Compte-Rendu

LES SEVES LENTES

20/02/2026

Vendredi 6 février 2026 à 19h
Château de Mouans-Sartoux

Le bleu avait brillé en ce début de février.
Le château de Mouans-Sartoux, tous feux allumés, accueille la petite foule qui se presse entre ses murs.

Pierre-Jean BlazyPierre-Jean Blazy présente les artistes 


Sur la scène, André Ughetto, le poète marseillais, entonne son chant poétique, avec à ses côtés le jeune et très doué violoncelliste Esteban Marchix.

Andre Ughetto

André Ughetto

 

Les incompréhensions ne manquent pas
tellement est tordu le bois de l'homme
Pourtant c'est sa parole qui vaincra
                          (...)

De cela seul décide le poème
grée pour affronter le temps
ou livré naufragé
à la denture de l'oubli

                          (...)

 

C'est dans les mots qu'on verse la mesure
de l'émotion démesurée

de l'Etre-là qui nous dépasse

avant de s'effacer

 (...)

Esteban Marchix

Esteban Marchix

 

                                         


                                   

 

DES BAISERS PERDUS PEPIENT DANS LES TAILLIS

06/12/2025

Vendredi 19 novembre 2025 à 19h​​​​​​​

Le soleil avait longtemps hésité et vers les cinq heures il a choisi de réchauffer à son couchant les murs épais du Château.

La salle bruissait de vos voix, et déjà le violon de Sophie Allain annonçait les mots de Marilyne Bertoncini :

Sophie Allain au violon

Déesse
me voici
j'ai enfin sculpté
ton absence
     (...)

je porte ton signe
je t'appartiens
j'ai entendu
vibrer l'appel
  (...)

Tout le jour
la mer gardera le gris doux un peu froid
d'une aile de goéland
aile immense
dont le battement sourd ne l'arrache jamais
à la terre
 (...)

Marilyne Bertoncini

 

                                         


                                   

 

JE SUIS DE VOTRE BOUCHE

01/07/2025

Vendredi 13 juin 2025 à 19h

Une semaine avant l'avènement de l'été, il fait déjà trés chaud en ce vendredi treize juin,
alors même que Gérard Pey monte sur la scène du château de Mouans-Sartoux, devant une salle aussi comble que curieuse.

Gerard Pey aux Mots d'Azur

Gérard Pey

Un après-midi au jardin

13/06/2025

 

Le 7 Juin 2025 à 15h lors d’un samedi après-midi estival, nous avions « Rendez-vous aux jardins »,
et plus précisément dans celui du Musée International de la Parfumerie, à Mouans-Sartoux, 979 Chemin des Gourettes.

Le public

LE RAYON LUMINEUX DE LA PAROLE

07/04/2025

Vendredi 21 mars 2025 à 19h

Depuis le milieu de l'après-midi, la pluie arrose la ville, et le vent tempétueux balaye la contrée.

Le Château est un ilot de lumière, et il est rempli quand entre en scène Pascal Giovannetti.

Pascal Giovannetti

Pascal Giovannetti

PAIX A LA PAROLE

06/10/2025

Vendredi 19 septembre 2025 à 19h

Le jour est chaleureux.

Et le château empli de pierres dorées.

Voici quatre vingt dix regards qui scrutent la scène, attentifs aux mots de la poète Claude Ber

et à Frédérique Woltz-Michaux, diseuse merveilleuse :

Claude Ber et Frédérique Woltz Michaux

Frédérique Woltz-Michaux et Claude Ber


                           

L'AMANT DU FLEUVE

06/01/2025

Vendredi 13 décembre 2024 à 19h

Le soleil a fui depuis le matin, mais en ce début de soirée la lune éclaire les formes douces du Château, qui accueille ses visiteurs.

Ezaka caresse deux pianos. Philipp Larsen fait résonner ses mots de cuir et de satin.

Philipp larsen

Philipp Larsen

Un temps pour aimer (03 mai 2024)

26/05/2024


 

Vendredi 03 mai 2024 A 19H, 
Les Mots d'Azur sont intervenus au château de Mouans-Sartoux
.

Mai est vieux de quelques heures, et nous retrouvons le chemin du château, pavé de sourires et de souvenirs.Voici de nouveau la grande salle bruissante, au parquet de bois et au plafond si haut !

Ce soir, vous êtes encore plus nombreux que d'habitude. La salle et le hall peinent à contenir tous les amoureux de la poésie, de la musique et du chant lyrique.

Magda Igyarto, la poète de Malaucène, dans le Vaucluse, a déjà pris possession des planches, avec à sa droite la jeune et talentueuse flûtiste Gabriella Carrara.

Magda Igyartobis

Magda Igyarto

Gabriella Carrarabis

Gabriella Carrara

NAITRE (02 février 2024)

24/02/2024

 

Vendredi 02 février 2024 A 19H, 
Les Mots d'Azur sont intervenus dans la
salle Courteline, à Mougins-Village.

Les galeries d'art de Mougins-Village bruissent encore des visites de la journée. 
La nuit est tombée, et remonte doucement le drap sur un ciel couleur d'encre.

Soudain, la salle Courteline brille de mille feux.
Dominique Sorrente est sur scène, face à soixante regards, curieux de savoir ce que le troubadour de la scène marseillaise a emporté dans son bagage.

Dominique Sorrente

ECRIRE DELIVRE (15 décembre 2023)

06/01/2024

Vendredi 15 décembre 2023 A 19H, 
Les Mots d'Azur sont intervenus dans la
salle Courteline, à Mougins-Village.

La nuit est tombée sur la mi-décembre.

