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  • LES ANÉMONES

    27 mars, 15 mai, 21 juin...

    Ce sont les dates où nous devions nous retrouver, avant de clore la saison poétique 2019-2020 par ce quarante-quatrième vendredi du Château, le 26 juin .

     

    Ce soir-là, le lyonnais Patrick Laupin était notre invité.

     

    Il est l’un des meilleurs spécialistes français en animation d’ateliers d’écriture.

     

    Poète accompli, grand prix de la société des gens de lettres en 2013 pour l’ensemble de son œuvre, c’était l’assurance d’une belle et grande soirée dans la lumière dorée de la grande salle des conférences du château le plus poétique de la Provence.

     

    Mais nous le retrouverons en 2021, avec pour les plus fervents d’entre vous, un atelier d’écriture exceptionnel organisé le samedi matin.

     

    Écoutons le un instant, dans un extrait de son recueil « Impasse de l’azur », paru en 2018 aux éditions la Passe du vent :

     

     

                                       Je ne sais pas s’il existe des signes favorables de la

                                       chance. Je suis un peu superstitieux. J’ai un goût ancien

                                       pour les gens du monde, avenants et de bonne confrérie.

                                       La seule chose à faire est d’être digne de ceux qu’on aime.

                                       Je penche pour l’aptitude au bonheur. J’offre à mon amour

                                       tous les dimanches matin, sur le marché du quai Saint-Antoine,

                                       des anémones. De retour à la maison on les arrange dans

                                       un vase. Elles ont l’élégance bleutée d’un charme. Un ciel.

                                       Le nôtre. Ce sont des danseuses. Leurs tiges féeriques

                                       déploient des monuments de délicatesse. Elles tournent

                                       et s’élèvent dans le remous tranquille des pales d’une hélice.

                                       Dans leur silence on dirait qu’elles prient.

     

                                                                           (Patrick Laupin)

     

    Je vous souhaite, à chacune, à chacun, un bel été de rencontres et de partages.

    Pierre-Jean BLAZY

  • UN HOMME QUI CHANTE

                            Je ne suis pas un chanteur
                            je suis un homme qui chante
                                                   Félix Leclerc



    Le 15 mai nous devions accueillir salle Léo Lagrange à Mouans-Sartoux, le chanteur, auteur et compositeur Jacques Bertin.


    La crise sanitaire en aura décidé autrement, et j'ai à cet instant une vive pensée pour nos disparus, et celles et ceux qui ont souffert dans leur chair et dans leur âme.

    A l'heure où j'écris ces lignes, je pense pouvoir dire que le tour de chant de Jacques Bertin aura bien lieu, mais au printemps 2021, et bien sûr toujours dans le bourg provençal qui est aussi l'une des capitales culturelles de la Côte d'Azur.

    Bertin est un interprète d'un lyrisme exceptionnel, doté d'une voix chaude et fraternelle, portant le chant comme une respiration vitale (...).
    https://youtu.be/98a7T3HmuEw


    Il est sans l'ombre d'un doute l'un des auteurs-compositeurs interprètes francophones essentiels de ces dernières décennies, et reste incroyablement méconnu en France. Il l'est beaucoup moins,paradoxe étrange, au Canada (...).


    Post-moderne, ombrageux, maquisard mais en liberté, il mène sa barque en s'auto-produisant puisqu'il a toujours refusé d'être du show-business.
    https://youtu.be/x_-typNANvQ


    Comment ne pas suggérer la voix de Jacques Bertin si jamais à ce jour elle ne vous est parvenue?
    On ne vient pas communier avec un chanteur culte, non , simplement écouter un homme qui nous dit des choses, les chante (...). Et de ses copains aussi, collègues de surcroit, les Ferré, Semal, Bérimont, Aragon, Douai, Vasca et d'autres encore.
    (Bruno Boulais)

    https://youtu.be/Fg5omGGKjs8


                 J'entends ici-bas la voix des oiseaux
                 cette liqueur de lumière
                 étrange et frêle
                 Chaque matin elle est
                 mon armure de feu
                             (PJB)


    Pierre-Jean Blazy

  • UN PRINTEMPS CHACUN CHEZ SOI...

    Nous avions rendez- vous le 27 mars dans le Vieux-Grasse, au 6 rue des Moulinets, pour dîner, puis vers 21h , allez nous ressourcer de poésie et de musique.

    Depuis plusieurs jours maintenant, vous devez recevoir vous aussi bon nombre de courriels annulant les manifestations culturelles.

    Les Mots d’Azur ne feront pas exception, et pour la bonne et grande cause sanitaire, nous ne nous réunirons pas le vendredi 27 mars au soir.

     

    Je vous tiendrai personnellement informé de nos prochaines retrouvailles.

     

    La prochaine soirée au Château aura lieu le vendredi 26 juin à 19h, quelques jours après l’été, et sous le signe de la renaissance.

     

    Bien fidèlement à chacune, à chacun.

     

                                                   Inexorablement pousse la fleur

                                                   Et dans le long déclin du silence

                                                  Le parfum des abeilles bourdonnantes

                                                   Montre la porte du ciel

                                                                           (PJB)

     

    Pierre-Jean Blazy

     

  • INEXORABLEMENT POUSSE LA FLEUR

    Le printemps des Poètes des Mots d'Azur vous attend cette année à Grasse, vendredi 27 mars en soirée dans le centre historique.

    Pour fortifier les cœurs, nous nous retrouverons au restaurant littéraire « l'Arrosoir » ,au 6, rue des Moulinets -en contrebas de la place aux Aires- qui ouvrira spécialement pour l'occasion à partir de 19 heures (dîner servi à 19 h 30 précises).

    Après cette mise en bouche, la librairie "le Moulin à livres" (qui se trouve juste en face dans la même ruelle) accueillera notre scène ouverte poétique et musicale à 21 heures sonnantes dans son ambiance envoûtante.

    Nous aurons la chance d’avoir avec nous Nassim Jibaï et Michel Raynaud, et leurs guitares. Une fois de plus, poésie et musique seront des sœurs.

     

    Pour réserver votre dîner (au prix de 25 €, vin et café compris), merci d'appeler Natacha à l'Arrosoir (tél. : 09.80.95.38.00).

    Et pour remercier Eric de nous ouvrir son auditorium du Moulin à livres, je compte sur vous pour observer la courtoisie de lui acheter un livre en sortant (grand choix d'ouvrages d'occasion autour de 5 €).

    Il est bien sûr possible de venir à l’un ou l’autre de ces deux moments, mais je vous conseille d’honorer les deux de votre présence.

    Je vous espère nombreux et inspirés !

     

                Inexorablement pousse la fleur

                Et dans le long déclin du silence

                Le parfum des abeilles bourdonnantes

                Montre la porte du ciel

                             (PJB)

     

    Bien fidèlement,

    PIERRE-JEAN BLAZY

  • JE SUIS LA VOIX DE L'OMBRE

    PJ BLAZY

    C’est un soir de saint Valentin, quand arrive la pénombre, et que ce qui est aimé reste en vie

    Costagutto 2Michel Costagutto est venu de Toulon, dans un carrosse tiré par deux chevaux,

    et son intranquille présence occupe la scène du Château, emplie d’une absolue simplicité.

                                         Ta bouche est un ciel

                                          qui s’endort dans mes bras

                                          tu possèdes le don

                                          du bonheur de chaque jour

     

                                                   (…)

                                         

                                          Je suis une plage

                                          une algue calcinée de l’amour

                                          une barque brisée

     

    Serge GonnetSerge Gonnet, guitariste émérite répond aux mots par sa mélodie qui parle de l’aube claire. Il y a comme un fleuve que l’on suit intensément.

                                         

                                          Je suis une plage

                                          je suis la voix de l’ombre

                                          qui découpe le silence

                                          sous un ciel rose nounours

     

                                                   (…)

     

                                          Quand j’explore la nuit

                                          tu explores mon corps comme

                                          si c ‘était une ville

     

                                                   (…)

     

                                          Je suis nue

                                          pour t’emplir de lumière

                                          je chasse un démon

                                          dans la cour d’une église mouillée

     

    Il y a des ombres qui s’apaisent dans la lumière.

    Il y a à la croisée des vents ce grand murmure de l’âme.

    Michel Costagutto

                                          Je suis l’initiale brisée des oiseaux

                                          je suis statue de dune

                                          brûlée de sel

                                          et de craie

     

                                                   (…)

     

                                          Je suis une araignée de cris

                                          ardente au délire je danse

                                          dans une tasse de bronze vert

            

                                                   (…)

     

                                          Peut-être bien que je suis morte

                                          les mots sourient

                                          comme des mouettes de porcelaine

                                          des figuiers en flamme des outres

                                          de vin rouge

     

                                                   (…)

     

                                          Rien ne sera comme avant

                                          mais tout sera pareil

                                          dans l’été

    P1110881bis

                                                   * * * *

     

     

    Ils sont douze apôtres à se préparer pour la scène ouverte qui s’anime, sous les yeux du public attentif et chaleureux, prêt à bondir, prêt à pleurer ou à rire :

    TARRALJocelyne Tarral, 

    Muriel brosset 1Muriel Brosset,

    FORESTJeremy Forest,

    AUBERTAlexia Aubert,

    RAYNAUDMichel Raynaud,

    MARTINELLIHéléna Martinelli,

    FERBERMarc Ferber,

    Marie GayMarie Gay,

    LABADIEClaude Labadie,

    BURDALLETBernard Burdallet,

    et pour clore ce ballet, Patrice alzina 3Patrice Alzina.

     

    Enfin, FREMEAUXDiane Frémaux, soprano à la voix étincelante, entre dans le bal, accompagnée par le piano de Laure Temporale, pour nous emporter encore plus loin, là d’où l’on ne veut plus revenir.

    DIANE FREMEAUX et LAURE TEMPORALE

     

    Mais ce qui s’en va demeure.

    Ainsi parlait ma mère, dans ses nuits d’insomnies, avant que ne survienne la tempête.

    Les artistes reunis

    Pierre-Jean Blazy

  • CE QUI S'EN VA DEMEURE

    La pénombre des jours diminue, et dans les cœurs fleurit déjà la primevère sauvage, fidèle présage d’un printemps qui va naître.

     

    Ce ciel dégagé annonce la venue au château de Mouans-Sartoux du poète toulonnais Michel Costagutto, accompagné par le guitariste Serge Gonnet.

     

    Nul doute qu’il saura vous surprendre avec sa verve piquante, et son regard acéré sur les choses de la vie.

     

    Après la scène ouverte et sa collection de perles, dont certaines mémorables, c’est la soprano aux accents inoubliables, Diane Frémaux, qui sera là pour nous transporter, avec au piano Laure Temporale,vers la quintessence de la voix.

     

    N’oubliez pas de vous inscrire très vite pour le buffet(12€), qui lui viendra rassasier nos appétits terrestres.

                   

                    Ce qui s’en va demeure

                    dans l’ombre mystérieuse

                    où réside l’âme du vent

     

                    Je suis cet évadé silencieux

                    qui marche de l’aube claire

                    jusqu’à l’hiver du sommeil

     

                    Et le parfum de la foret

                    s’installe en moi

                    comme un fleuve qui ne meurt pas

                                         (PJB)

     

    Pierre-Jean Blazy

  • L’ÉPAISSEUR DU TEMPS

    PJB Il ne reste plus que quelques heures avant les grandes pluies.

     

    Un peu de soleil venu du Var inonde les toits du château de Mouans-Sartoux,

    en cet après -midi finissant. Il nous vient tout droit de Hyères-les-palmiers, et a pour nom Albertine Benedetto. A. BENEDETTO

     

                                J’envie l’entêtement futile des oiseaux

                                à percer la toile grise du ciel

                                                   (…)

                                Je me souviens

                                de mon corps tambour sous les paumes du vent

                                ma peau traversée par tous les souffles du monde

     

     

    Les mots résonnent sur les pierres, et le piano de Clémence Ferrari C. FERRARI et ABENEDETTO occupe tout

    l’espace, dans les coursives inquiètes du château ancestral.

     

                                Revenir

                                comme entrer dans l’épaisseur du temps

                                                   (…)

                                Entre deux promenades

                                nous avons glissé

                                de saison en saison

                                à devenir

                                ce que voilà

     

    Albertine Benedetto et Clémence Ferrari font fuir la tempête au loin.

    P1110849bis

    Les cris du vent restent au large, mais demain l’aube sera d’encre.

     

                                Nous n’avons qu’à tendre la main, nous saisir des

                                saveurs jusqu’à épuiser le goût de vivre, renouant

                                chaque jour l’alliance avec la lumière et le vent

                                                   (…)

                                Courir vers le soleil couchant

                                à l’appel des oiseaux comme

                                si c’était le dernier appel

                                                   (…)

                                Aller à la mer comme on irait au désert

                                comme on va à l’amour

     

    P1110803bis Les applaudissements nourris nous emmènent vers la scène ouverte, qui débute avec les touchants messages d’au-revoir de Laurenne Nocq et François Martin.

     

    Et voici que s’avancent les auteurs de l’automne, aux âmes emplies de mots et de musiques jolis :

    Michel TEYSSIER Michel Teyssier,

    Maria SALAMONE Maria Salamone,

    Nassim JIBAI Nassim Jibaï,

    Chantal TOPPAN Chantal Toppan,

    Cédric JACOB Cédric Jacob,

    BROSSET Muriel Brosset et

    Philippe MARTIN Philippe Martin ouvrent le bal.

     

    Puis c’est au tour de P1110818bis Pierre Kowalski,

    Héléna MARTINELLI Héléna Martinelli,

    Michel REYNAUD Michel Reynaud,

    Lisette BAIE Lisette Baie,

    Marc FERBER Marc Ferber,

    P1110844bis Lyanah,

    MARIE GAYMarie Gay,

    Michel ORION Michel Orion et

    ALZINA Patrice Alzina de nous emporter dans leurs voyages intimes. 

     

    Mais voici que la soprano Elvira HOFFMANNElvira Hoffmann est sur la scène, et ses trois mélodies, qui jaillissent du piano de Laure Temporale, viennent bercer les effluves de la nuit qui s’installe.

