanteur du Château de Mouans-Sartoux, où vous êtes conviés pour partager ces moments de poésie dense.

 

Christian Segaricci sera au piano, pour agrémenter de ses improvisations la poésie de Yves Ughes, lue par lui-même. Puis, en début de seconde partie, il accompagnera de sa musique la chanteuse lyrique Johanna Coutaud.

 

Ne manquez pas ce dernier rendez-vous de la saison: il sera exceptionnel.

Et, comme à l'accoutumée, il s'achèvera, si vous le souhaitez, par vos choix de lectures, suivis d'un repas partagé, dans la franche convivialité des amis des mots.

UN CRI DU CŒUR‏

Entre chien et loup, à l'heure où le cœur de la ville ralentit,   la grande salle du Château se remplit.

  Encore une fois, quarante compagnons du verbe se serrent autour du feu chaleureux de la poésie vivante. Le souffle effréné d'André Chenet inonde les travées:

 

             "ma tristesse est l'affluent essentiel

             du long irrépressible fleuve humain

             j'ai le goût des voyages à vau-l'eau

             et je retiens mon souffle

             lorsque j'entends bruire l'univers

             mes escales sont des drogues dangereuses

             entre la folie et le silence des initiés"

 

  Les cordes chaudes de la guitare endiablée de Sinto-Flamenco, sa voix ample, viennent installer la confidence:

 

                         "ne cherche nul mystère

                         entre les pierres des cimetières

                         un papillon t'emportera bien assez tôt

                         sur la route des vents

                         où s'éparpillent les pollens du temps"

 

    Les esprits sont à leur zénith pour écouter le message d'André Chenet:

 

                         "nos armes ce sont nos mains

                         qui se fraient un passage

                         dans cette nuit temporelle

                         ce sont nos voix qui inventent

                         des vérités surnaturelles

                         en invitant les mots à voyager

                         à travers les mondes méconnus

                         c'est la poésie en liberté

                         créant des sociétés fraternelles

                         sans dogmes ni chefs pour les étouffer"

 

             C'est le poète du cri, le poète du cœur guerroyant qui se révèle enfin, avec ses mots qui envahissent les corridors du Château:

 

                         "certes j'écris une blessure

                         qui troue le centre de la page

                         une blessure noire et or

                         éclat de système solaire

                         sur les joues d'une lavandière

 

             Après la passion, voici sur scène une divine surprise, avec Nicole Régnault, doyenne des doyennes, qui vient nous déclamer, avec ses charme et talent naturels, le texte de Robert Lamoureux "la plupart du temps".

             Rires, sourires et complicité cèdent doucement la place au slameur de choc Rémy Gorog qui, accompagné au piano par la fringante Maggie Maglee, nous entraîne dans un monde où l'on voit le verbe se découdre "autour d'un fil qui

             nous enlace, et nous laisse, hélas, toujours sur le fil".

             "Quel enfer, le paradis !"

 

             Maintenant place au chant, avec Françoise Deleuse au micro et Maggie Maglee au piano, qui invitent Brel et Ferrat. Encore Brel avec Chantal Cudel qui interprète a cappella "les Marquises", avant de nous adresser sa "lettre à hier", et de déclamer quelques savoureux extraits du recueil "rose d'hiver" d'Henri Carraguier. Nous accostons alors prés des "gouffres bleus", vers la "perle nacrée aux reflets de délire". Chantal  finit sa prestation avec un magnifique poème du regretté André Verdet.

 

             Mais les amants de poésie ont toujours faim: Marie Gay se lève pour nous faire partager son poème "ne parle pas", extrait du recueil "vers la vie" (éditions encres blanches), avant de lire deux textes de votre serviteur, puisés dans "le cœur des filles" (éditions Manoirante).

 

             C'est le moment choisi par André Brassin pour entonner "le bateau ivre", par cœur, et vécu de l'intérieur. C'est un moment de recueillement à l'écoute du poète absolu.

              Mais rien ne pouvait finir sans la guitare envoûtante de Sinto-Flamenco. Le voici qui nous accompagne le long des ruelles du Vieux-Mouans, sous une nuit sans étoiles, pour retrouver la chaleur colorée de la Gabbia.