Nous nous retrouvons ce soir dans la belle et grande salle Courteline, au pied de l'écrin de Mougins-Village.

Et malgré ce changement provisoire de notre lieu de retrouvailles,la proximité des festivités de Noël, et un méchant virus, quarante visages souriants et impatients sont là,en face de la grande scène qui s'éclaire.

Clara Ropion - Pierre-Jean Blazy - Mathis Ropion

Recevoir Yves Ughes est un honneur car il est un poète accompli, au verbe profond et au sourire chaleureux. C'est aussi une joie: celle d'accueillir un ami.

A ses côtés ce soir, ses deux petits-enfants, Clara Campagno (voix), et Mathis Ropion, guitariste talentueux et résolument moderne.

LES CHEMINS DE L'ESPERANCE (15 sept 2023)

22/10/2023

Vendredi 15 septembre 2023 A 19H, 
Les Mots d'Azur sont intervenus dans la belle salle du château de Mouans-Sartoux.

La mi-septembre nous salue bien, mais l'été est encore vivant en ce quinzième soir de septembre.

Pierre jean blazy 3

Le château se pare d'or sous le soleil finissant.
3 sabine venaruzzobis

Sabine Venaruzzo est la troubadour du poème vivant et déclamé.

Elle parcourt villes et villages, et ce soir, Sinto Flamenco l'accompagne, lui le patriarche de la fête étrange et joyeuse.

lls entrent côte à côte sur la scène mouansoise:

                  La vie est un jeu
                  Ce n'est pas le bleu du ciel
                  Ce n'est pas le bleu de l'océan
                  Ce n'est pas le bleu de la mer
                                    (...)
                    

                   Ce n'est pas le bleu de l'aube à venir
                   Ce n'est pas le bleu des mots dits
                   Ce n'est pas le bleu de la peur d'écrir
e
                                   (...)

UN CIEL PARFAIT (09 juin 2023)

01/07/2023

Vendredi 09 juin 2023 A 19H
Les Mots d'Azur sont intervenus dans la belle salle du château de Mouans-Sartoux.

L'orage n'est pas loin, mais tournera au-dessus de nos têtes, sans jamais lâcher ses cordes. 
Il ne faut que quelques minutes pour queLe public du château la grande salle du Chateau se remplisse.

 

 

Et il suffit de quelques secondes pour que les conversations s'estompent
lorsque Cédric Jacob entre en scène :

Cédric Jacob

 

 

Je me revois enfant, rêvant d'un ciel parfait
 Ne sachant que très peu,mais devenant avide
 Des tableaux de cosmos, l'interminable vide
 Et savoir où j'allais...personne ne savait

                            (...)

 J'aimerais te conter, mon adorable fée,
 Sous des cieux découverts sur la colline nue,
Dans sa douce fraicheur à jamais inconnue
L'angoissante splendeur de la sphère étoilée

                                                  (...)

 

 

 

 

DES PIVOINES AU PRINTEMPS

15/04/2023

Vendredi 31 mars 2023 A 19H
Les Mots d'Azur sont intervenus dans la belle salle du château de Mouans-Sartoux.

Le dernier rayon de soleil du mois éclaire la façade du Château.

A l'intérieur, la grande salle bruisse de vos conversations, petits secrets et considérations sur l'art, la vie et les couleurs du temps.

Cecile crousse alexia aubert nancy zotier

Alexia Aubert est sur la scène, concentrée et entourée de Cécile Crousse (violon) et de Nancy Zotier (guitare), qui à cet instant accordent leurs instruments.
Ce sont donc trois jeunes femmes qui vont enchanter un vieux chateau.

Cecile crousse

Cécile Crousse (violon)

Nancy zotier

Nancy Zotier (guitare)

Le spectacle peut commencer.

TOUT CE QUI ETREINT LE CIEL

10/12/2022

 
VENDREDI 25 NOVEMBRE 2022
 
L'automne vient cogner à la porte du Château,
mais le vent froid ce soir n'impressionne pas les murs centenaires qui en ont vu d'autres.
Ma Saïsara est sur la scène de Mouans-Sartoux, guitare à l'épaule, avec Papy Mallo derrière elle , qui complète la symphonie.Ma Saisara les mots d azur 2022 11 25

SUR L'ARBRE NOUS AVONS CUEILLI LES FRUITS

25/09/2022

SUR L'ARBRE NOUS AVONS CUEILLI LES FRUITS

Vendredi 9 septembre 2022

Septembre frappe fort quand le public envahit le Château.

Vous êtes quatre-vingt quinze à arpenter, dans la chaleur vive et douce de ce vendredi soir, les couloirs de la poésie.

L assemblee des mot d azur 2022 09 09

Jean-Jacques Nuel, le poète-écrivain de Cluny est là, entouré par Brigitte Blondeau, professeur de violoncelle au conservatoire de Nice.

UN PAIN BLEU TOMBÉ DU CIEL

20/05/2022

Vendredi 6 mai 2022

            UN PAIN BLEU TOMBÉ DU CIEL

Sous  un ciel d'orage, le Château brave le temps, solidement planté dans la terre.
Il porte bien ses sept siècles, et transmet à tous les regards son imposante sérénité.

Chateau mouans sartoux nuitYves Miséricordia lui ressemble, et, debout, entonne le chant de ses mots, devant une salle pleine à craquer et qui déborde jusque dans le hall d'entré

Les fruits tombent des âmes

11/02/2022

Vendredi 04 février 2022
Les fruits tombent des âmes

Pourtant, depuis Noël, pas un jour entier et grisonnant n’avait duré au-dessus des toits maralpins…

Deux jours après la Chandeleur, et  vingt lunes avant Mardi-Gras , le ciel de ce vendredi est couleur gris-plomb.
La brise de terre toute la nuit a soufflé vers la mer.