     

    Vos visages heureux peuplent désormais la salle à manger du château.

     

    Il ne reste plus qu’à partager les saveurs de l’amitié.

     

    J’aurais voulu retenir longtemps ce grand murmure de l’âme.

     

    Mais il y aura des lendemains, plus loin que nos souvenirs.

    P1110852bis

    Pierre-Jean Blazy

     

  • LE ROULIS DES JOURS

    C'est le creux de l'automne.

    L'hiver est annoncé et il convient de quelque peu retarder l'échéance qui nous guette et qui immanquablement sera au rendez-vous.

     

    C'est pourquoi je viens vous inviter à participer à la 42ème soirée des Mots d'Azur, qui retentira dans le château de Mouans-Sartoux le vendredi 29 novembre 2019 à 19 heures.

     

    Pour que la fête des mots, de la musique et du chant soit complète, j'ai invité la poète Albertine Benedetto, qui nous vient de la charmante cité de Hyères.

     

    Elle sera là, accompagnée de la talentueuse pianiste Clémence Ferrari, pour un duo intitulé "des jeux d'eau et de mots", qui saura vous surprendre et dont vous vous souviendrez.

     

    Après la scène ouverte, ce moment attendu et empreint d'humour et de diversité, la grande soprano Elvira Hoffmann sera parmi nous pour notre grand plaisir, avec à ses côtés le piano virevoltant de Laure Temporale.

     

    Puis l'apéritif, puis le buffet (12€)pour lequel vous devez impérativement vous inscrire avant le 27 novembre, seront le doux prolongement de ces ferveurs artistiques.

     

    Comme vous le voyez: un menu copieux et de qualité, qu'il est judicieux de venir apprécier!

     

                        Ainsi vint la nuit

                        chassée de l'œil du cyclone

     

                        Ce qui était perdu

                        au cœur et à l'écart

     

                        entre dans le roulis des jours

                        comme une attestation de tendresse

                                            (PJB)

     

    Pierre-Jean BLAZY

  • ET DE NOUVEAU LA MER

    Ce vendredi treize est une véritable journée d’été.

    20190913 213949bis 1

    Le soleil le jour entier a régné et la soirée s’annonce chaude, 20190913 191819bis 1 au moment où Eva-Maria Berg entre en scène avec à ses côtés Hervé Fouéré, lui-même accompagné de son mandoviolon, fabriqué de ses mains :

     

    «Et de nouveau la mer

    la frontière entre les hommes

     

        (,,,)

     

    La pierre tombe du ciel

    de retour sur terre

    le bleu

    se perd

    où sont les hommes

    et leur mémoire »

     

     

    La grande salle du château est comble. 20190913 192357bis 1

    Une petite dizaine de spectateurs s’est même installée dans le hall d’entrée, en face de la grande porte, avec une vue imprenable sur les artistes.

           

    «Qu’est-ce que tu imagines

    en écrivant

     

    (…)

     

    as-tu les yeux ouverts

    face à toute angoisse et

    tout espoir d’une demeure

    au moins dans le texte

    un toit au-dessus de la tête

    avant que le crayon ne s’émousse»

     

    Placé derrière la scène, je vous observe avec attention. Les regards scrutent la silhouette 20190913 192231bis 1d’Eva-Maria Berg, qui, debout lit en allemand, puis en français, chacun des morceaux qu’elle nous offre.

    20190913 192446bis 1  Hervé Fouéré joue avec le talent surprenant que nous lui connaissons. Tout est fluide, aéré, tout invite à la méditation.

     

     

    «Même un avion

    ne pourrait atterrir

    seulement le mot

    du début

    glisse

    lui-même

    vers la fin »

     

     

    Après les applaudissements vient le temps de la scène ouverte, avec des visages reconnus, mais aussi de nouveaux talents qui se lancent, encouragés par notre affection.

     

    20190913 195423bis 1 Anthony Galéa,

    20190913 195733bis 1 Jérémy Forest,

    20190913 195946bis 1 Louis Champavier,

    20190913 200412bis 1 Lisette Baie,

    20190913 202432bis 1 Maria Salamone,

    20190913 202745bis 1Muriel Brosset,

    20190913 201457bis 1 Laurenne Nocq,

    20190913 200714bis 1 Hélèna Martinelli et Michel Raynaud,

    20190913 203130bis 1 Magda Igyarto,

    20190913 203600bis 1 Michel Orion,

    20190913 202048bis 1 Pierre Kozlowski et

    20190913 204144bis 1 Patrice Alzina sont ce soir à l’honneur, et rafraîchissent toute l’assistance de leurs talents si différents.

     

    La place est libre désormais pour la voix qui va remplir tout l’espace, et réveiller les vieilles pierres du château.

     

    20190913 204748bis 1 Jean-Charles Mourey nous donne trois morceaux de haute volée, 20190913 205901bis 1avec pour partenaire la pianiste talentueuse et inspirée, 20190913 204807bis 1Laure Temporale.

     

    Les esprits sont comblés.

    Les assoiffés d’azur sont désaltérés.

    La nuit soudain n’est plus la nuit.

    20190913 210234bis 1

    Ce soir fut celui de la puissance de la douceur.

    20190913 195101bis 1

    Pierre-Jean BLAZY

  • A BRAS LE COEUR

    Le 32ème festival du livre de Mouans-Sartoux, intitulé « à bras le coeur », se tiendra les 4, 5 et 6 octobre 2019.

    Les Mots d’Azur honoreront bien sûr ce grand rendez-vous, au stand B 39 (gymnase René Friard, avenue de Cannes, à côté de l’office du tourisme) et ce du vendredi matin au dimanche soir.

    A notre stand seront présents avec leurs livres :

         - le vendredi matin :

    Marie Gay, Patrice Alzina et Gisèle Sans

         - le vendredi après-midi :

    Coralie Follani, Gisèle Sans, Marie Gay et Maria Salamone

     

        - le samedi matin :

    Gisèle Sans, Maria Salamone, Muriel Brosset et Pierre-Jean Blazy

        - le samedi après-midi :

    Patrice Azina, Madeleine-Marie Davaine, Jocelyne Tarral et Cédric Jacob

     

        - le dimanche matin :

    Coralie Folloni, Madeleine-Marie Davaine? Jocelyne Tarral et Cédric Jacob

        - le dimanche après-midi :

    Muriel Brosset, Pierre-Jean Blazy et Maria Salamone

     

    Mais ce n’est pas tout.

    Devant le beau succès rencontré ces deux dernières années, nous poursuivrons l’atelier d’écriture de haïkus, initiative originale qui l’an dernier a réuni près de 80 contributeurs !

     

    Venez donc vous essayer à la création de ces poèmes courts et attachants.

    Il y aura sur place une aide matérielle et le conseil de deux spécialistes de ce genre littéraire qui nous vient du Japon.

    Votre écrit sera ensuite affiché sur notre stand.

     

    Enfin, deux performances viendront rythmer nos débats poétiques :

                - samedi 5 octobre, à 11h30, au café Beaux-livres de l’espace B : Muriel Brosset se produira accompagnée par Caroline Debonne, flûtiste

                - dimanche 6 octobre à 11h30, sur la même scène, Maria Salamone déclamera ses poèmes, avec à la guitare Nassim Jibaï.

     

    Voici donc trois belles raisons de venir nous encourager dans le bel écrin de Mouans-Sartoux en fête !

     

                                       C’est une tempête de ciel bleu

                                       qui déferle de l’extrémité de la terre

                                       à l’extrémité du ciel

     

                                      Une ombre passe entre les tombes

     

                                      Je veux aimer à ma faim

                                     dans un jour qui dure toujours

                                                     (PJB)

     

    Pour le programme, n'hésitez pas à cliquer sur le site du festival du livre Mouans-Sartoux.

    Pierre-Jean BLAZY

  • PROPRIETAIRE DE L'OUBLI

    L'été a brulé la plupart de ses feux, mais il reste encore à l'horizon ces lumières qui nous appellent.

    Et nous y répondrons le vendredi 13 septembre 2019, à 19h, dans la grande salle du château de Mouans-Sartoux.

     

    Quoi de mieux qu'une immersion en poésie et en musique pour réaliser une rentrée réussie?

     

    Eva-Maria Berg, poète allemande d'expression française, habituée de plusieurs communes du Var sera avec nous, avec à ses côtés le poly-instrumentiste surdoué Hervé Fouéré, dont vous avez déjà mesuré le talent.

    C'est un duo qui va scintiller dans la douceur d'une soirée de fin d'été.

     

    Après nos deux artistes, la toujours attendue scène ouverte viendra combler votre curiosité, avant que le ténor Jean-Charles Mourey emplisse le château de son étonnante voix.

    Il sera accompagné par la pianiste Laure Temporale.

     

    Réservez dès maintenant votre place au buffet (12€) qui viendra clôturer nos retrouvailles.

     

                                                            Je suis propriétaire de l'oubli

                                                            que je parcours aux heures hautes

                                                            de la nuit

     

                                                           N'éteignez ni l'esprit

                                                           ni le fracas des mers

                                                           pour que la joie vienne

     

                                                           à l'aurore d'un autre monde.

                                                                                                  (PJB)

  • JE T'AI RECONNUE

    C'était une soirée de mai où je n'étais pas.

    Un nuage a recouvert le soleil. Il est resté quelques heures sur cette clarté que j'aime tant vivre de l'intérieur.

    De rivas alzina

    J'ai vécu par procuration.

    Cette vie passe et nous ignore parfois.

     

    De rivasGeorges de Rivas venait de changer de château. Il a ouvert sa valise de mots.

    A sa droite Herve fouere Hervé Fouéré manie la cithare, que le ciel semble avoir déposé entre ses mains.

     

        Je t'ai reconnue, promesse et présence de la poésie

           (...)

        Je t'ai reconnue, Eurydice revêtue de ta robe diaphane

           (...)

        en cette mer pourpre, où  frénésie ourlée de hautes lames 

        l'amour versa ce vin d'or pour sceller l'union de nos âmes

     

    C'est une puissance de la douceur, qui flaire l'amour, roulant sur nos misères:

     

        Tu sais que je te parle depuis une étoile proche de Sirius

        d'une étoile invisible appelée Phoenix qui est l'exacte opposée

        de Styx

           (...)

        J'aime comme toi ce qui jamais ne fut

        et me souviens qu'à ta vue

        la foudre elle-même poussa un cri

    Georges de rivas

    C'était la neige d'un silence.

    Car souvent d'un rien une fête jaillit

     

        Or voici qu'un songe m'étreint et me submerge

        devant l'âtre éteint là-bas sur la terre

        où tu m'attends

           (...)

        J'ai dû brider le cheval de feu qui voudrait m'emporter

        aux rivages de ton étoile

           (...)

        Car c'est de foudre divine qu'il s'agit et de l'éclat d'outre-monde

        frappant tous maux à la racine

     

    Les mots prennent corps. Les mots deviennent musique et cognent sur l'inconscient.

     

        J'ai vu deux oiseaux morts ressuscités dans la lumière d'or

        deux oiseaux aux ailes éblouissantes qui traversaient cette nuit

        d'encre

           (...)

        dans l'aurore allumée par leurs ailes de feu

           (...)

        O chante à nouveau le mystère d'amour

        à tes lèvres de troubadour

     

    La nuit vient doucement s'installer.

     

    Onze auteurs désormais peuplent la scène et impriment leur conviction:

    Mm davaine 1 Madeleine-Marie Davaine,

    Muriel brosset Muriel Brosset,

    Philippe MARTIN Philippe Martin,

    Maria salamone Maria Salamone,

    Jackie raimondi 1 Jackie Raimondi,

    Jocelyne tarral Jocelyne Tarral,

    Fabien tomatis Fabien Tomatis,

    Michel orion Michel Orion,

    Lyanah 1 Lyanah,

    C forgeot Christophe Forgeot

    et Patrice alzina 2 Patrice Alzina qui livre son texte après avoir si bien animé la soirée.

     

    C'est maintenant l'heure de la voix.

    La voix que l'on attend, qui porte le nom de Pauline sicot Pauline Sicot, accompagnée au piano par le talent affirmé de Laure Temporale.

    Laure temporale pauline sicot

    Quatre chants.

     

    Quatre grondements d'applaudissements, et à la fin la salle debout pour entourer la soprano, pour prolonger l'instant.

     

    Un bruissement de bonheur reflue de la salle à manger.

    Le piano, emprunté par d'autres mains, enroule au loin sa mélodie. Des vocalises se mêlent aux visages qui s'égayent, et parlent.

    Une chaleur puissante et douce imprègne les murs.

    Les artistes avec p alzina

    C'était un jour de presque pluie.

    Les jours de pluie, que ferais-je sans toi?

     

    Pierre-Jean Blazy

  • L’AMOUR VIENT COMME LA PLUIE

     
    Le printemps sera à la moitié de sa vie quand nous nous retrouverons dans le décor réussi du château de Mouans-Sartoux.
     
    Ce sera le vendredi 3 mai 2019 à sept heures du soir.
     
    Pour cette 40ème soirée de poésie et musique, j’ai invité le poète qui siège dans un autre château, celui de Solliès-Pont, dans ce Var si proche et si beau : Georges de Rivas.
     
    Il sera entouré, pour notre plus grand plaisir,par le multi—instrumentiste Hervé Fouéré, qui a su déjà, un vendredi de neige de décembre 2017, nous enchanter par sa dextérité à faire vibrer plusieurs instruments .
     
    Puis ce sera la scène ouverte et ses secrets, et enfin la voix envoûtante de la jeune et si talentueuse Pauline Sicot, accompagnée au piano par l’ami François Bleuez.
     
    Dites-moi vite que vous serez des nôtres, lors du buffet (12€) qui conclura de belle façon cette soirée prometteuse.
     
             L’amour vient comme la pluie
             dans l’invisible
             sous la chevelure des anges
     
             J’invente des joies
             pour effacer les peines
     
             à la tombée de l’ombre
                            (PJB)

     

     

    Pierre-Jean Blazy

  • UN PRINTEMPS À CASTELLAR

    Le printemps frappe à la porte, et me voici heureux de vous inviter à nous entourer

    lors de ce printemps des poètes 2019.
     