Pierre-Jean Blazy

La soirée en photos

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Nos prochains rendez-vous:

 

·         22 juin 2012: Yves Ughes

LA POÉSIE EST-ELLE VOTRE CHANCE ?‏‏

Si tous les fleuves vont à la mer, il faut, en les chevauchant,

parfaire à chaque instant une nouvelle calligraphie du rêve.

 

Venez la dessiner de vos mains, aux côtés du poète et homme

de théâtre André Chenet, qui nous distribuera ses rêves d'homme

lucide, aidé en cela par l'agilité des cordes de la guitare de Sinto-Flamenco.

 

Après viendra le temps du slam pétillant de Rémy Gorog, de ses

longues chevauchées lyriques en compagnie du piano de Maggie Maglee.

 

Puis la scène s'ouvrira pour révéler de nouveaux talents, avant de

partager à la Gabbia quelques délices du palais !

 

Soyez des nôtres, ce vendredi 13, avec l'exactitude des amants des mots,

qui, avec rythme et rime, nous amènent une part de bonheur.

 

Rendez-vous est pris: vendredi 13 avril, à 18h30, salle des conférences du

château de Mouans-Sartoux

 

Pierre-Jean Blazy

 

VENDREDI 13 EN POÉSIE!‏

Quelque part au milieu de la nuit, un chemin apparaît.

C'est celui des retrouvailles, des sourires et de la joie simple

de partager une passion, dans ce vénérable château qui nous

survivra.

 

Je vous invite toutes et tous à accueillir André Chenet, le fougueux

poète de la Colle sur Loup, animateur de "danger poésie" et de la

revue "la voix des autres", qui nous a récemment enchanté avec son

festival "les fous du loup".

 

Ses textes, déclamés par lui-même, seront accompagnés par la guitare

virevoltante de Sinto-Flamenco. C'est un grand moment d'émotion qui nous

attend, le vendredi 13 avril 2012, à 18h30, dans la salle des conférences du

Château de Mouans-Sartoux.

 

La seconde partie de cette neuvième édition des Mots d'Azur vous réserve une

surprise. Je vous en dirai plus dés le début de la semaine prochaine. Surveillez

vos messages, et réservez dés maintenant votre vendredi 13 avril, à partir de

18h30 !

 

 

Pierre-Jean Blazy

 

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Nos prochains rendez-vous:

 

·         22 juin 2012: Yves Ughes (changement de date)

VIVEZ LE PRINTEMPS

 

Je vous propose deux rendez-vous pour fêter le 14ème printemps des poètes dont le thème national est "enfances".

   -ce samedi 17 mars de 10h à 12h, dans la salle de l'aquarium de la médiathèque de Mouans-Sartoux, où les enfants du cours de théâtre présenteront une vingtaine de textes d'auteurs ou de leur cru.

    -le samedi  24 mars, de 21h30 à 23h30, salle de la Paillère, 36 rue Clémenceau à la Colle sur Loup, aux côtés d'André Chenet qui sera notre invité le 13 avril prochain, pour un feu d'artifices de poésie avec des auteurs de premier plan.Je vous joins le programme complet de ce festival "les fous du Loup".

    -quant à elle, l'association les Mots d'Azur sera présente le 23 mars au matin dans une classe de CM1 de l'école François Jacob de Mouans, pour une lecture par eux-mêmes de textes des enfants de cette classe, en présence de Damien Riba et de Nicole Lanza. Ces derniers partageront également leurs écrits, et un musicien se joindra à nous ! Si certains d'entre vous veulent participer, faites-le moi savoir.

  Je vous donne donc rendez-vous les samedis 17 et 24 mars, pour bien profiter du printemps qui s'annonce !

  Amitiés poétiques à toutes et à tous.

 
  Pierre-Jean Blazy
  Président des Mots d'Azur

Puisque beauté il y a

C’était comme si la nuit qui naissait avait décidé de pleurer tant et plus sur les contrées de poésie.

Des nuées de cette pluie de décembre s’abattent sur le vénérable château, qui en a vu d’autres.

 

Nathalie Riera nous parle de ses claires visions :

« (…) vous que j’entends à peine à cause du passage des chevaux, quand de moi vous reste encore (…) flèches des oiseaux des matures, voix de feu, feuillue, moi qui me tourne vers qui vers où ? toujours, vous »

(ClairVision, éd. Public.net , 2009)

 

Elle nous dit que « dans la voix du poète , (il y a) comme une peur de mourir de sécheresse.