Pierre-Jean Blazy

Mais le soleil, venu des Hautes-Alpes, est entré dans la voix de Marion Lafage, bien campée sous le projecteur,
à deux petits pas de Nadine Miccio et de son violon de la joie :Marion Lafage et Nadine MiccioMarion lafage 20220204 2

J’ai vu certains oiseaux frémir des temps nouveaux
Leur présence rassurait les projets jardiniers
J
’ai senti l’air frais les couleurs des tulipes
Et la fragilité des premiers lilas

                          (…)

Confier à l’épaule de la tendresse
la plume simple du jour

Se vêtir

du sourire de la nuit

dépasser l’attente noire

                         (…)

Quarante visages tressaillent et se laissent guider dans la pénombre annonciatrice.
Le violon danse.

Il imprime sa mélodie dans l’esprit qui le guette.

Plaque de métal chauffé àNadine miccio 20220204 blanc
Le lac après la  pluie

Sulfurise paysage et sentiments                

                               
( …)

 

Sous les sommets blanchis, sur l’herbe noircie
Bêlent encore dans les prés toutes les brebis

 

 

 

Ardente vérité des mots et de leur long parcours de luge.
La trace de la lumière s'incruste sur la scène réchauffée.


Marion lafage 20220204

         Là où le noir troue le bleu outremer
        
frontière du rivage au couteau
        
sur la ligne de flottaison vert sapin
        
sous la profondeur
                                
( …)

        Ce trait fondu

        a plani sous la verticalité rugueuse

        le sillon qui coupe

                               (…)

 

 

 

 

Puis la scène ouverte s’installe, pour révéler les secrets bien gardés de Véronique Icart, Anna Ostrovskaya,Muriel Brosset, Claude Labadie, Cédric Jacob, votre serviteur, Marie Gay et Patrice Alzina.

Véronique Icart

Véronique Icart

Anna ostrovskaya et pierre jean blazy20220204

Anna Ostrovskaya

Muriel brosset 20220204

Muriel Brosset

Claude labadie 20220204

Claude Labadie

Cedric jacob 20220204

Cédric Jacob

 

Pierre jean blazy 20220204

Pierre-Jean Blazy

Img 0491bis

Marie Gay

Patrice alzena 20220204

Patrice Alzina

 

         
         

 

Ce fut belle introduction à la divine prestation de Sarah Caussé, mezzo-soprano preste et à la présence joyeuse et partageuse.​​​​​​Sarah Caussé

Le public conquis se lève et entonne le chant du véritable partage, entre les notes du piano vivifié par les doigts et le doux regard de la pianiste Natalie Setera.

Sarah causse 20220204 2

La vérité est dans la lumière.
Et dans les fruits qui tombent des âmes.

C’était la vagabonde liberté

dans le dos noir et dru du temps.

Pierre-Jean Blazy

 

 

 

 

Les mots azur 20220204

Natalie Setera, Sarah Caussé, Pierre-Jean Blazy,
Nadine Miccio, Marion Lafage

Les mots azur 20220204 sortie

Marion Lafage, Pierre-Jean Blazy, Nadine Miccio,
Natalie Setera, Sarah Caussé

 

LE REGARD DE L’ENFANT

30/11/2021

Vendredi 26 novembre 2021

C’est un vendredi de fin d’automne, où la lumière depuis longtemps s’est installée.

Img 0312bis

 

La nuit désormais entre en la ville, alors même que Gérard Pons descend de la scène pour s’adresser à un public de soixante personnes, malgré ces temps incertains.

Gerard pons et filipe monteiro

 

Il faudra mettre
une pétale de rose
dans les pages d’un livre
pour assurer l’éternité

(…)

La feuille serait-elle
l’âme du présent
comme le regard de l’enfant
dans lequel s’efface le temps

Filipe monteiro guitariste compositeur

 

La guitare ondulante du maitre en musique, Filipe Monteiro, colore les mots du maitre-graveur, et poète :

La fixité de la pierre
assurera l’inévitable trace
du passage du temps
(…)

Parfois la mort se tue
dans un silence oblique
quand les roseaux respirent
à la caresse du vent

 

Le public est capté par les mélodies de mots mêlées de guitare.
C’est un nectar qui se déverse sur la belle salle Léo Lagrange aux lumières tamisées.

Un peu de pain
reste sur la table
Dehors les frênes
décomptent les jours
Les brebis bêlent
dans l’enclos protecteur
(…)

Que reste t-il de la feuille morte,
du vol des oies sauvages,
de l’eau sous le pont
que reste t-il des traces
sur ton visage
sur ton coeur ?

C’est une définition du bonheur que de se laisser emporter par les deux artistes qui s’interrogent et se répondent, dans un dialogue en majesté.

Pierre jean blazy gerard pons et filipe monteiroLes applaudissements crépitent et la scène ouverte s’ouvre, en présence de Véronique Icart, Muriel Brosset, Claude Labadie, Philippe Mallet, Anna Ostrovskaya, Alexia Aubert, Cédric Jacob, Phally Griffon, Jackie Raimondi, Marion Lafage, votre serviteur, Marie Gay et Patrice Alzina.