     
    Nous avons choisi le beau et réputé village de Castellar, sur les hauteurs de Menton,
    pour célébrer le début de la marche vers l’été :
     
     
          le dimanche 24 mars à 15 heures
          chapelle des pénitents noirs
          rue général Sarrail
          à Castellar
     
     
    Pas moins de huit auteurs de Mots d’Azur (Michel Orion,Elisa Verna,Claude Artès, Randja Benferhat, Héléna Martinelli , Michel Reynaud, David Cardoso, Pierre-Jean Blazy) vous y donnent rendez-vous .
     
    Ils seront accompagnés par la saxophoniste Caterine Naget-Polo, et le violoniste Victor Huguenin, pour quatre-vingt-dix minutes de poésie et musique, dans un cadre champêtre et magnifique.
     
    En ce jour de grande animation où Castellar fêtera aussi l’olive, venez respirer le parfum sauvage d’un nouveau printemps !
     
     
          L’invisible ressemble à une vague
          que le fracas ds mers porte
          comme un esprit
     
          N’éteignez pas la lumière
          des douces déroutes
     
          La violence de la joie
          et ce pain pétri de peines
          mettent dans tes yeux miroirs
     
          l’effroi d’aimer
                        (PJB)

  • JE SUIS CELUI QUI DOUTE

    PJB

    Lorsque vous parvenez à la place qui est à l'une des extrémités de la vieille-ville de Mouans-Sartoux, le château apparaît en majesté, sous un soleil froid ce jour là.  

    Il bruisse maintenant des préparatifs de cette soirée qui s'annonce. 

    Nous sommes le 25 janvier 2019. 

     

    David BELMONDODavid Belmondo affute son texte qui jaillit comme une source d'eau chaude: 

     

        Je suis celui qui doute 

        portant ses frères et sœurs 

        dans un cœur palpitant 

              (...) 

     

        Mon cœur s'enivre 

        pleure et chuinte 

        Mon cœur dérive 

        gratte et suinte 

        Disharmonie d'une quinte 

        que le désespoir éreinte 

     

    A la harpe africaine, également nommée n'gomi,David RENDEL David RENDELDavid Rendel produit un son nouveau sur cet instrument rare et original qui capte l'attention autant que les mots de David Belmondo. 

     

        Puis soudain tout s'est tu 

        Un silence 

        brulant et puant 

        et dans l'ombre de l'Ombre  

        un œil est apparu 

                (...) 

     

        La lumière fut 

        non pas celle des origines 

        mièvre et pauvre d'Histoire 

        non pas celle des étincelles antérieures 

        mince et sans relief 

        Ici  

        L'éclair puissant 

        lacéra l'infini 

     

    La salle 1

    L'histoire de ce cosmos se répand, comme le chant du vent ou la possibilité d'une idylle. 

    L'histoire n'est pas finie et se donne à chacune et à chacun: 

    David BELMONDO

        Je crus devenir fou c'est vrai 

        car fous sont certains qui voient 

        Parmi nous d'ailleurs certains 

        perdirent   

        sens 

        Mon salut fut 

        une colombe d'étoiles 

        qui vint se poser en rêve sur mon épaule 

                (...) 

     

        Au commencement 

        nous n'étions qu'argile 

        Bien sûr 

        Il y eut des temps antérieurs 

        des temps qui ne portaient que 

        l'indistinct  chaos 

    Après ces quarante-cinq minutes de grâce, où les yeux regardent vers le ciel, vient le temps de la scène ouverte avec ce soir seize interprètes : MM DAVAINEMadeleine-Marie Davaine,

    Maryse dutouya Maryse Dutouya,

    Chantal carretero Chantal Carretero et

    Aurelie kalaha Aurélie Kalaha (piano),

    Lydie navard Lydie Navard,

    David CARDOSO David Cardoso,

    Muriel BROSSET Muriel Brosset,

    PIERROT Pierre Koslowski, 

    Irène LENEUVEU Irène Leneuveu,

    Jeremy forest 1 Jérémy Forest,

    Gilles san juan Gilles San Juan,

    Martinelli reynaud Héléna Martinelli (texte et guitare) et Michel Reynaud (piano et guitare),

    Loic vecchio Loïc Vecchio

    Lyanah Lyanah,

    et enfin Alzina Patrice Alzina.  

    Après la musique et les mots, la musique des mots, voici le chant lyrique représenté par la soprano Vanina Aronica Vanina aronica  Sandrine andre vanina aronica et la concertiste Sandrine André,

    pour conclure en beauté cette soirée , qui ne saurait bien sûr s'achever sans nos terrestres agapes, dans la salle à manger du Château. 

      P1110680bis       Blazy belmondo rendel 2

    Vous n'êtes pas obligé de me croire, mais ce fut vraiment un beau partage. 

  • UN SOLEIL FROID

    L'hiver a sa lame émoussée, et la lumière du soleil froid éclaire le premier mois de l'année.
    C'est autour du poète du Cannet des Maures, David Belmondo, que nous nous réunirons,le vendredi 25 janvier 2019, à 19h, au Château de Mouans-Sartoux.
    Il sera accompagné à la harpe africaine par David Rendel.
    Après la scène ouverte, recueil de perle de fraicheur et de créations vivantes, nous écouterons la soprano cannoise Vanina Aronica, avec Sandrine André au piano.
     
    Un généreux buffet clôturera cette première soirée de l'an neuf (12€), pour lequel vous devez vous inscrire rapidement auprès de moi, à cette adresse.
     
               Frisson de cette aurore bleue
               et mystère de ton sourire de source
     
              Je cherche
              l'ange de l'oubli
              qui vit dans l'explosion des nuages
     
              à l'extrémité du ciel
                            (PJB)

  • L 'AMOUR QUE JE N'AI PAS DONNÉ

    pj blazy

    Et la pluie s'est installée, lente, patiente, infatigable, depuis le milieu de la journée jusqu'à la nuit d'encre noire.

    Mais voici qu'une lumière s'allume, aux vitraux du château, comme des ombres qui bougent et bientôt les lumières jaunes et chaudes emplissent tout l'espace.

    Il ne reste plus de place. La foule est au rendez-vous.

    Devant la cheminée, à l'extrémité de la grande salle au parquet de bois, JM SANANESJean-Michel Sananès entonne le chant de ses mots qui se faufilent entre les rangs serrés.

     

                                                   L'amour que je n'ai pas donné

                                                   je l'ai volé

                                                                                  (...)

                                                   Volé

                                                   A l'enfant de la rue que je n'ai pas entendu

                                                   A l'affamé que j'ai ignoré

                                                   A l'aveugle que je n'ai pas éclairé

                                                   A la haine que je n'ai pas éteinte

                                                   Au souffle de vie

                                                   que je n'ai pas honoré

     

    C'est une soirée à trois voix. Jean-Michel Sananès est accompagné dans la déclamation de ses textes par

    Ile ENIGER Ile Eniger et

    C. ARTESClaude Artès.

     

                                                   Va petit homme

                                                   dans les cours d'école

                                                   où ne s'apprend plus le rêve

                                                   dans le cœur des hommes

                                                   ou l'on n'oublie l'amour

                                                                                  (...)

                                                   La vie est une béance plus grande que l'univers

                                                   je suis frère de l'herbe et du sang

     

    A la guitare, Bruno sananes Bruno Sananès enveloppe les mots et rythme les phrases, pour marier sonorités et mélodies.

     

                                                   Quand un poète prend sa retraite

                                                   il bâillonne ses mots

                                                                                  (...)

                                                   Quand un poète prend sa retraite

                                                   Une larme

                                                   acérée

                                                   plantée en travers du gosier

                                                   éteint les feux de son âme

                                                   quand un poète prend sa retraite

                                                   il se tire des silences en pleine tête

                                                   chaque nuit brule ses étoiles

     

    Plus loin, toujours plus loin dans l'avancée de la nuit, la poésie voyage entre mer et montagnes, avec vos yeux pour miroir.

     

                                                   Va plus loin mon fils

                                                   quelle que soit ta taille

                                                   tu porteras la vie sur tes épaules

                                                   quelle que soit ta taille

                                                   ta dimension d'homme tu chercheras

                                                                                  (...)

                                                   Poète, viens

                                                   Aucune balle, jamais, ne tuera une idée

                                                   Il n'est pas de plus belle idée

                                                   que de vouloir aimer chacun

                                                   que de se savoir pareil à tous

     

    Ainsi marche Jean-Michel Sananès.

    Et dans ses pas vous vous êtes engouffrés, ami(e)s de la scène ouverte, où ce soir nous entendrons la cithare de Claire Patouillard, et un hommage au poète niçois trop tôt disparu Jean-Max Gallo.

     

    LA SALLE

     

    Tour à tour les visages et les styles défilent devant vos mines réjouies ou émues:

    I.  LENEUVEU Irène Leneuveu,

    B. FERRAUDBernard Féraud,

    P. MARTIN Philippe Martin,

    MARYSE DUTOUYA Maryse Dutouya,

    LYANAH Lyanah,

    M. BROSSET Muriel Brosset,

    C. PATOUILLARD Claire Patouillard (cythare et poème),

    LUCE RAYNAL Luce Raynal,

    M.ORION Michel Orion,

    David Cardoso David Cardoso,

    PIERROT Pierre Kozlowski dit Pierrot,

    C. JACOB Cédric Jacob,

    Jean-Max Gallo

    (par les voix de Annie Montoya et Frédéric Altmann)A montoya et f altmann ,

    et

    P. ALZINAPatrice Alzina font résonner vivas et applaudissements nourris entre les murs épais du château.

     

    Puis, c'est le temps du chant.

    Et quel chant !

     

    La sublime et envoutante voix de

    C. DELASSALLE Céline Delassalle nous emporte loin des rives du quotidien, pour un voyage à contre-nuit, dans quelques vallées du désir.

    Au piano, le grand talent et le sourire charmeur d'Akil Djan AKIL DJAN 

    accompagnent la belle soprano, applaudie comme jamais.

     

    Et maintenant, place au buffet soigneusement préparé, pour l'amour de l'amitié et du partage rendus possibles grâce à la poésie, la musique et le chant.

    C'était une nuit où la pluie avait le goût de miel.

    LES ARTISTES   C. DELASSALLE

    Pierre-Jean Blazy

  • CIEL D'AUTOMNE

    L'automne a pris ses quartiers, et l'horizon d'un seul coup s'est rapproché.

    Il est plus que temps de nous retrouver pour embellir ce temps froid à Venir, pour le sublimer.

     

    Le poète et éditeur niçois Jean-Michel Sananès sera au rendez-vous du château de Mouans-Sartoux, le vendredi 30 novembre 2018, à 19 heures précises.

     

    Avec lui , le guitariste Bruno Sananès fera vibrer nos émotions, et notre désir de partager, en poésie et en musique.

     

    Après votre scène ouverte, vivante et chaque fois différente, j'aurai l'honneur et le plaisir d'accueillir la rare et exceptionnelle soprano Céline Delassalle.

     

    Confirmez -moi très vite votre présence au buffet d'automne (12€ ), qui sera servi dans la salle à manger du château.

     

                                 Nous avons bu le ciel

                                 mais la soif est là

                                 intacte

     

                                 J'entends la danse des tilleuls

                                 dans la pénombre

                                 éclairée de lune

     

                                 Une dernière fois la nuit

                                 vient caresser mon âme

                                 brune.

     

                                             (PJB)

  • DEMAIN REVIENDRA 

    La chaleur du jour monte aux cieux, pour laisser le soir entrer. 

                        BLAZY PJ                    

    La grande salle du château, en beauté, est trop petite pour tous vous accueillir, mais le hall ouvre ses bras et permet de ne pas perdre un seul des mots de Colette Gibelin: 

     

        Est-ce bien nous 

        ce tremblement fragile du ciel 

        ce rire évanoui? 

        Nous sommes brèches, éclats, 

        explosions éphémères 

        Les creux laissés par nos corps 

        sur la plage 

        se sont remplis de sable 

        plus d'une fois 

                 (...) 

     

        Les oiseaux se sont tus 

        la terre est aux abois 

        infiniment sèche 

        infiniment écorchée 

        rêvant à des ruisseaux de lait 

        des floraisons de miel 

     

    La voix de GIBELIN ColetteColette Gibelin est ample et claire. Elle emplit les âmes d'émotions vécues et sublimées. Le piano d'Akil Djan chante, sous l'étreinte des doigts de la jeune artiste. 

     

        Ne refuse pas l'infini, 

        son gout d'ailleurs, 

        Il n'a pas de contours, 

        pas de marge où se taire 

        Il t'explose au visage 

        Il brule dans tes veines 

                  (...) 

     

        On dirait l'aube 

        on dirait le commencement de toutes choses 

        et, toujours, 

        leur incessant naufrage 

        dans les remous du temps 

                         (...) 

     

    Le  voyage continue, qui fait fuir les oiseaux de malheur. 

    Une fleur d'épine noire devient automne indécent, dans le roulement miraculeux des mots et des notes. 

     

        Nul ne peut retenir la lumière 

        Source et blessure 

        Elle court et dévore le temps 

        Ce qui s'achève ne cesse pas 

        Ne cède pas 

                        (...) 

     

         Un écoulement 

         d'eau, de sang 

         le jour va se tarir 

         Il déchire l'ombre 

     

    Le crépuscule est au rendez-vous. Les mélodies d'Akil Djan font rêver les vieilles pierres, et les vers scandés de Colette Gibelin réveillent tout ce que l'été avait endormi. 

                                        PJ BLAZY présente les artistes

         Toute splendeur éclate 

         comme les bulles de savon 

         Toute douleur aussi 

         Le fracas et la faim 

         le tumulte d'amour 

         s'effacent sans retour 

                     (...) 

     

         Il faudra tout refaire 

         Ô mes enfants 

         Ô mes amis 

         Jetez les fumées et les pièges 

         Jetez l'ombre et les sortilèges 

         Encerclez le soleil 

         pour des noces de lumière 

         Et demain reviendra 

     

    Place désormais à vos écrits de l'été. Vous voici, souriant ou pleurant ces mots et ces chants, face à un public nombreux et ravi, devant tant de diversité et de fraicheur. 