Et puis ce regard qui cherche à déserter ce qui l’envahit »

(Puisque beauté il y a, éd. Lanskine , 2010)

 

Les cordes vivantes du violon de Juliana Plançon couvrent le bruit du silence.

Trente-trois regards s’apaisent et Nathalie Riera enchaîne :

 

« rallumer la flamme que fauche le vent par cœur

que jamais tu n’oublies l’amour

l’aimer comme l’aime avec vie contre le pire

feeling in first »

(Feeling is first éd. Le Réalgar, 2011)

 

Fabienne Pujalte, aux yeux de pluie, prend la suite du soir et entraîne avec elle « les cœurs chauds au cœur émeraude ».

 « Toi face à moi

Je pose mon doigt sur ta bouche

J’efface tes derniers mensonges

Je glisse le long de ton bras

Ta main ouverte me parle

Je peux lire dans ta mémoire

Tout ce que tu ne vois pas

Tout ce que tu ne dis pas »

 

Puis Chantal Cudel, la singulière, emmène dans son chant les relents de la beauté, tout comme résonne la voix profonde du comédien François Voisin, qui partage avec nous quelques battements du « cœur des filles ».

 

C’est l’heure pour les très jeunes Maxime Tomatis et Axel Boyer de faire revivre Maurice Carême et Arthur Rimbaud.

Un vent de fraîcheur vient sécher la pluie. Julie Forgue nous partage Dominique Mathieu, puis voici l’invitation des paroles dans le désert de Brigitte Broc et de  l’ami Dom Corriéras.

 

Une dernière respiration, avec la chaleur du chant de Françoise Deleuse, avant de laisser s’égayer, dans les dédales du château, cette « passion pour l’inutile » de Marc-Vincent Péalat.

 Ce fut, avec vous,  un beau visage de décembre.

 

Pierre-Jean BLAZY

Soyez au rendez-vous avec Nathalie

             L'hiver avance.

Nos demeures et nos esprits se préparent à recevoir le souffle de ce qu'il reste du sourire des beaux jours.

Encore un peu de patience, et aux premières lueurs de l'aube l'espoir d'une poésie la vie entière renaîtra.

 

Je vous invite à venir partager les mots de l'amitié en écoutant Nathalie Riera, poétesse qui nous vient du Var .Fondatrice et directrice depuis 2008 de la revue numérique" les carnets d'Eucharis", sa voix est de celles qui portent. C'est un viatique qui nous emmène  vers de nouveaux horizons.

 

Au violon, la jeunesse et les cordes vibrantes de Juliana Plançon viendront compléter ce moment de poésie pure que vous ne pouvez manquer.

 

En seconde partie, Fabienne Pujalte nous ouvrira les portes de ses  nouvelles créations, avec plusieurs textes inédits qui sauront vous  toucher.

 

Soyez des nôtres le vendredi 2 décembre 2011, à partir de 18h30, dans la salle des conférences du valeureux château de Mouans-Sartoux.

 

Je pense pouvoir dire que vous ne le regretterez pas !

 

Pierre-Jean Blazy

Un festival qui s'achève

Les bruits mêlés du festival du livre s'estompent et reste dans nos cœurs

la saveur des rencontres, des regards et de ces échanges pleins d'espoir,

qui restent à accomplir.

 

Voici maintenant le vrai début de la saison des Mots d'Azur.

Venez voir des gens pas comme les autres, mais qui se tournent

vers l'autre, pour recueillir sa force et aller plus loin.

 

Ce vendredi qui vient, le 14 octobre 2011, de 18h30 à 20h, dans le grand

aquarium de verre de la médiathèque de Mouans-Sartoux, venez partager

les mots d'un poète affirmé et qui ne s'en laisse pas compter: Roger Lecomte.

Il sera accompagné par la fougue et le jeune talent du délicieux violon de

Juliana Plançon.

 

Je compte sur votre présence, synonyme du soutien amical dont nous avons

tant besoin.

Avec vous auprès de nous, nous irons plus loin.

 

A vendredi!

 

Pierre-Jean Blazy

 

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Nos prochains rendez-vous:

 

·         2 décembre 2011: Nathalie Riéra

·         3 février 2012: Claude Artès

·         13 avril 2012: André Chenet

·         8 juin 2012: Yves Ughes