Veronique icart poete 1

Véronique Icart

Muriel brosset poete

Muriel Brosset

Claude labadie poete

Claude Labadie

Philippe mallet poete

Philippe Mallet

Anna ostrovskaya poete

Anna Ostrovskaya

Alexia Aubert - poète

Alexia Aubert

Cédric Jacob - poète astronome

Cédric Jacob 

Jackie Raimondi - poète

Jackie Raimondi

Marion Lafage - poète

​​​​​​​Marion Lafage

Pierre jean blazy 1

Pierre-Jean Blazy

  Marie Gay - poete

Marie Gay

Patrice alzina 7

Patrice Alzina

   
         
         

 

Puis c'est le moment de grâce.​​​​​​​​​​​​​Marie Thurneyssen

La blondeur et le chant magnifique de Marie Thurneyssen envahissent l’espace et le temps, et nous emmènent par la main dans le Brésil mystérieux et envoûtant ;

Marie Thurneyssen et Filipe MonteiroAu cœur du cœur du chagrin, et de l’amour flou.

La lumière devient bleutée, la lenteur vive, et une porte s’ouvre sur les inapaisables désirs.​​​​​​​Img 0382bis

 

Pierre-Jean Blazy

C’EST UNE FOLIE D’ECRIRE

23/10/2021

Vendredi 10 septembre 2021

Ce matin est né un jour de soleil franc, et notre invité, venu de Lyon s’avance vers la scène, avec Marion Lafage à ses côtés.

Et la salle Léo Lagrange est assez vaste pour recevoir tous ses mots, donnés à un public attentif aux phrases qui parcourent les travées.

Pierre jean blazy nadine miccio marion lafage patrick laupin

Patrick Laupin parle :

Pour écrire il suffirait un jour de se lever
et d’oser enfin parler. Mais il est difficile 

de dire les choses les plus simples (…).
J’aime le grand rêve d’une fenêtre ouverte.

Dans une goutte de rosée je vois le secret d’un monde
que l’on a jamais bien pu éclaircir.

Aucune personne vivante n’est inutile.

                  (…)

Nadine miccio aux mots d azur

 

 

Nadine Miccio sait faire mieux que personne parler son violon, ample et généreux comme un vol qui monte au ciel. Sa mélodie en appelle une autre qui emplit tous les esprits.

 

 

 

 

 

 

 

C’est une folie d’écrire, ombre dédoublée des
premières vies anciennes(…). C’est le retour de loin, le
codicille des parents, le maudit soupir des pèlerines sur

la route, le petit gardien d’oies près du moulin (…)

La tristesse des dieux me tombe dessus comme un mur

ou une pluie m’arrêtent.
                 
(…)

Ici la nuit n’est pas encore tombée sur nos âmes, et la ferveur reste reine quand le violon sublime toutes les émotions retenues qui se libèrent enfin.

Marion lafage et patrick laupin

 

 

 

 

 

 

 

Quand la vérité vient, elle dit tout.
C’est par mon silence que j’arrive et j’étudie en frère.  Malgré l’aurore impossible de la terre, le vide est un  bien. Je connais sa splendeur. N’ayez pas peur. Le silence protège nos faiblesses.
                                   (…)

 

 

 

 

Patrick Laupin est un buveur de ce  vent qui chasse la brume avant qu’elle ne revienne. Lui et Nadine Miccio sont un duo qui retarde de quelques lunes la rousseur de l’automne.

Patrick laupin aux mots d azur

 

Longtemps ces mots vont résonner dans nos esprits.

Est-ce-que j’essaie de guérir de mélancolie en écrivant ?
Un peu je crois (…). Mais vient toujours à ma rencontre
cet hiver arrêté devant ma peine quand l’écriture devrait permettre
de se rencontrer. Dieu ou Poème. Si vous existiez, vous défendriez mon corps
et mon sens et vers vous j’accourerais.

                                     (…)

 

 

 

 

Après l’intensité du mariage consommé des mots et des cordes du violon, la scène ouverte est un berceau de fraîcheur et de styles différents. Véronique Icart, Cédric Jacob, Marion Lafage, votre serviteur,Marie Gay, Muriel Gimenez et Patrice Alzina viennent partager leurs créations, pour certaines estivales, dans la joie qui crépite, et le plaisir non dissimulé de se retrouver.

Veronique Icart PoeteCedric jacob poeteMarion lafage aux mots d azur

 

 

 

 

 

Véronique Icart                                          Cédric Jacob                                    Marion Lafage   

 

Marie christine gayMuriel gimenez poetePatrice alzina 6

 

 

 

 

 

                         Marie Gay                                              Muriel Gimenez                                      Patrice Alzina 

C’est alors que surgit Krizta Salat, comme un couronnement de cette soirée captivante.

Krizta salat

 

Elle est habillée de sa voix incomparable, avec au piano Laure Temporale,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et à troisKrizta salat et Laure temporale reprises, notre Carmen de Hongrie va ravir son public
en descendant à sa rencontre,
et jeter dans le cosmos infini tous les crépuscules du tourment.

 

 

 

 

 

 

 

 

10 sept 2021 le final

Patrick laupin

 

 

 

 

 

Ne restait plus alors que les consolations terrestres, qui prenaient la forme d’un généreux et savoureux buffet partagé.

 

 

 

 

 

 

Nous ne pouvions laisser Patrick Laupin rejoindre la capitale des Gaules sans vivre un atelier d 'écriture animé  par ses soins.

Atelier d ecriture avec patrick laupin

 

 

 

 

C 'est ainsi que le lendemain à  10h dans la salle à  manger du Château de Mouans-Sartoux, douze apôtres se sont retrouvés pour vivre deux heures trente d'une rare intensité. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces deux partages étaient de la couleur de  l'été. 

Ils resteront gravés dans la nuit méditerranéenne qui emporte nos rêves.