    MMD Madeleine-Marie Davaine,

    Maryse DUTOUYA Maryse Dutouya,

    Laurenne NOCQ Laurenne Nocq,

    Roger REGO Roger Régo,

    Bernard FERAUD Bernard Féraud,

    Mendy RAYNAUD Mendy Raynaud,

    JP HAASSE Jean-Pierre Haase (texte et chant),

    E. LENEUVEU Irène Leneuveu (chant),

    Muriel BROSSET Elisabeth Leneuveu (chant),

     

    I. LENEUVEU Muriel Brosset,

    PK Pierre Kozlowski (texte et chant),

    Maria SALAMONE Maria Salamone,

    JP HAAS Michel Orion (chant) et

    PA Patrice Alzina s'emplissent de vos applaudissements nourris et heureux d'enfin se retrouver. 

     

    Mais l'on ne peut se quitter sans les chants superbes du baryton mouansois R BARRONI Roland Baroni, accompagné par Akil Djan. 

    Là, c'est debout que la salle comble manifeste sa joie, avant l'apéritif offert à tous et le buffet de fin d'été, inventés par nos mains pour prolonger nos retrouvailles. 

                               DJAN Akil et BARONI Roland

    Une dernière fois, dans le secret du château, la nuit reconnaissante vient caresser nos âmes. 

                                         PJ BLAZY  et les artistes

    Pierre-Jean Blazy 

     

     

  • LES MOTS D'AZUR FONT LEUR FESTIVAL

     

    Pour la huitième année consécutive, les Mots d'Azur seront au festival du livre de Mouans-Sartoux.

    Nous vous attendons pour ce grand rendez-vous, qui a attiré en 2017 près de 60 000 visiteurs.
    Les 5, 6 et 7 octobre nous serons installés au stand B 038, au gymnase Friard, sur l'artère principale, entre l'office du tourisme et la gendarmerie.


    Venez à la rencontre des auteurs que vous appréciez, et de leurs ouvrages:
    - vendredi seront présents: Madeleine-Marie Davaine; Gisèle Sans; Patrice Alzina et Muriel Brosset,
    -samedi: Magda Igyrato; Pierre-Jean Blazy; François Martin; Madeleine-Marie Davaine et Philippe Molino,
    -dimanche: Muriel Brosset; Maria Salamone; Gisèle Sans; Patrice Alzina et Marie Gay.


    Un atelier d'écriture de Haïkus sera animé le samedi par votre serviteur, et le dimanche par Marie Gay.

    Cette initiative a connu un beau succès l'an dernier : venez écrire ces poèmes courts japonais !
    Enfin, et c'est notre joie que de pouvoir encore répandre la poésie, deux performances sont prévues:
    - le samedi 6 octobre à 11h30 au café Beaux-Livres: Magda Igyarto (textes) et Eric Barthes (guitare)
    - le dimanche 7 octobre, à 11h30 au café Beaux-Livres : Cédric Jacob (textes) et Emeline Chatelin (harpe)


         Un songe me renversa

         C'était la fin
         des interminables ennuis

         dans ton ciel de linceuls
         

         J'étais revenu
         dans le village perdu

         de mon enfance


         à mi-chemin des sources
                    (PJB)

     

     

    Pierre-Jean Blazy

  • LA COULEUR DE L'ETE

    La couleur de l’été ne s’est pas estompée.
     
    Il est temps de se retrouver pour une soirée dans un château, à sept kilomètres de la mer.
     
    Le vendredi 14 septembre, à 19h, dans la grande salle du château de Mouans-Sartoux, les Mots d’Azur reçoivent Colette Gibelin, poète varoise renommée, qui réside dans le charmant petit village de Camps la Source.
     
    A ses mots calmes et beaux répondra le piano subtilement caressé par les mains de Akil Djan.
     
    Les souvenirs, les émotions, le temps passé et à venir seront tout autour de nous, pour un bain de beauté.
     
    Bien sûr la scène ouverte, ensuite, offrira vos frais écrits de l’été, avant que Roland Baroni, le baryton mouansois, vienne en trois temps ouvrir le crépuscule.
     
    Après, ce sera l’heure des nourritures terrestres, avec ce buffet de fin d’été(12€) concocté par Marie et Nicole, pour l’amour de vos papilles.
     
    Inscrivez-vous sans tarder, et vous dégusterez.
     
                          Impalpables besognes
                          qui ne dorment jamais
     
                          Nuit profonde
                          où souffle un vent d’oubli
     
                          Voici ma lampe d’ombre
                          qui épouse la lumière
                                       (PJB)
     
    Pierre-Jean Blazy

  • UNE AUTRE AURORE

    Chantal Danjou

    Il flotte en ce vendredi comme un air de fin de printemps. Le soleil encore ardent cogne sur les murs épais du Chateau , qui en a vu d'autres.

     

    Vous êtes là, au rendez-vous, vous êtes nombreux devant Chantal Danjou qui sème ses mots:

     

    Qu'est-ce que le temps?

    Je vais aussi loin que possible dans cette jouissance illusoire.

    Les pas, les traces, les ombres, les traits, les langues, les brumes, les papillons, les bruits, les papiers flottent

    (...)

     

    Silhouette d'homme

    tel haut battant de porte

    comme s'il allait entrer

    ou sortir nous échapper

    (...)

     

    Puis le piano d'Akil Djan Akil Djanprend le relais. Comme par enchantement, les doigts de la jeune pianiste turque et bulgare volent sur le clavier. Et les notes, aussi charmantes que celle qui les jouent, nous emportent au plus prés du texte qui se déroule. Akil Djan 2

     

    Que reste t-il si ce n'est l'erreur

    qui persiste dans son éclat

    de pierre infinitésimale

    (...)

     

    La collusion des rochers, des falaises, des vagues et des montagnes déclare le silence! Il faudra attendre avant d'autres suppositions. D'autres caps érigés. Des arbres dansants. Des jours brefs.

    (...)

    Chantal Danjou 2

    Voici que les ténèbres de l'esprit s'estompent. On peut pleurer dans les rivières, rien de grave n'arrivera. Le temps soudain s'épaissit:

     

    De l'autre côté du monde

    attendait la mer sous la cendre de l'eau que tout

    ce temps avait écoulée

    et la nuit s'était couverte de feuillages

    (...)

    La mer descend

    elle et le ciel se resserrent

    elle est le grand miroir aux deux chiens

    il est le bleu et la multitude des nuages en elle

    (...)

     

    Akil Djan est impressionnante de maitrise pianistique.

    Chantal Danjou a des mots empreints de larmes blanches, qui scintillent dans le soir.

    Restons quelques instants encore dans la meilleure des vies.

    Chantal Danjou et PJ Blazy

    Le silence rebondit où s'enroule la vague et ses aplats gris se succèdent comme des marches qui monteraient à la joie extrême et là tout s'arrête.

    (...)

     

    Au delà des corps. Au delà du plaisir. Sur le chemin douanier. A l'aplomb de la mer. C'est là.

    (...)

    L'assistance

    Voici maintenant les auteurs des Mots d'Azur qui s'élancent, à tour de rôle, sur la scène encore recouverte d'applaudissements.

    MMDMadeleine-Marie Davaine,

    Chantal CarreteroChantal Carretero,

    Muriel BROSSETMuriel Brosset,

    MARTIN FrançoisFrançois Martin,

    PierrotPierre Kozlowski,

     Michel ORIONMichel Orion,

    Mendy RAYNAUD Mendy Raynaud,

    Bernard FERAUD Bernard Féraud,

    Maria SALOMONE Maria Salamone,

    Irène LENEUVEUIrène Leneuveu et

    Bruno LEMOINEBruno Lemoine (guitare),

    et enfin Patrice ALZINAPatrice Alzina nous ravissent de textes originaux, lus ou déclamés, et très appréciés.

     

    Puis c'est le temps du chant. Et quels chants !La soprano et présidente des belles voix d'Arsis, Marie-Thérèse RODA Marie-Thérèse Roda, nous emporte dans un bain de beauté, avant que l'apéritif et le buffet dressé dans la salle à manger du Château réunissent les amitiés présentes et futures.

    Les artistes et PJ Blazy

    Nous avons désormais le crépuscule pour adresse.

    Mais au bout de la nuit attend une autre aurore.

     

    Pierre-Jean Blazy

  • PREMIERE SOIREE DE L'ETE AU SUQUET

                       

    C'est à l'appel de l'été que je vous invite à répondre !

     

    Le jeudi 21 juin, de 19h30 à 23h, les Mots d'Azur vous proposent la 5ème nuit de la poésie du Suquet, dans la belle cour de l'Association des Beaux Arts de Cannes (ABAC), deuxième rue du Barri, au Suquet.

     

    Venez fêter la musique, le chant et la poésie, dans la pure convivialité, autour d'un buffet aux couleurs du jeune été.

     

    Au programme:

    •  dix auteurs des Mots d'Azur, avec leurs textes inédits et leur  verve  bien connue,
    •  Emeline Chatelin à la harpe, qui se produira avec Patrice Alzina, puis Brigitte Broc,

     

    • la pianiste concertiste belge Elzbieta Dedek, dont la virtuosité se mêlera à la beauté du site
    • la violoniste bulgare Filka Ivanova, et son violon électrique
    • le baryton Justin Ratel, l'une des belles voix d'Arsis
    • la chanteuse à textes Myriam Primus
    • et les 25 choristes de l'ensemble vocal de Notre-Dame du Bon Voyage, dirigés par Stephan Nicolay.

     

    Le mélange de la poésie, de la musique et du chant va donc prendre de la hauteur, dans ce Suquet

    millénaire, pour notre vrai bonheur.

     

    Venez partager la fin joyeuse de notre belle saison !

     

                                             Inexorablement pousse la fleur

                                             sur les cendres de mon enfance

                                            Voici la lumière qui s'éploie

                                            dans l'éclipse des ombres

     

                                           Je ferme les paupières du jour

                                                              (PJB)

     

     

     

                                                               

    Pierre-Jean Blazy

  • RIEN NE DORT JAMAIS

    Le printemps a dépassé la moitié de sa vie, et il est  bientôt temps de se retrouver au Château de Mouans-Sartoux le vendredi 25 mai à 19h, pour accueillir Chantal Danjou, poète varoise, qui, avec ses mots qui sonnent sur le clavier des jours, nous emmènera sur les sentiers de poésie.

     A ses côtés, la jeune et très talentueuse pianiste Akil Djan saura faire rimer poésie et musique, pour notre grande joie.

     Après la scène ouverte toujours très attendue, et avant le buffet printanier pour lequel vous devez me signaler votre présence (12€ ), c'est à Marie-Thérèse Roda, vibrante soprano du groupe Arsis, qu'il reviendra de nous accompagner en beauté vers les sourires et les bonheurs de l'après spectacle gustatif.

     A bientôt !

                        Dans la lumière noire

                        des hautes solitudes

                        là où rien ne dort jamais

     

                        J'aime aimer dès le matin

                        chercher les jours enfuis

                        loin dans les neiges chaudes

                                              (PJB)

  • UNE LUCARNE SUR LE CIEL

    Un rayon de lune illumine le château et soudain une douceur orangée envahit le vieux-village.

    La grande salle au parquet de bois est, elle, éclairée par vos sourires annonciateurs d'une belle soirée.

    Nicole LANZANicole Lanza délivre ses mots:

     

                            Vos fleurs

                           j'aurais voulu les boire

                           et toutes les rosées et toutes les pensées

                           qui hennissent d'orages

                           dans l'air des songes aux cillements moqueurs

                           dans la durée des heures

                                        (...)

                           Dans la bouche des astres

                           au flanc du ciel nébuleux

                           le paysage bleu

                           gronde de nuits silencieuses crevées d'orages

     

    Pour déclamer ses poèmes,

    P1100969bisNicole Lanza est accompagnée par

    Philippe MOLINOPhilippe Molino.

     

    Les mots ricochent, empruntent  vallées et sommets, pour se poser dans nos bras où se repose le crépuscule.

     

                           Les oiseaux cachés sous la terre mouillée

                           attendent les nuits chaudes pour renaitre

                           le jour coiffé de dunes pâlit

                           sur ses épaules nos chagrins se concertent

                           baignés de lunes défaites

                                       (...)

                           Je vous offre en deux rimes de déranger le monde

                           allégez ma conscience, les cernes de ma vie

                           les gorges de mes nuits

                           s'épandent dans l'univers

                          ma robe est suspendue à votre cadran lunaire

     

    Les mots scintillent et la musique les emporte dans la nuit. Le divin violon de P1100954bisVolkmar Holtz,

    et au piano P1100961bisFabien Parisato, tressent un hommage à la poésie qui s'offre,

    P1100982bis qui se délie devant nous. 

     

                           Je m'ouvre à l'ivresse et au vertige

                           j'entrouvre la lucarne du ciel

                           et je savoure une potion de rêve

                           effilochée de mémoire enténébrée

                                           (...)

                           J'ai vécu la patience de la pierre

                           j'ai marché à sa vitesse

                           cabrée dans le vent

                           j'ai peint des paysages de larmes blanches aux regrets enfouis

                          j'ai bercé des cauchemars  sac à dos des misères

     

                                                                LES ARTISTES

     

    Maintenant Nicole Lanza, auteur, Philippe Molino, récitant, et nos deux musiciens Volkmar Holtz et Fabien Parisato sont sous les vivats. Les applaudissements nourris portent sur la scène ouverte les auteurs des mots d'azur, et leur cohorte de sourires et d'émotions.

     

    MARTIN FrançoisFrançois Martin,

    Bernard FERAUDBernard Féraud,

    Rimma Rimma Lubomir,

    MariaMaria Salamone,

    P1110009bisJackie Raimondi,

    Antoine MARIELLIAntoine Marielli (chant corse),

    Irène LENEUVEUIrène Leneuveu,

    Chantal CarreteroChantal  Carretero,

    Muriel BROSSETMuriel Brosset,

    PJBvotre serviteur, 

     

    Marie Gay et

     

    ELISA Elisa Verna rivalisent d'ardeur poétique pour nous emmener

    jusqu'aux trois superbes chants du ténor des voix d'Arsis, YOANNYoann Piazza.

     

    Ce dernier, accompagné au piano par Fabien Parisato, est le bel achèvement d'un rendez-vous qui méritait d'être vécu.

                                                                     P1110038bis

    Ce fut comme une éclipse des ombres.

    Le poème est sorti des ténèbres, et se répand maintenant comme un vent chaud, dans les couloirs du château.

                                                        PJB et Nicole

    Pierre-Jean Blazy

  • D'OU VIENT LE JOUR ?

    C'est le jour de la Chandeleur que les portes du château de Mouans-Sartoux s'ouvriront pour vous accueillir, avec sous les voûtes de la noble bâtisse la poète mouansoise Nicole Lanza, entourée en ce soir de gala poétique et musical, par le violoniste Volkmar Holtz et le pianiste Fabien Parisato.
     
    Soyez au rendez-vous, ce vendredi 2 février 2018, à sept heures du soir.
     
    Oui, la musique des mots se joindra aux talents musicaux pour emplir de joie notre assemblée, avant le déroulé de votre scène ouverte.
     
    Puis, comme une ouverture lumineuse dans le ciel d'une nuit de plein hiver, le ténor Yoann Piazza, l'une des plus belles voix d'Arsis, viendra nous emmener dans son chant.
     
    Avant les saveurs culinaires de notre gouteux buffet d'après-spectacle, pour lequel j'attends dès ce jour votre réservation ( 12€).
     
              Comment savoir d'où vient le jour
     
              essaim abandonné
              dans le gouffre de la vallée
     
              Retrouver toutes les poussières d'amour
     
              La nuit est avancée
              mais la soif est intacte
                            (PJB)

  • SAISIR LA ROUTE

    La neige a donné rendez-vous aux mots d'azur.

    Attendue dans la journée, elle choisit de tomber une heure avant le début de notre soirée.

    Quelques flocons légers sur le littoral, et une petite couche aux contreforts du moyen et du haut pays.

    Suffisamment pour décourager nos voyageurs éloignés.

     

    C'est donc une assistance moins nombreuse que d'habitude qui accueille Christophe FargeotChristophe Forgeot.

    Mais la grande salle va se remplir au fil des minutes ...

     

       Dans l'ouest américain

       la lune et le soleil sont nouveaux

       tout a le goût de la première fois

       l'immensité la route la liberté

       embrassées

       comme des adolescentes

        (...)

       

       Le matin commence par un café dans la tasse

       la fumée se déplie

       enfourche l'utopie

       caresse son réservoir

       et relève sa béquille

     

    Christophe Forgeot est  accompagné par Hervé Hervé Fouéré, lui -même venu avec de nombreux instruments. Et ils nous racontent cette traversée , en mots et en musiques, le long de la mythique route 66.

     

       Pourquoi se compliquer la vie

       prends un sac et taille la route

       la vallée est un passage

       l'eau a sculpté pendant des millions d'années

       l'éphémère que tu es

        (...)

     

       Vise le voyageur au fond du bar

       une trêve au bord des lèvres

       le ventilateur découpe sa vie

       dans la lueur blafarde du soir

       où seule subsiste l'envie d'être à demain

    La salle séduite

    Sur l'écran géant défilent les photos magnifiques d'Agnès Mallez. L'effet est saisissant. La musique typique de l'ouest américain, les images plus vraies que nature, et la poésie ciselée de Christophe Forgeot nous font chevaucher la route aventureuse.

    Le trio infernal

       Cactus dans les plaines

       flétrissent flétrissent

       ici il n'y a ni feuilles ni automne

       la fumée dans le ciel tourbillonne

       l'horizon est un monument

        (...)

       Pas de grillage pour border la voie

       pas de péage pour couper l'élan

       le nez des camions est sans limite

       a road to be free

       seuls des motels pour relayer l'amour

     

    L'atterrissage se fera en douceur, dans les frimas qui se poursuivent au dehors, alors que la chaleur humaine envahit une scène ouverte bien rythmée, où se succèdent MM DavaineMadeleine-Marie Davaine,

    CordosoDavid Cardoso,

    Daniel Galant Daniel Galant,

    Hélène Albert Hélène,

    Cédrix JACOB Cédric Jacob,

    Nathalie DLOUSSKY Nathalie Dloussky,

    Pierrot Pierre Kozlowski,

    Bernard FERAUD Bernard Féraud,

    Irène LENEUVEU Irène Leneuveu,

    Muriel BROSSET Muriel Brosset et

    Patrice ALZINA Patrice Alzina.

     

    Héléna MARTINELLI Héléna Martinelli et Michel Raynaud ont choisi de nous chanter Alfred de Musset, avant même que la

    vibrante soprano La soprano Marianna Nagy, accompagnée au piano par Catherine Gamberoni, nous emmène au firmament.

    Les artistes

     

    La salle, debout, applaudit.

    Ce septième anniversaire aura marqué les esprits.

    Longtemps il restera dans notre souvenir.

     

    La neige est une feuille blanche

    et le poème s'y répand,

    comme un vent chaud et puissant.

     

    Photo de groupe

    Pierre-Jean Blazy

  • UNE SOIREE ANNIVERSAIRE

    C'est à une soirée d'anniversaire que les mots d'azur viennent vous convier.

    Cela fait sept années, depuis le 5 novembre 2010, que nous nous retrouvons pour célébrer le verbe et la musique, dans cette ambiance chaleureuse et joyeuse qui est devenue notre marque de fabrique.

     

    Et, en ce 1er décembre, à 19h au château de Mouans-Sartoux, j'ai invité...notre premier invité:

    le poète de Garéoult, Christophe Forgeot, qui avait à l'époque enchanté la trentaine de spectateurs, réunis alors dans un restaurant du vieux village de Mouans.

     

    Mais ce soir il se déploiera dans la belle salle du Château, et avec lui le multi-instrumentiste Hervé Fouéré, pour un moment qui s'annonce fort en émotions .

     

    Après votre scène ouverte, et avant le buffet de fête (12€) auquel vous pouvez vous inscrire dès maintenant  par retour de courriel, c'et à un duo vocal exceptionnel que j'ai confié le chant final.

     

    La soprano Marie-Thérèse Roda, et le baryton Roland Baroni, tous les deux de l'association Arsis, seront des nôtres pour célébrer le temps qui passe, et n'efface pas le mariage inaltérable de la poésie et de la musique!

     

                                                Ivresse de crépuscule

                                                tout homme est une nuit

     

                                                et dans les loques d'azur

                                                inexorablement pousse une fleur

     

                                                dans ce songe qui me renverse

                                                               (PJB)

     

     

    Pierre-Jean Blazy

  •    AUCUN ETE N'EST ETERNEL

     

    L'automne doucement a pris possession du Château.

    Il y a le bruissement de paroles lentes, apaisées.

    Trio d'artistes

    La voix de RenoufGilbert Renouf

    emplit le bois et les pierres de la grande salle aux cent regards.

     

                                     Allons regarde il ne fait pas déjà nuit

                                     il n'est pas dit d'ailleurs

                                    qu'il y ait une nuit semblable à tes cauchemars

                                    où tu la verrais emporter avec elle

                                    la foule froissée de vos rêves

                                    comme les draps après les corps

                                                             (...)

                                    Aux projets d'une vie, j'oppose la vie offerte

                                    je ne mesure ni le temps ni l'espérance

                                   acier doux du ciel

                                   et le velouté d'un nuage rose

                                                              (...)

     

    Le long train de la poésie a quitté la gare. La flûte altière de FluteCécile Chassoulier accompagne ce voyage dans la musique des mots et des émotions.

     

                                 Nos éternités sont venues de loin

                                 il m'aura fallu une vie pour apprendre à ne pas crier

                                 une autre pour savoir attendre

                                 une autre pour laisser être

                                                               (...)

                                 Quand elle vient vers moi avec ce sourire

                                 quelque chose d'invisible la précède

                                 s'empare de mon corps

                                 comme la lumière d'une grâce

                                 qui ouvre la joie

                                 et efface les ombres

                                                             (...)

     

    Les applaudissements fusent après chaque prose, après chaque musique.

    Maintenant sur la scène s'avance Rémy Durand.Rémy Durand

     

    Elle voulait partir. Pour que son regard atteigne les nuages,

    encore plus loin peut-être, pour que son chagrin s'apaise, pour

    parler là-haut, puisqu'ici elle ne le pouvait pas, pour écrire là-haut,

    des mots dans un ordre parfait, puisqu'ici elle avait tant de mal à le faire

                                          (...)

    Laisse moi, je dois partir, ne viens pas, mais viens avec moi dans mon rêve, si tu veux bien.

                                          (...)

     

    CécileLes mots se rassemblent.

    La flute enchantée court, frivole, entre les mots, pendant les rêves, jusqu'aux tourelles du château.

     

                                Il est trop tôt pour aller dormir

                                Naïa s'allonge sur le lit dans un éclat de bonheur

                                c'est mon royaume...

                                elle l'invite à le rejoindre

                                ils ne disent mot

                                ils écoutent le bruit des vagues au loin

                                ils ne veulent pas devancer le temps

                                                          (...)

                                Demeurer dans l'immobile

                                y prendre attache comme dans une crique solitaire

                                ceinte de plages secrètes et d'anses inconnues

                                                         (...)

     

    la salle

    Les regards sont suspendus, et chaque mot est bu avec délectation. C'est une avalanche d'émotions

    vécues qui sont dégustées par l'esprit. Rémy Durand poursuit:

     

                  Je le dis: nous conduisons tous notre troupeau dans le désert. Nous sommes tous, un jour, en un lieu précis du désert, en un parage lumineux, loin, très loin des hommes, des villes, des fracas, des déflagrations

                                                                   (...)

                 Je le dis: nous nous sommes manifestés à nous-mêmes, pour donner un sens à notre respiration, à notre chair, aux battements de nos cœurs (...)

                Nous voici, bergers des ombres dans la lumière du désert, bergers qui sauront construire la demeure imaginaire

                                                                   (...)

     

    Après ce magnifique duo de poésie, vient la richesse différente de la scène ouverte: la fraicheur et la diversité de vos voix qui se succèdent.

    Maria SalamoneMaria Salamone,

    MurielMuriel Brosset,

    David CardosoDavid Cardoso,

    IrèneIrène Leneuveu,

    BernardBernard Féraud,

    MagdaMagda Igyarto,

    PianoPhilippe Molino,

    PierrotPierre Kozlowski,

    DanielDaniel Galand,

    François MarinFrançois Martin,et

    AlzinaPatrice Alzina

    font vibrer des textes originaux, enlevés, qui vont du rire aux larmes, qui sont toujours dans l'émotion partagée.

     

    La nuit est tombée.

    C'est le crépuscule.

    La soprano sopranoVanina Aconina nous régale de sa voix pleine et chaude, et pour quelques minutes encore, la beauté est parmi nous.

     

         P1100605bis      PJB et la soprano  

    Place désormais aux agapes veloutées, à tous ces sourires échangés, à ces discours entre amis.

    Buffet

    C'est le début d'un bel automne.

    Aucun été n'est éternel.

    M. Le Maire et les artistes

    Pierre-Jean Blazy

     

     

  • UN LONG DECLIN DU SILENCE

    Mes amis l'automne aura un jour de vie quand nous nous réunirons dans ce château d'art et de rencontre.
     
    Je vous convie le vendredi 22 septembre 2017 à 19h dans la grande salle des conférences du château de Mouans-Sartoux, pour notre rentrée poétique et musicale.
     
    Ce sont deux poètes varois de grande qualité qui nous feront le plaisir de leurs présences.
    Gilbert Renouf et Rémy Durand, amis des mots d'azur et infatigables animateurs de poésie dans leur département, seront avec nous, accompagnés de la flûtiste et pianiste Cécile Chassoulier.
     
    Puis la soprano Vanina Aronica clôturera  en beauté cette 33ème soirée, après que la scène ouverte ait recueilli la fraicheur de vos écrits estivaux.
     
    Dites moi dès aujourd'hui que vous serez présents à notre buffet de fin d'été(12€), qui; dans la salle à manger du château, prolongera ce beau moment.
     
                                                               Dans le long déclin du silence
                                                               je cherche
                                                               l'ombre légère sous les pins
                                                               le parfum de ma mère
     
                                                               dans mon pays
                                                               de haute solitude
                                                                              (PJB)
     
    Pierre-Jean Blazy
     

  • C'EST UN VOEU

          Soirée du 23 septembre 2016

     

    L'été était encore vivant et l'automne petit enfant.

    Le Château bruissait, se remplissait de vos sourires, de vos regards.P1140095    P1110367bis    P1110365bis

     

    La salle est comble. P1140211 1                                                                        P1140089 1

     Antoine Simon entre en scène:  P1100036 1

     

     

     

         Tout marche tout va                      

         vers l'horizon qui est là-bas

         noyé dans un brouillard austère

         tout va tout marche sur la terre

         dans un enchevêtrement de gala

         (...)

     

         En crèche

         tes lèvres distribuent

         aux portes sans nombre

         la sève

         la liqueur des chagrins postérieurs

         (...)

     

    Nous sommes dans les mondes de l'ombre, avec la voix forte, envoûtante d'Antoine Simon

    qui emmène les mots, et les mélodies douces et fortes à la fois du saxophone de Caterine Naget-Polo.   P1140195 1

     

         Comme des huiles féodales

         au créneau

         les cerveaux ébouillantent le corps

         les yeux sont glauques

         les voix rauques

         n'osent plus se montrer

         et les doigts

         agiles comme des baguettes de fée

          veulent strier les pages d'ornements inutiles

         pour qu'un nom soit conjugué

         dans les mâchoires

         des grandes villes

         (...)

     

     Il y a l'incandescence. Il nous faut attendre demain, mais je veux l'attendre en écoutant le verbe     P1140162 1

    se déplier, la musique se dilater.
     