Pierre-Jean Blazy

CETTE PIERRE DE PUMA QUI FLAIRE LE FLEUVE

24/07/2021

Gilbert renouf et alain romagnoli les mots azur 11 juin 2021

VENDREDI 11 JUIN 2021 A MOUANS-SARTOUX

Pierre jean blazy les mots azur 11 juin 2021

L’immense salle Léo Lagrange s’anime enfin.

Les poètes et amateurs de poésie sont là, préférant aux rayons d’un soleil finissant lres projecteurs braqués sur Gilbert Renouf, venu depuis Toulon ressusciter Rémy Durand et sa poésie inoubliable :

                                                                                                                              Elle dit tu es mon éternel reviens mon pérenne
                                                                                                                              l’autre je l’aime mais c’est brouillard
                                                                                                                              ce sont ces petits nuages qui passent dans mes 
                                                                                                                              gestes
                                                                                                                              à l’époux elle dit tu es mon plus beau
                                                                                                                              mon plus aimé
                                                                                                                              tes rides plus encore vieillir avec toi
                                                                                                                                                               (...)

Alain romagnoli les mots azur 11 juin 2021

A ses côtés, le guitariste Alain Romagnoli fait vibrer les cordes d’une façon unique.

La mélodie s’enroule autour de ses doigts et subjugue le public.

                                                                                                                             Je me souviens de Caracas Venezuela    
                                                                                                                             Je me souviens d’une pierre vivante et primitive
                                                                                                                             pierre sonore d’eau et de révolte
                                                                                                                             d’enfance entêtante et têtue
                                                                                                                             pierre solaire
                                                                                                                             Je me souviens de cette pierre de puma
                                                                                                                             qui flaire le fleuve
                                                                                                                                                                   (...)

  Dans la ville le temps est comme arrêté.
  Femmes et hommes prennent le temps de convoler en poésie.
  Le jour s’attarde pour ne pas en perdre une miette.


                                                                                                                            Autrefois , il y a très longtemps, tu habitais à
                                                                                                                            l’intérieur de pierres en cercle, et prenais contact                  
                                                                                                                            avec le cosmos, avec les énergies de l’en-haut, la nuit
                                                                                                                            sous un ciel piqué d’étoiles
                                                                                                                                                                   (…)

Voici que les notes prennent le pas sur les mots.
Voici les mots ardents qui à leur tour emportent la musique, dans une danse endiablée qui ressemble à l’été.

Gilbert renouf les mots azur 11 juin 2021

                                                                                                                                      Je suis né à Caracas, un jour d’aguacero, l’orage sud-
                                                                                                                                      américain qui s’abat en déluge d’eau nouée d’éclairs 
                                                                                                                                       et de tonnerre, dont je découvris, durant mon enfance
                                                                                                                                      vénézuélienne, la fascination et l’effroi et dont je
                                                                                                                                      retrouvais plus tard, en Colombie et en Équateur                     
                                                                                                                                      l’indicible bonheur, le plaisir d’un cataclysme à la fois                 
                                                                                                                                      minéral et vegétal, cosmique et sidéral qui convenait à             
                                                                                                                                      mon penchant pour le tragique et les sensations                     
                                                                                                                                      extrêmes.    


Une vague fraîche d’applaudissements emporte cet hommage vers son destinataire.
Rémy Durand est là avec nous sur la scène, comme ce 22 septembre 2017, avec Gilbert Renouf et la pianiste et flûtiste Cécile Chassoulier ,
puis aujourd’hui avec Alain Romagnoli et sa guitare émerveillée.

Reste encore longtemps avec nous, toi le poète des mers du Sud !


                                                                                                                                                    *****************************


En ce vendredi de presqu’été, la scène ouverte s’est réduite pour mieux se tourner vers la félicité.

Madeleine marie davaine les mots azur 11 juin 2021Veronique icart les mots azur 11 juin 2021Maria salamone les mots azur 11 juin 2021Philippe mallet les mots azur 11 juin 2021
Madeleine-Marie Davaine,               Véronique Icart,                    Maria Salamone,                Philippe Mallet,       

Anna Ostrovskaya,

Cedric jacob en duo avec claude labadie les mots azur 11 juin 2021Cedric jacob les mots azur 11 juin 2021Claude labadie les mots azur 11 juin 2021

Cédric Jacob en duo avec Claude Labadie,

Patrice alzina les mots azur 11 juin 2021

et enfin Patrice Alzina

nous entraînent vers leurs mondes meilleurs et vers la vie aussi tout simplement.

 

Vanessa fouillet les mots azur 11 juin 2021

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela avant que la vibrante soprano Vanessa Fouillet, admirablement accompagnée au piano par Renaud Moutier nous fasse visiter les cieux peuplés de sa voix inimitable.

Vanessa fouillet et renaud moutier les mots azur 11 juin 2021


Nous ne voulions plus en revenir.

Vanessa fouillet et renaud moutier et pierre jean blazy les mots azur 11 juin 2021

Et pourtant les soirs au paradis finissent.
Tout ce qui nous submerge reflue vers nos gouffres de légèreté.

Vienne l’été et la nuit gouvernée par la lune.
Puis septembre allumera ses feux.            

Pierre-Jean Blazy

Puisque beauté il y a

12/12/2011

C’était comme si la nuit qui naissait avait décidé de pleurer tant et plus sur les contrées de poésie.

Des nuées de cette pluie de décembre s’abattent sur le vénérable château, qui en a vu d’autres.