    La terre entière présente un visage maigre

    ravagé d'automnes de pluies de crainte

    des yeux rouges des lèvres blanches

    et des soleils fanés pour réchauffer la vie

    (...)

     

    des joies volées engourdies par instant

    sur les glaces froides droites

    sur les masses de bambou mort

    accrochent le soleil

     

    un arbre

    un chêne

    alphabet du paysage

    (...)

     

    C'est un vœu, une chambre obscure qui lentement s'éclaire.     P1100039 1          P1140305 1

    Et vos visages suivent les circonvolutions du poète-acteur.
     

    Oiseau

    larme des arbres aux doigts fourchus

    sur le visage

    de l'ingénue forêt sans âge

    que déjà l'on aperçoit plus

    (...)

     

    Je suis le dernier des prodiges

    l'enfant prodigue qui se fige

    mon corps entier n'est qu'une digue

    où s'amassent tous les vertiges

    (...)

     

    à chaque berge l'on me cogne

    mais j'émerge dans les festins

    tous les serments sont des charognes

    je vais d'Amsterdam à Cologne

    courbé en deux dans mon destin

    (...)

     

     Nous sommes dans les ors des champs.

    Avant de saluer nos cœurs ouverts, Antoine Simon livre son dernier mot, après la douce,  la mélodieuse fureur du saxo de Caterine Naget-Polo.

     

    Ta jambe repliée sur mon cou

    ton cœur replié sur la nuit

    mes yeux repliés en toi-même

    et l'écho tragique de l'ombre

         P1140287 1                    P1140254 1       P1140215 1                           P1140217 1

     

    Puis c'est une scène ouverte apaisée, et de vraie qualité, avec vos talents réunis et vivifiants, qui s'installe devant nous.

     

    Regardez et écoutez Madeleine-Marie Davaine, P1140117 1     Patrice Alzina, P1140384 1  , Michel Orion  P1140376 1

    Louis Champavier  P1140340 1, Jackie Raimondi  P1140368 1, Fabien Tomatis et Brigitte Broc... P1100096 1

    Regardez et écouter votre serviteur P1100106 1,  Irène Leneuveu P1140350 1, Muriel Brosset P1140357 1

    et Laurenne Nocq...P1100110 1

     

    Regardez et écoutez Michèle Freud, P1140391 1  notre conteuse poétisante, avant le chant final, magistral, de poésie chantée et de mélodie créée du guitariste auteur-compositeur-interprète Lobsang.   P1100122 1     P1140397 1

    La lourde haleine du temps s'est enfuie.

    Il y a la pureté de la nuit.    P1140428 1       P1140435 1     P1100030 2

     

    Pierre-Jean Blazy 

    06 07 53 00 42 

  • ETRE ICI EST UNE SPLENDEUR

                            Etre ici est une splendeur

                            quand

                            les ombres dans la lumière se cachent

     

                            Peu à peu je pense peu

                            je rejoins

                            le silence de mon père

     

                            et sa tendresse infinie

                                       (PJB)

     

    Je vous attends, nous vous attendons, pour partager la 29ème soirée des Mots d'Azur, le vendredi 23 septembre 2016, à 19h, dans la salle des conférences du Château de Mouans-Sartoux.

    J'aurai l'honneur et le plaisir d'accueillir, en votre nom, l'artiste de Carcès, le poète-nomade et véritable: Antoine Simon.

    A ses côtés, la saxophoniste enchanteuse Caterine Naget-Polo habillera le verbe de ses fulgurantes mélodies.

    Soyez avec nous, et venez peupler notre scène ouverte qui succèdera aux deux artistes.

    Puis, l'ami des mots et de l'amitié, Lobsang, guitariste, auteur et interprète, sera là, au milieu de nous, avec trois chansons.

    Dites moi dès cet instant si vous prolongerez avec nous ce beau moment, autour du buffet de Marie (12€).

    A vendredi !

                             Un jour j'ai eu

                            le sentiment fugace du bonheur

                           cela m'est arrivé

                          dans un cauchemar merveilleux

                            Oui

                           chaque poème est une ride

                           sur le ruban de ma mémoire

                                               (PJB)

     Pierre-Jean Blazy

  • LE BAL DES MYSTERES

                                

                  L'automne comme un loup silencieux avance                                   

                  le bruit de ses pas s'éteint dans le vent

                  voici l'ombre évanouie de lumière

                  bientôt va s'ouvrir le bal des mystères

                                                   (PJB)

     

     

    Ne manquez sous aucun prétexte l'ouverture de la saison 2016-2017 des Mots d'Azur.

     

    Le vendredi 23 septembre, à 19 h ,le château de Mouans-Sartoux accueille le talentueux et très scénique poète varois Antoine Simon, pour cinquante minutes de bonheur, en compagnie de la saxophoniste Caterine Naget-Polo.

     

    Votre scène ouverte prolongera nos retrouvailles, avant que Lobsang, auteur-compositeur-interprète connu et reconnu dans nos contrées, vienne clore la soirée et ouvrir notre beau buffet d'automne (12€)  pour lequel vous devez réserver dès aujourd'hui , à cette adresse.

     

    A bientôt mes amis !

     

                      Au déclin du jour

                      je suis poussière et cendre

     

                      Ivre d'amour et de poésie

                      je sais

                     que dans l'éternité

                     je ne m'ennuierai jamais

                                                   (PJB)

  • LE TEMPS DE L'OUTRE-CIEL

    Le soleil est dru sur la capitale du pays de Cannes et Grasse.

     

    Voici le P1110367bis château de Mouans-Sartoux, P1110365bis imposant de calme et de sérénité, dans son parc-écrin, et vous, quatre-vingt quinze autour de P1090851bis Colette Guedj.

     

    Soirée d'une infinie douceur. La lumière finissante a une transparence de cristal.

    La fraicheur du soir s'étend sur le jardin, un voile de brume imprègne la terre de sa bienveillance.

    Et la terre la lui rend bien. Les feuilles en sont humides de plaisir.

    Donner recevoir, tel est le rite du don.

     

    La prose poétique sonne. Et, en pas de danse avec les notes de piano de Cécile Chassoulier, P1110417bis cela est beau, cela est bon.

     

    L'air est chargé d'infimes vibrations qui se communiquent à la terre, au ciel, en moi.

    Mystérieux échanges entre la nature et l'homme, l'une et l'autre se nourrissant de la même sève.

    Je suis en vie.

     

     

    Oui la vie.  P1090857bis Celle des cordes vibrantes de Bruno Roman-Ruiz. Indicible violon qui allonge les jours dans la douceur. Qui prolonge le soir dans la ferveur.

     

    Murmures des origines.

    J'ai l'impression d'entendre les oiseaux chanter pour la première fois.

    Les âmes errantes sont gorgées de caresses et de baisers.

     

    P1110412bis

    Voici l'éclat flamboyant des buchers de la joie.

    Qu'est devenue la pénombre perpétuelle de la douleur?

    P1090869bis

    Maintenant Cécile Chassoulier entonne de la flûte. 

    Deus musiciens. Trois instruments.

    Le château bruisse de toutes les peines qui s'éteignent.

     

    Des mots doux flottent dans l'air, allument les étoiles une à une, réveillent la lune assoupie, saupoudrent les arbres de flocons d'argent, se déposent sur chaque parcelle de terre et la fécondent.

    Ils habitent le vide.

    Je me souviens.

     

    Souvenance.

    Nous sommes dans un essaim de fragments du Beau. P1090858bis Colette Guedj s'élance à nouveau, à longs traits d'air pur. Allons dans les mondes de l'ombre qui désaltère.

     

    Plage de sable blanc un jour d'été breton triste et pluvieux, et des filets de pêcheurs trainant dans le sillage des flaques d'eau. Fissures et crevasses.

    La lumière transfigure le monde, l'enserre dans un écrin de glace.

     

    Vingt-huitième et belle soirée. Les applaudissements sont longs. Le soir se fait insistant, et entre chien et loup, les mots se posent et nous reposent.

    P1090863bis 

    Une vaste maison. De grandes lampées de lumière. Le bonheur d'être en vie, tout simplement.

    Fragile harmonie entre l'extérieur et l'intérieur, entre le jardin et la maison, entre la légèreté de l'air et le tumulte du cœur enfin apaisé.

     

    C'est l'heure de la fraicheur renouvelée. Le bonheur de la scène ouverte est là. Vous êtes quatorze au rendez-vous, dans la lumière tamisée du soir.

    P1090886bis a Irène Leneuveu au chant,

    P1090881bis Louis Champavier,

    P1090888bis P1110570bis Jean-Pierre Haase pour La Fontaine superbement interprété, P1090890bis b Marie-Solange Raymond,

    P1090895bis Myriam Holley,

    P1090898bisPierre Kozlowski et

    ses deux poèmes déclamés de haute volée,

    P1090901bis c Florence Martinie, 

    P1090906bis d Elisabeth Leneuveu,

    P1110532bis Marie Gay,

    P1090882bis Maria Bachs,

    P1110582bis g Laurenne Nocq,

    P1090917bis f Nathalie Dloussky et

    P1090852bis votre serviteur, tour à tour, montent sur scène.

    Avant que P1090923bisMichelle Freud, notre conteuse poétisante attendue par tous, vienne soulever les vivats,

    une quinzième fois.

     

    Puis P1090927bis  P1110637bis 

    Florence Person, magnifique de voix et de prestance nous emmène vers ses trois mélodies.

        P1110513bis

    C'est le temps des dédicaces de livres et de l’apéritif. 10 juin 20163bis

    Voici maintenant les senteurs du buffet de fin de printemps, accueilli par de larges sourires.

    P1110693bis

    Il est venu le moment de l'outre-ciel.

    La chambre douce et belle de l'amitié relance les appels du vent qui se lève.

     

    P1110708bis

    Pierre-Jean Blazy

  • UN CORBEAU BLANC

                La nuit est devant moi

               Je vois

               sa lourde chevelure

               l'odeur bleue de la volupté

     

               et ces corbeaux blancs

               mes frères de la nuit

                       (PJB)

    C'est l'écrivaine Colette Guedj qui donne rendez-vous à tous les Mots d'Azur, le vendredi 10 juin 2016, à sept heures du soir, dans le grand et beau château de Mouans- Sartoux, qui rencontrera aussi le piano de Cécile Chassoulier et le violon de Bruno Roman-Ruiz.

     

    Venez vous nourrir de ses mots rassasiés de vie, avant que vos textes ne peuplent la scène ouverte de leurs cris, de leurs joies, de leurs peines.

     

    Puis, c'est  à la soprano Florence Person qu'il reviendra de nous emmener, avec ses mélodies, jusqu'au buffet du presqu'été (12€), pour lequel vous devez m'indiquer votre présence, en urgence.

     

               L'homme est un souffle

              dans ce monastère invisible

     

               N'éteignez pas l'esprit

               qui comble

               les détresses de la chair

     

               Je fais le vœu de toi

               et de la tendresse

               qui guérit

                       (PJB)

     

    Pierre-Jean Blazy

  • UNE AVERSE ETINCELANTE‏

                     Le temps va accoucher

                     d'une colombe de lumière

     

                     Voici l'ombre tiède

                     le début de l'été

                     comme une averse étincelante

                                    (PJB)

     

    Les Mots d'Azur reviennent faire chanter le château de Mouans-Sartoux, le vendredi 10 juin 2016, à 19 heures, dans la grande salle des conférences.

     

    L'écrivaine Colette Guedj vient nous donner sa prose poétique vibrante, avec, entre ses mots, la flûte traversière de Brigitte Coppola et le piano de Cécile Chassoulier.

     

    Vos poèmes de scène ouverte, empreints de talent et de diversité, bousculeront ensuite le printemps finissant, pour ouvrir la voie au chant de Florence Person.

     

    Ce sera une belle soirée avec vous, qui se prolongera autour du buffet d'été, dans la salle à manger du Château (12€).

     

    Merci de me signaler dès aujourd'hui votre présence à nos agapes !

     

                     Je cherche à l'aurore

                     l'ombre de tes lèvres

     

                     De ta chambre à l'horizon

                     il n'y a qu'un pas

     

                      L'amour est une bataille

                      où je rejoins

                      ton cœur profond

                                    (PJB)

     

    Pierre-Jean Blazy

     

  • NUL BONHEUR N'EST TROP LOINTAIN‏

     

    EntrezLe chateau 2

    Le soleil a disparu à l'horizon. Un éclair dans la nuit vient saluer les mystères du Château. 

    Dans la salle emplie de cent regards, le cortège des mots de Philippe molino Philippe Molino prend son envol.

     

                                   Enfin

                                   s'élancer

                                   vers le soleil

                                   par des marches légères

                                                   (...)

                                   Ton corps...nu

                                   une lumière-étoiles

                                   Ton corps...chaud

                                   un tourbillon-désirs

                                   un rayon-soleils

                                   Ton corps...doux

                                   un nuage-colombes

     

    Le miracle de la contrebasse Eric chapelle d'Eric Chapelle se réalise devant nous.

    Le verbe et la musique sont devenus complices du Beau. Molino chapelle

     

                                   Courbes de tes seins

                                   temple d'ébène

                                   Pages de ton corps

                                   que je lirai

                                   la nuit venue

                                           (...)

                                   L'or de tes yeux

                                   n'est vu

                                   qu'à l'instant de ton sourire

                                   La perle de tes lèvres

                                   n'est vue

                                   qu'à l'instant

                                   de ton baiser

    Philippe molino 2

    Je pense à ce grand murmure de l'âme. A cette lumière mystérieuse  qui meurt du côté de l'ombre.

     

                                   Je suis l'épouvantail dans le champ

                                   j'ai peur de ma tête

                                   Quand la nuit descend sur la colline

                                   je m'en vais vers une autre mort

                                              (...)

                                   Il pleut sur les vapeurs de lune

                                   Les vapeurs de lune atteignent le fond de mon esprit

     

    Le Château est conquis. Le public toujours attentif 

    Molino chapelle 2  Il esquisse un sourire devant nous, suspendus aux mots de chair de Philippe Molino, si bien servis par la mélodie claire, magnifique, de la contrebasse d'Eric Chapelle. Eric chapelle 2

     

                                   La naissance...