 

Nathalie Riera nous parle de ses claires visions :

« (…) vous que j’entends à peine à cause du passage des chevaux, quand de moi vous reste encore (…) flèches des oiseaux des matures, voix de feu, feuillue, moi qui me tourne vers qui vers où ? toujours, vous »

(ClairVision, éd. Public.net , 2009)

 

Elle nous dit que « dans la voix du poète , (il y a) comme une peur de mourir de sécheresse.

Et puis ce regard qui cherche à déserter ce qui l’envahit »

(Puisque beauté il y a, éd. Lanskine , 2010)

 

Les cordes vivantes du violon de Juliana Plançon couvrent le bruit du silence.

Trente-trois regards s’apaisent et Nathalie Riera enchaîne :

 

« rallumer la flamme que fauche le vent par cœur

que jamais tu n’oublies l’amour

l’aimer comme l’aime avec vie contre le pire

feeling in first »

(Feeling is first éd. Le Réalgar, 2011)

 

Fabienne Pujalte, aux yeux de pluie, prend la suite du soir et entraîne avec elle « les cœurs chauds au cœur émeraude ».

 « Toi face à moi

Je pose mon doigt sur ta bouche

J’efface tes derniers mensonges

Je glisse le long de ton bras

Ta main ouverte me parle

Je peux lire dans ta mémoire

Tout ce que tu ne vois pas

Tout ce que tu ne dis pas »

 

Puis Chantal Cudel, la singulière, emmène dans son chant les relents de la beauté, tout comme résonne la voix profonde du comédien François Voisin, qui partage avec nous quelques battements du « cœur des filles ».

 

C’est l’heure pour les très jeunes Maxime Tomatis et Axel Boyer de faire revivre Maurice Carême et Arthur Rimbaud.

Un vent de fraîcheur vient sécher la pluie. Julie Forgue nous partage Dominique Mathieu, puis voici l’invitation des paroles dans le désert de Brigitte Broc et de  l’ami Dom Corriéras.

 

Une dernière respiration, avec la chaleur du chant de Françoise Deleuse, avant de laisser s’égayer, dans les dédales du château, cette « passion pour l’inutile » de Marc-Vincent Péalat.

 Ce fut, avec vous,  un beau visage de décembre.

 

Pierre-Jean BLAZY

Un été de paix à l'ombre du château

03/07/2011

Un été de paix à l'ombre du château

C'était une chaude après midi de printemps. Dans les jardins du château le soleil bruissait, et des promeneurs alanguis ralentissaient leur marche.

Au loin on entendait une harpe et un violoncelle qui s'accordaient.

Bientôt les mots allaient sortir des imprimeries ou trop de repos les avaient engourdis.

Pour nous dire, par la voix de Raphaël Monticelli:

"voici une part de bonheur: regarder la lune, les étoiles; simplement les voir belles,

précieuses, lumineuses, et savoir que tu es né de la même matière qu'elles"

                                     (...)

"voici une part supplémentaire du bonheur: un feu nait pour éclairer la nuit. Il est

beau, joyeux, robuste et fort. Tu sais que ta vie se consume de la même ardeur"

                                    (...)

"voici la part ultime du bonheur: se savoir mortel, et en vivre"

 

Il fait si chaud mais un peu d'air frais caresse les lourdes pierres.

 

"étreinte

la mer s'éteint

nous ne sommes

qu'un

sang et pluie"

"je vous salue les asséchés les vibrants les criards

sous l'insulte des feuilles et des fileuses de fiel"

 

J'entends au loin dans les jardins des cris joyeux de femmes:

"les aimantes

les absentes

les belles amères

les femmes armées

(...)

Ici s'achèvent mes serments en miettes

je ne laisserai de mon sillage ni paille ni écume"

(...)

il ya le corps des femmes

nous savons combien il est tendre trop tendre

comme un rappel de nos naissances en nous

nous le savons

ouvert aux ondes de la terre et du ciel

(...)

et puis bientôt la nuit pour le repos des corps et des âmes:

"nuit chargée de lune

nous fûmes

deux

amère étreinte que le sang plie"

 

Après ce voyage de découvertes, Elsa Verna lit quelques mots de Nicole Lanza et ses

"moments d'ardeur, comme un déluge de sablier du temps" 

Oui,

"nous avançons vers l'aurore pour lever l'ancre"

 

Puis Christophe Forgeot nous donne deux moments inédits, avant que Françoise Tauran et Eric Maïolino entonnent leur "grand huit"

 

Un slam d'Eric Maïolino surgit de nulle part: "quand j'ai peur, j'écris mon silence est un cri"

Ce fut alors un moment de chansons, a cappella, ces chansons que nous aimons, où le texte prend sa force dans la mélodie.

Clarisse Vandy, puis Françoise Tauran nous livrèrent leurs œuvres les plus récentes. Fabien Tomatis fit partager un texte très musical.

Avant ce retour à la poésie pure de Marie Gay:

(...)

ne parle pas

capte pour moi le silence

(...)

je te vois

vivant sur le boulevard du temps

glissant sur le soleil

doucement

je m'approche

de tes rideaux secrets"

 

Le rideau des Mots d'Azur, quant à lui, se rouvrira dès le 23 septembre 2011, avec vous, toujours plus nombreux, pour que le verbe reste vivant.

 

               NOS PROCHAINS RENDEZ-VOUS:

 

·         le vendredi 23 septembre 2011 : Pierre-Jean BLAZY présente son recueil "le cœur des filles"

à la médiathèque de Mougins

·         le vendredi 14 octobre 2011 : Roger Lecomte, à l'aquarium de la médiathèque de Mouans-Sartoux

Un vendredi soir au château

03/07/2011

n vendredi soir au château

 

  La lumière du jour était encore vive, aux abords du vieux Château, en ce beau vendredi soir de début de printemps.