                                   Nous étions

                                   dans l'océan primal

                                   que parcoururent jadis

                                   les dauphins

                                   La mort...

                                   Notre corps mis en terre, étiré, enseveli

                                   nous entendions les chants sacrés

                                   archaïques

                                           (...)

                                   Tu t'enivres

                                   de vie

                                   Tu m'appelles

                                   à te rejoindre

                                   dans ta danse

                                   effrénée

                                   vers l'astre

    Philippe molino pj blazy     Blazy molino chapelle

    Puis voici que s'avance notre scène ouverte, très inspirée, calme, belle et sereine.

    Tour à tour Maria bachs 1Maria Bachs,

    Irène LENEUVEUIrène Leneuveu,

    Daniel GALANDDaniel Galand,

    Muriel BROSSET Muriel Brosset,

    Patrice alzina 1 Patrice Alzina,

    Marie-Solange RAYMOND Marie-Solange Raymond,

    Pierrot KOZLOWSKI Pierrot Kozlowski accompagné au piano par Caroline Wyler, Jurgen donau suzanne tychkevitch

    puis Jackie raimondi Jackie Raimondi,

    et enfin l'inimitable Michele freud 1 Michèle Freud vont se succéder sur la scène pour notre plaisir et notre joie.

     

    Avant que la soprano Suzanne Tychkevitch, accompagnée par le magnifique violon de Jürgen Donaü, soient le chant final d'une grande soirée. TYCHKEVITCH & DONAU

    Les amis lma reunis 

    Elisa et Nicole Bientôt les verres allaient tinter, alors que les senteurs du Le buffet buffet d'hiver envahissaient le Château.

    Il y aura un lendemain.

    Nul bonheur n'est trop lointain.

    Pj blazy

  • UN RUISSEAU DE CRISTAL‏

                                                                     

                  Sous mes yeux

               ce ruisseau de cristal

                         était

                  infinie tristesse

     

                        Demain

              me semblait plus pâle

             qu'un lointain souvenir

                     (PJB)

     

    C'est à un morceau de plaisir brut que je vous convie, dans l'enceinte du Château de Mouans-Sartoux, en ce vendredi 5 février, à 19 heures.

    Le poète vibrant et rouretan, Philippe Molino, viendra ce soir-là réveiller les larges murs avec ses mots drus, charnus, et emplis des premières senteurs du printemps.

    Autour de lui, la contrebasse magique de Eric Chapelle saura nous emporter au plus près de ce mariage de la poésie et de la musique.

    Puis vos textes si frais, si différents, seront un berceau de découvertes lors de notre scène ouverte souvent surprenante.

    Enfin, la belle tessiture de la soprano Suzanne  Tychkevitch viendra clore notre 27ème soirée, avant le buffet d'amitié qui se tiendra comme il se doit dans la salle à manger du Château.

    Confirmez moi dès ce jour votre présence à ce buffet(12€), tous ensemble et autour des artistes !

  • UN RÊVE LONG COMME LA NUIT

    Ce rêve fut long

    comme la nuit

     

    J'avais encore

    sur mes lèvres

    ton baiser

    d'un soir de fin d'été

     

    (PJB)

     

    Si l'été nous semble loin, la chaleur des mots, la joie des retrouvailles, se sont données rendez-vous le vendredi 5 février, à 19h, au Château de Mouans-Sartoux, autour du poète Philippe Molino.

    Celui qui dit si bien la poésie d'autrui va nous déclamer ses propres écrits, accompagné à la contrebasse par Eric Chapelle.

    Ne manquez pas cette première rencontre de l'année, qui se poursuivra avec vous et notre scène ouverte, avant que le bouquet final soit offert par la soprano du pays grassois Suzanne Tichkevitch.

    Et dites moi dès aujourd'hui que vous serez des nôtres pour partager le buffet convivial (12€) qui nous permet de prolonger l'instant !

  • LE SOUFFLE DU LEZARD‏

    343bis

    La nuit doucement s'est installée et dans le Château bruisse le murmure régulier de vos conversations.

     

    Il faut les vocalises de 357bisGilbert Trem, et le son mêlé de la guitare et de la contrebasse 399bisd'Olivier Thiry pour que la grande salle pleine ce soir encore accueille

    les mots de 376bis Daniel Biga:

     

     

    longtemps après la péniche                                       dans le silence

    la vague                                                                 un souffle de lézard

    atteint la rive                                                          sur l'ardoise tiède

     

                                         pavés chauds aux pieds

                                        parfum de mai

                                        l'eau tremble

     

     

     

     

    Les voix chaudes, intimes,

    386bis de Daniel et Moina se succèdent et emportent les esprits vers des contrées oubliées.

     

     

    deux corneilles                                           coude au corps courant

    poursuivent l'épervier                                 au long des allées reverdies

    sur l'océan                                               bouffées de tilleul

     

                                     mouette mobile blanc

                                     suspendu

                                     au crépuscule

     

     

    Le temps hésite. Puis s'arrête. Le fond musical acoustique, étrange et coloré de Gilbert Trem et Olivier Thiry emporte la musique des mots.

     

    bien avant la nuit                                           le soleil de printemps

    un tranquille sourire de lune                          n'est pas à l'heure

    flotte vers l'ouest                                         d'été

     

                                          au nord

                                          c'est le printemps pluvieux

                                         en bas l'été solaire

     

     

    426bis    

    C'est une coupe au breuvage inconnu qui s'offre à nous. Entre nos tempes voici ce doux frémissement que l'on croise sur le chemin du bonheur.

     

    banlieue immense où tu passes                            à la source fraîche

    sans rien voir: soudain partout                            trois cents papillons

    le bleu liseron                                                  enivrés de menthe sauvage

     

                                            festins de village

                                            bals dans la nuit s'envolent

                                           des vallons aux collines

     

    Mais revoilà la vie terrestre. Un peu de baume sur la souffrance partagée.

    Voilà ce que sont aussi les courts voyages

    de 409bisDaniel Biga:

     

     

    l'été n'est pas fini                                         brouillard

    pourtant les vacances                                  ce matin le fleuve n'a pas

    finissent                                                    d'autre rive

     

                                           la corne de brume

                                           accompagne

                                          la nuit

     

     

     

    657bis

    On ne voudrait pas de fin. Une telle poésie amène le printemps sans un hiver.

     

    crinière blanche                                          le pied

    rouleaux chevaux écumants                         de l'arc en ciel s'enfonce

    la marée remonte                                       dans la mer

     

                                          ce soir on s'endormira

                                          cristaux de neige

                                          sous les paupières

     

    Le temps flotte à l'horizon et on ne le perçoit plus. La dégustation se prolonge:

     

    ma maison flotte dans l'univers                       

    à la merci des dieux ou des titans des lutins     

    et des vents                                               

     

     

                                                                    la ville pollue la nuit

                                                                    le lampadaire qui la combat

                                                                   ne vaut pas la lune

     

     

                         ton visage maintenant s'estompe

                         tout à fait

                        passé du côté des ombres grises

     

     

     

    Puis Daniel Biga salue, avant une longue salve d'applaudissements pour le trio réuni !

     

                                                  comme toi

                                                  bientôt je ne serai plus qu'atomes

                                                  dans la lumière froide des étoiles

     

     

     446bis      731bis

     

    Maintenant la scène est à vous, et cette fois aussi 461 001bis Irène Leneuveu l'ouvre de fort belle manière, avant d'écouter les voix et les mots juteux, parfois déconcertants, de 474bisMaryse Dutouya,

    520bis Fabien Tomatis,

    488bis Michel Orion,

    526bisPatrice Alzina,

    544bisDaniel Galand,

    492bis Myriam Holley,

    465bis Louis Champavier,

    509bis Claudia Bartolo,

    552bis Florence Martinie, et

    564bis Francine Savary.

     

    Puis c'est au tour de nos amis comédiens 615bis Pascal Giovanetti,

    603bis Alexandre Luccini,

    628bis Pierrot de Vence,

    582bis Myriam Primus,

    645bis Géphi, et

    la grande 662bisMichèle Freud de nous livrer leurs talents réunis.

     

     

    Avant 683bis Michelle Salzman, piano et chant, qui nous emmène en beauté

    vers le 707bis buffet d'automne. 776bis

     

    Mais nous reviendrons.

    Après les frimas de l'hiver.

    A la fine pointe de l'âme.

     

    Mouans sartoux 20 novembre 20151 003bis

    Pierre-Jean Blazy

    350bis

  • AZUR FROID

    Toi tu as toute mon âme

     

    Grise

    aux confins

    des miradors

    gris-or

     

    Verte

    sur la faim

    des jours de hâte

    la mer

    et les rades

    (PJB)

     

    Retenez bien ce vendredi 20 novembre à 7 heures du soir, où le Château de Mouans-Sartoux se peuplera de vos présences, pour recevoir notre ami le poète niçois Daniel Biga, accompagné par Gilbert Trem à la guitare et Olivier Thiry à la contrebasse.

     

    Voici les eaux tumultueuses

    la profondeur de l'amour

     

    et la fabrique du doute

    qui erre dans les banlieues de l'âme

    (PJB)

     

    Venez aimer aussi notre scène ouverte, puis le chant étonnant de la soprano Sandrine Corette, et du piano de la franco-américaine Michelle Salzman,avant de déguster le buffet de nourritures terrestres (12 €), si vous me le confirmez aujourd'hui par retour de courriel.

     

    La brume a quitté novembre

    le ciel est aussi bleu que l'azur froid

     

    Voici les femmes de l'âme

    un océan de nuages

    rassasié de malheur

     

    Et mon désir demeure

    (PJB)

     

     

    Pierre-Jean Blazy

  • JUSTE AVANT L'OUBLI

    Et les colombes  apparurent

    éteignant le dialogue des morts

     

    il y a

     

    juste avant l'oubli

    ce soupir d'une créature du désir

    aux lisières de ton corps

    (PJB)

     

     

    Au creux de l'automne renversé de soleil, nous nous retrouverons, le vendredi 20 novembre à 19h, dans la grande salle des conférences du Château de Mouans-Sartoux, pour écouter les mots-musiques de Daniel Biga, poète niçois qui nous fera l'honneur de partager la 26è soirée des Mots d'Azur.

     

     

    J'ai trop rêvé

    un rêve épuisé

     

    J'ai trop vécu

    une vie perdue

     

    J'ai trop aimé

    des filles d'hiver

    (PJB)

     

    A ses côtés Gilbert Trem et Olivier Thiry nous emporterons au rythme de leur guitare et contrebasse, avant que la scène ouverte nous comble de sa fraîcheur et de sa diversité.

     

    Puis, la soprano Sandrine Corette, accompagnée par la pianiste d'outre-atlantique Michelle Salzman, viendra conclure en beauté, avant le buffet que vous aimez (12€), pour lequel il convient de s'inscrire dès aujourd'hui, à cette adresse ou sur le site.

     

    Je passe près de ta demeure

    lève les yeux baisse le cœur

     

    Viens avec ta chaude lassitude

     

    Indicible langueur

    Heures sans contour ni labeur

    sur l'encre de mes pleurs perdus

    (PJB)

     

  • FESTIVAL DU LIVRE

                            J'avais croisé

                            quelque part dans la nuit

                            les évadés silencieux

     

                             cet automne est un avril

                             à l'ombre des grands fauves

                            (PJB)

     

     

    Après Echiquier d'Azur et la magnifique 25è soirée des Mots d'Azur, nous voici sur le front du 28è Festival du Mouans-Sartoux, où 60 000 visiteurs vont se croiser en trois jours.

    Nous vous attendons, au stand numéro 37 de l'espace B, du vendredi 2 octobre  au dimanche 4 octobre, de 10h à 19h.

    Et voici les auteurs des Mots d'Azur qui seront au rendez-vous: Philippe Molino, Patrice Alzina, Danielle Jean et Christine Chambion, Laurence Labbé, Coralie Folloni, Marie Gay, Nicole Lanza, Marc Maille, Magda Igyarto, Alessandra Viotti, Gisèle Sans et votre humble serviteur.

    Venez leur faire grand accueil, venez feuilleter et emporter leurs mots, leur musique de l'âme.

    Le samedi 3 octobre, à 11h30, Philippe Molino(textes) et le duo Jean-Marc Baccarini(saxophone) et Alexandre Davin (percussions) nous emmèneront dans leur "trio en partance", pour trente minutes de poésie en musique.

    Rendez-vous au café Beaux-Livres, à l'espace B du Festival.

    Tout comme le dimanche 4 octobre, à 11h30 également.

    Là, Michèle Freud, conteuse poétisante, pétillante de sa belle fraîcheur, nous emmènera alors pour une étonnante ballade avec les mots et l'humour. Vendredi soir encore, à la fin de la scène ouverte, elle a enchanté les cent personnes présentes au Château de Mouans-Sartoux.

     

                            Je préfère souffrir

                            que de ne pas t'aimer

     

                            Voici l'aube claire

     

                            J'écoute les gouttes de silence

                           La terre est en sève

                           (PJB)

     

    Soyez avec nous !

     http://www.lefestivaldulivre.fr/

    Pierre-Jean Blazy

  • LE CHANT DES ARBRES

    Le chant des arbres

    je l'ai entendu

    sur un chemin de nuit

    Puis j'ai rejoint

    dans un séisme de tendresse

    la tombe des anges

     

     

    Venez peupler de vos présences le Château de Mouans-Sartoux, en ce vendredi 25 septembre à  la 19ème heure, et écouter la poésie pleine et entière de la coudoucène Geneviève Bertrand, qui sera accompagnée de l'étonnante flûtiste Christine Lacombe.

    Après vos mots, vos diversités poétiques, et les textes des poètes des Mots d'Azur que vous aimez retrouver, nous nous rapprocherons de la beauté accomplie avec la voix et le chant de la soprano Deborah Bellevy.

    Avant de rejoindre la salle à manger du Château, pour un pur moment de convivialité, autour des mets simples et généreux de notre buffet (12E), si vous me prévenez dès aujourd'hui.