 

 Le calme avait soudainement envahi le jardin, il y a peu encore recouvert de cris d’enfants.

 

Le poète et le chanteur étaient là, exacts au rendez-vous, et en face d’eux, plus de trente regards,

avides de mots profonds et de rêves au quotidien.

 

            « Avant de quitter ce monde, explore le monde du chant.

               Le silence vaut mieux que la parole, mais le chant

               vaut mieux que le silence ».

 

 Damien Riba s’élance, à la recherche de « la plus petite lumière » sur le sentier nocturne des maux et des mots.

 

            « Quand une prière vient du cœur

               même si ceux qui prient n’en comprennent le sens

               elle monte en haut

               et déchire le firmament »

 

Le doute s’installe. Les mélodies douces ou endiablées de Sinto-Flamenco s’accrochent aux textes lancés vers le public.

 

            « Vous aussi peut-être vous verrez le monde

               que j’ai vu avant qu’il disparaisse

               et vous le connaîtrez »

 

Puis le silence, et encore les cordes de l’instrument, et  le chant de l’artiste qui jusqu’à la fin donneront du bonheur.

 

            « Garde tes larmes dans ton cœur

               comme des diamants, des liqueurs,

              essuie tes larmes désormais,

              tu peux dormir en paix »

 

Puis la parole vient vers vous. Elisa Verna entonne alors les mots de Nicole Lanza, qui chante Matisse,

le « plaisir virtuose », « l’alchimie des sensations ». Elle effeuille « les pages de ma douleur, le soir ».

 

 

Fabienne Ros nous parle d’Angeline, sa petite fille (« je t’adorais quand je suis né ») et

de la maison de Mélina, un amour de grand-mère et son « doux parfum d’été ».

 

A ma demande, Marc-Vincent Péalat, notre doyen ce soir, se lève et partage un poème de

son recueil fraîchement paru, au titre évocateur : « Passion pour l’inutile », qu’il présentera

le 29 avril à 18 h 30 salle Belle Aube au Cannet :

 

            « Si toi tu sais pourquoi

              le grand pourquoi des choses

              par le sang du printemps

              et par l’odeur des roses

              dis moi ton nom »

  

 Enfin Marie Gay nous fait respirer :

 

            « l’empreinte des ailes d’oiseaux

              lisse le sable blanc

                        (…)

              mon corps est lacéré

              par les marques du temps

              mon pas capte en cadence

              les lettres du destin »

 

Elisa Verna nous confie alors quelques extraits de son cru, « des images et des mots volés à la mer ».

 

C’est à moi que revient le mot de la fin. Je l’emprunte à San Gérotéo (« le silence parle et

il a des yeux ») et à Anne Mounic :

 

            « Quand la lumière bouge selon les voix du vent,

              dans la demeure, l’ombre danse sur les murs

              par la petite musique de l’esprit,

              et nous valsons sur pointes, légers (…)

              par le trait d’union vif,

              de la menue minute qui fuit »

 La nuit est tombée, et nous guide vers la clarté de la Gabbia, où nous serons quatorze à

éclairer l’obscur, autour de la grande table qui se souvient encore des envolées de mots doux,

et des berceuses en prose poétique, jusqu’à l’extrême fin des accords de guitare.

 

NOTRE PROCHAIN RENDEZ-VOUS:

 

·         20 mai 2011: Raphaël Monticelli

Dans la chaleur de quarante et un regards

03/07/2011

Dans la chaleur de quarante et un regards

Dans la chaleur de quarante et un regards

il y avait

dans la nuit qui se posait

ce même feu qui couvait

et un chant entre les murs

qui se faisait azur:

"les chemins ont pleuré

jusqu'à la transparence

et sur la pente du jour

s'est levée la saison"

(...)

"le monde est il plus vaste

qu'un visage?

(...)"

Les mots de Brigitte Broc, à tire d'ailes,

viennent se poser et refleurir sous la fontaine

de la harpe, caressée par Emeline Chatelin:

"elle court comme on souffre

jusqu'au bout de soi même"

 

Puis la voix enfle et se calme dans l'épaisseur de l'air:

"un jour elle s'est blottie

sous la paille d'un mot

(...)

désormais

la terre est ta chair"

 

Il est difficile de discourir après un tel élan.

Marie Gay trouve l'angle qui prolonge nos instants:

" pudeur du brouillard

sur la mer de ta peau

(...)

J'appuie mon corps

sur la balustrade

qui me tient à la vie"

 

 Elisa Verna vient parachever la nouvelle truculente

de Jean-Pierre Rosso. Elle nous parle de ses chagrins de Berlin.

 

"A attendre la voix de la liberté.

Et à n’entendre que des plaintes.

Le destin tombé sur du béton armé"

 

C'est le tour d'André Chenet, que n'effraient pas les dangers

d'une poésie intégrale:

"le cosmos s'embrase

je n'attends rien

que le silence sacré

je ressuscite d'anciennes mémoires

je reviendrai gitan"

 

La transition est faite vers Françoise Mingot,

poétesse et éditrice de l'écriture gitane qui nous fait partager

le chant de l'ile déserte et "la soie des souvenirs heureux".

"(...)tu es le jour dans mes pensées"

 

Enfin, Philippe Molino ravive la mémoire de Gabriel Caressa,

ses " vibrations de l'esprit" dans " le beau voyage", quand il nous

demande: "éveille-toi lorsque l'aube se lève".