     

    Et les vagues vinrent

    les suppliantes

    avec le temps de toi-même

    et ton sourire de source

     

    Nous vous attendons.

    Pierre-Jean Blazy

  • LES SANGLOTS DE L'AIGLE‏

         Les sanglots de l'aigle

         seule la rivière s'en souviendra

         Je veux quitter l'hiver des villes

         La joie profonde

         ne sourit pas

     

    Le Château de Mouans-Sartoux a passé un bel été. Il s'est fortifié encore de la chaleur, des musiques et des regards posés sur lui.

    Et le vendredi 25 septembre à 19h, c'est dans son enceinte que nous recevrons la poète Geneviève Bertrand, qui vit à Coudoux, à quarante kilomètres de la capitale phocéenne.

    Elle nous emmènera dans les lignes claires et la profondeur de son texte.

    Entre ses mots se glissera la flute traversière de Christine Lacombe, pour que notre joie soit complète.

    Après vous et la riche scène ouverte, c'est Deborah Bellevy, soprano réputée sur notre Côte d'Azur, qui emplira  le Château de sa tessiture magnifique.

    Puis le buffet (12€) réunira autour des artistes celles et ceux qui veulent prolonger l'Instant.

    Dites-moi très vite, à cette adresse, si vous y participerez.

     

         Loin de la mer

         la fièvre monte

         il y avait

         la mélancolie aux yeux verts

  • LAISSEZ PASSER LE BONHEUR

     

    Le chateau 1

    Il y a dans l'air, en ce vendredi soir, toute la chaleur lourde de la journée.

    Le public pourtant se presse aux portes du Château. Jamais nous n'avons été aussi nombreux.

    La grande salle au parquet de bois et à la cheminée d'époque est trop petite.

    Il faut dire que c'est le dernier Vendredi  du Château avant le 25 septembre.

    Il sera beau

    C artes 1

    La voix claire de l'ami Claude Artès se dresse entre les tourelles:

                            Goûter à la saveur d'un après-midi

                            sur tes lèvres

                            emprunter cet étroit chemin

                            où les rêves s'écartent

                            pour laisser passer le bonheur

     

                            J'ouvre ma journée

                            en pensant à toi

     

    La harpe est pure. Et les doigts experts d'Emeline Chatelin Chatelin 2 savent depuis toujours caresser la mélodie pour l'emmener très haut.

    Une fois de plus devant nous, le poète et le musicienne font qu'un.

     

                            Chaque jour dessine

                            la magie de l'instant

                            j'ai posé mon cœur

                            sur le doux de tes seins

                            étreinte où mes mains sculptent ton corps

                            imprégné dans ma mémoire à tout jamais

     

                            Tant d'heures perdues

                            à jamais rattrapées

                            que restera t-il de nous?

                            un souvenir, quelques mots dans un livre

                            et les moments d'amour

                            qui, seuls, nous ont aidé à vivre

    Artes chatelin 1

    Le soir avance, dans son écrin fugace, incandescent.

    Bientôt ce sera l'orée de la nuit.

    La salle attentive

                            Il reste encore le bruit d'un paysage

                            où se perd le printemps de ton visage

                            j'entends le cri des orages

                            sur des chemins où j'implore l'amour

                            de creuser son sillage

     

                            Viens me dit-elle

                            monte à bord du vaisseau de mon corps

                            tu seras pour un temps, pour une heure

                            pour l'éternité magnifiée

                            seul maître à bord

    C artes 3

    La mer est proche et la fièvre monte. La harpe coule et les esprits dégustent la mélodie des mots 

     

                            La poésie étend sa lumière douce

                            et ses cuisses se referment sur mon dos

                            comme les pages d'un livre

                            terminé trop tôt

     

                            Brumes sur les Cévennes

                            il fait un temps à déshabiller les poèmes

                            le gris du ciel

                            se pose sur ton corps

                            le silence

                            embrasse

                            le clair de tes yeux

                            et accompagne

                            nos jeux amoureux

    Artes chatelin

    C'est fini. Le temps a couru très vite.

    Encore une goutte, rien qu'une goutte, dans l'océan des mots

     

                            je monte sans bruit

                            pas à pas

                            les escaliers de la nuit

     

                            j'attendais

                            ton sourire

                            à l'entrée du jour

    Blazy artes   P1010926bis 1

    Maintenant vos mots accourent.

     

          

          

    Nous écoutons ce soir dix-sept poètes, tous différents, touchants, qui nous emmènent dans les contrées de leur âme, aidés en cela par le piano de R rivault Richard Rivault :

    Mm davaine Madeleine-Marie Davaine,

    M holleyMyriam Holley,

    P1020084bis  Alain Sasson,

    M bachsMaria Bachs,

    C cudelChantal Cudel, 

    P1020098bis David Cardoso,

    P1020050bis Annie Jacquelin,

    P alzina 1Patrice Alzina,

    P1020030bis Florence Martinie,

    P1020037bis Brigitte  Caizergues, Elisa Verna,

    P1020057bisDaniel Galand,

    P1020100bis Marie-Solange Raymond,

    J raimondieJackie Raimondi, et 

    P1090097bisMicha Dunac,

    qui partage avec beaucoup d'émotion les mots de sa maman disparue, mots retrouvés après son départ.

     

    Puis voici le grand P1020107bisGérard-Philippe Sellès qui nous ravit.

    Et comme toujours, le dernier mot sera celui de la magnifique M freudMichèle Freud 

    Enfin, la chorale de la préfecture La chorale de la prefecture 2  La chorale de la prefecture 1  nous enchante avec trois morceaux empreints de fraicheur et de talent.

    Oui, cette vingt-quatrième soirée était un ciel étrange et beau.

    Tous les artistes reunis   Autour du buffet

    Pierre-Jean Blazy

    les extraits de poèmes de Claude Artès sont issus des recueils

    "Instants partagés" (Ed.Zengami,2014)
    "Tous les étés dans son cœur" (Ed.Vaillant, 2013), "Chaque matin tient le jour" (Ed.Chemin de plume, 2013)

     

  • DEUXIÈME FÊTE DE LA MUSIQUE ET DES MOTS‏

    Trois fois dès l'aube

    j'ai vu l'ombre d'une femme

     

    Je sais désormais

    et le jour et l'heure

    de l'éternel désir

     

    cette fraicheur du tout

    comme une incandescence

    dans les neiges d'automne 

    PJB

     

    Une belle saison finit dans la beauté.

    Celle qui s'achève aura réuni plusieurs centaines d'amantes et d'amants de la poésie, au Château de Mouans-Sartoux qui est devenu notre porte-bonheur.

    Il est donc temps de se retrouver pour le bouquet final, qui porte le nom charmeur de deuxième nuit de la poésie du Suquet, dans le romantique jardin du Moulin Forville-musée Victor Tuby, 17 rue Forville à Cannes à côté du restaurant "la canna suisse", de 18h à 22h.

    Tour à tour, l'Ensemble Vocal de Cannes, chorale qui porte haut en France et à l'étranger les couleurs de la cité des festivals, la virtuose harpiste Emeline Chatelin, et la chanteuse à textes Myriam Primus alterneront leurs arts avec seize poètes des Mots d'Azur.

    Venez faire une réserve d'émotions avant le 25 septembre, jour de rentrée au Château.

    Et ceci se fera, comme à l'accoutumée, dans la plus franche convivialité et avec quelques nourritures terrestres.

    A dimanche !

    Pour que vive la poésie de la rencontre.

    Pierre-Jean Blazy

  • LE BAISER DE LA NUIT

    " Les calèches du printemps s'estompent à l'horizon

    Il y a l'étrange secret de ma campagne apaisée,

    et l'infinie tristesse qui m'habite, avant de partir, l'âme au vent

    Il y a aussi le baiser de la nuit, ce chemin parcouru avec les évadés silencieux,

    et ces gouttes de silence que j'écoute quand se sont tus les cris du vent"

     

    Ce sera le dernier vendredi du Château, avant septembre.

    Ne manquez sous aucun prétexte le rendez-vous que vous donne Claude Artès  (poèmes ) et Emeline Chatelin (harpe), le vendredi 5 juin à 19h, au Château de Mouans-Sartoux.

    Ce sera un moment de beauté.

    Après eux, vous peuplerez la scène ouverte chaleureuse et changeante (présence à 18h30 pour les nouveaux participants), avant que l'étonnante chorale de la Préfecture des Alpes-Maritimes soit notre chant final.

    Et n'oubliez pas de vous inscrire au buffet (12 euros), par retour de courriel, afin de partager tous ensemble et avec nos artistes, quelques nourritures terrestres.

    A vendredi !

     

  • LES CALÈCHES DU PRINTEMPS ‏

     

    "L'été vient dans l'euphorie de l'âme

    Il y eut ce signe dans la nuit , et moi l'intranquille

    j'ai regardé  l'ombre des grands fauves, à la recherche

    du murmure de l'âme

    Il y eut ce cristal noir dans le territoire de ma mémoire"

     

    Mes amis venez au Château de Mouans-Sartoux, le vendredi 5 juin à 19h, pour partager l'écoute du poète Niçois Claude Artès, qui sera accompagné par la magnifique harpe d'Emeline Chatelin.

     

    Après ce concert de mots, notre très aimée scène ouverte vous donnera la parole (rendez-vous à 18h30 pour les nouveaux volontaires) avant que la jeune et talentueuse chorale de la préfecture des Alpes-Maritimes nous emporte dans trois belles chansons.

     

    Puis, le moment sera venu de la convivialité gourmande, autour du buffet préparé par nos mains (12 euros).

    Dites-moi dès aujourd'hui si vous y participerez.

    A bientôt

  • MIEL DE PRINTEMPS

    P j blazy c haza

    Il y avait un ciel où le vent a balayé l'hiver.

    La route est belle vers le Château, et une joie triste existe dans les allées de ses jardins.

    Voici, dans une salle pleine, exubérante, la voix calme de C haza 3Claude Haza qui emmène vers des rives étranges.

                                   Nés de la nuit nous sommes

                                   quand le monde au petit matin

                                   s'ouvre à la rumeur d'un feu

                                   inspirateur sur toute la terre

                                   (...)

                                   Mais c'est à toi que tu mens

                                   et tu le sais bien

                                   (...)

    La visite des mots se fait avec le son magique du saxophone de S nini 1Selim Nini, qui sait le faire chanter mieux que personne.

                                   Quelques pas de plus et tu risques de tomber

                                   dans le désordre qui met en ébullition

                                   toutes les substances du rêve

                                   comme une courbe en feu

                                   (...)

                                   Tout persiste à nous occuper

                                   s'emploie à découper l'instant

                                   dans cette union de blancheur

    Les royaumes disparus.

    La langue des pierres qui parle des solitudes à deux.

    Et les champs de la nuit, où il n'y a que vagues et vent.

                                   Mais c'est toi surtout que l'on touche

                                   beauté partagée

                                   c'est toi qui parle de nous

                                   et relèves aussi du songe éveillé

                                   (...)

                                   Sous les lueurs du crépuscule

                                   marcher sans effacer la

                                   neige pure du chemin

    Chacune, chacun, lève les yeux vers le ciel de ses désirs.

    Au centre du silence, je déguste à pleine bouche le miel de ce printemps.

    C haza

     

                                   L'écho n'accable que les vastes étendues

                                   la grêle frappe avec le vent

                                   la source débute entre les herbes

                                   (...)

                                   et si je résistais à m'enfoncer dans le soir

                                   (...)

                                   l'embrasement monte comme

                                   un incendie dans l'âme

                                   après une émotion

                                   avant l'ivresse du corps

     

    C'est un ravissement subtil que de voguer sur un lac aux eaux noires. 

    S nini  

    Il y a une jeune créature dans cette nuit.

    La nuit des loups.

     

                                   Je voudrais demeurer attaché

                                   par le regard seulement

                                   à ce qui est là non visible mais

                                   intensément généreux

                                   (...)

     

                                   si le savoir effaçait le manque

                                   la mort ne viendrait pas

                                   tu serais mon éternité

                                   ma maison sous les branches folles

                                   comme au début d'un regard

     

    Je vois un passeur, perdu vers ce grand cimetière de brumes, dans ma campagne aux terres parfumées. S nini 2

     

                                   cette lumière brillante

                                   sur la montagne

                                   semblable à une étoile

                                   est une flamme d'impatience

                                   que la nuit prend pour une fleur

     

                                   que pèse ici ce tas de pierres

                                   posées contre le mur de tes souhaits?

                                   après la marche dans le monde

                                   le front appuyé contre la vitre

                                   c'est sans doute le poids d'une vie

     

    C haza 2

    Le jour baisse.

    L assistance sous le charme des mots

    La lumière est douce pour accompagner vos mots lus et même chantés, comme ceux de Lorène Majou. L majou

    Puis onze femmes poètes vont se succéder, sous les applaudissements d'un public chaleureux et nombreux:

    M m davaine 1Madeleine-Marie Davaine,

    C laurent patouillardClaire Laurent-Patouillard,

    M f fournieMarie-France Fournié;

    M s raymondMarie-Solange Raymond,

    T touraouTatiana Touraou,

    F martinieFlorence Martinie,

    M gayMarie Gay,

    M holeyMyriam Holley,

    B caizerguesBrigitte Caizergues,  

    M louisMoana Louis et bien sûr,

    la grande M FREUDMichèle Freud.

    Et pour leur donner la réplique, il y a les mots chauds, surprenants de D cardosoDavid Cardoso,

    P alzinaPatrice Alzina,

    et B niverBruno Niver.

    Avant cette rencontre avec la voix et les mélodies de la soprano Claudette Ory, qui chante pour nous Théophile Gautier et Victor Hugo, excellemment accompagnée au piano par Guillaume Giffard. C ory g giffard

    C'était la belle ouverture du dix-septième printemps des poètes.

    Le buffet est dressé où cent partages vont naître. La salle du chateau

    Nous sommes frères et sœurs dans cette nuit claire.

    Avec enfin le temps d'être soi-même, au milieu de la poésie et des fulgurances du bonheur retrouvé.

    P j blazy 1 Pierre-Jean BLAZY