 

Dès lors, il est temps de dresser la lourde table, qui réunit autour

du généreux fumet de la Gabbia, vingt esprits repus de poésie.

 

Pierre-Jean Blazy

  

                NOS PROCHAINS RENDEZ-VOUS:

       ·          8 avril 2011: Damien Riba

·         20 mai 2011: Raphaël Monticelli

Au milieu de nous

02/07/2011

Le 03 décembre 2010

Au milieu de nous

 

Ce soir là, à la Gabbia il y avait au milieu de nous un rêve de poésie, un esprit de partage autour d'un désir commun.

Celui d'une fête étrange et très calme.

Au dehors le froid vif,

au dedans la chaleur des mots du dîner qui se préparait.

A la harpe: Isabelle Torelli.

A la musique des mots: Victor Varjac:

(...)

L'extrême à chaque instant

me pousse jusqu'au bord

où le jour étonné

ne me reconnait pas (...)

 

Puis le poète s'interroge:

(...)

Trouverons nous le temps

de dire "je t'aime"

à l'éphémère créature

enfermée dans nos cœurs ? (...)

 

Et il doute aussi:

(...)

l'être n'a plus de gite

hormis la solitude

lorsque le crépuscule

colonise le ciel (...)

 

Il nous interpelle:

(...)

je le vois mes amis

vous doutez de ma parole

oui vous doutez

sans toutefois me dire

que la folie me guette  (...)

 

Victor Varjac propose alors cette définition qui fait la différence:

(...)

L'écriture n'est-elle pas

cette fulgurance

terrible et sombre

qui jette sa flamme d'ombre

dans l'univers de la pensée (...)

 

Pour enfin revenir au milieu de nous dans la plus pure réalité de l'instant:

(...)

nous étions en hiver

et la lune plantait

ses ongles de safran

dans l'hermine sauvage

de ce manteau tout neuf

dont se couvre les arbres (...)"

 

Puis la parole passa à vous tous, qui pendant 50 minutes avait été si attentifs, si captivés.

Clarisse Vandy, nous parla du "jouir d'exister" et nous demanda de "laisser venir les mots (...) laisser venir les larmes, la colère et la peur (...) laisser tomber les armes, il est maintenant l'heure".

Clarisse partait une nuit plus tard pour son tour du monde. Nous pourrons la suivre grâce à son blog http://www.clarissevandy.blogspot.com 

Raymonde Andrivon, venue de Roquebrune sur Argens, prit ensuite la parole avec plusieurs textes où le chatoiement des couleurs était palpable, évoquant "le miracle des fleurs de chaque jour".

Ce fut le tour de Josée Forgue, qui eut la gentillesse de lire avec talent trois poèmes de votre serviteur, extrait du recueil "le cœur des filles", paru aux éditions Manoirante en Haute-Savoie.

Elisa Verna se leva alors et nous gratifia de ses "impromptus poétiques", dans une langue gracile et moderne, au contenu dense et profond:

(...)

L’instantané de la rencontre.

Tout semble dit. Un regard et la vie

Est une révolution. (…)

(...)

Aux confins de la vie

La terre entière

Surgit de l’ombre

Auréolée d’une lumière

Matutinale (...)

 

C'est à Jean-Pierre Rosso que revint le mot de la fin. A ma demande, il nous lut sa nouvelle "un jardin verdoyant (à Naïma)", écrite dans son style précis et riche. Elle nous tint en haleine jusqu'à la dernière phrase.

Huit heures et demie venaient de sonner au clocher du vieux Mouans.

 

Quatorze convives honorèrent de leur présence le diner mitonné avec talent par Jean-Pierre Dao.

 

Pierre-Jean

  

             NOS PROCHAINS RENDEZ-VOUS

     ·         4 février 2011: Brigitte Broc

·         8 avril 2011: Damien Riba

·         20 mai 2011: Raphaël Monticelli

Nous étions 32 et heureux

02/07/2011

Septembre 2010

Nous étions 32 et heureux

Petit à petit, la Gabbia aux couleurs chaudes d'oranges et de bois se remplit.

Habituée aux babillages de convives bercés de mets de la Méditerranée, elle se peuple à l'instant de mots ouverts , de mots d' azur.

Alors même que Marie accueille et trouve une place aux retardataires, je rappelle que nous sommes comme ce petit village provençal qui résiste encore et toujours à l'envahisseur, au rouleau compresseur médiatique, qui exclut si souvent le verbe , toujours vivant.

Et ce soir plus vivant que jamais, car nous voici unis pour écouter la voix de Christophe FORGEOT, et les mélodies frissonnantes d' Isabelle TORRELLI et sa harpe:

" c'est un camion de sable

déversé pour les proverbes de l'enfance

une fontanelle où s'ébroue le monde"

 

Puis le désert vient jusqu'à nous:

 

"dés l'aube toujours griller les entraves

et faire avancer les parterres de jonquilles

dans notre inconscient"

 

(...)

" certains de la caravane disent même

le manque d'eau nous fait vivre"

( caravane mirobolante l'Harmattan-1998)

 

Voyage aussi dans le genre très difficile de la poésie érotique, avec la publication en 2008, chez

Wallada, de ses "Murmures d'Eros":

"Mes mains cuites par tes soupirs se glissent dans tes cheveux.

(...)

Ne pars pas. La nuit tourne dans nos tasses et mélange nos corps.

Viens sur moi danser à feu doux"

  

"Ta main entre prend saisit et suscite la neige.

Ta maindécouvre mes silences et les pousse dans leurs derniers retranchements (...)"

 

" Le fumet de ta peau me fait penser au bois brûlé.

Ta voix chaude réveille les caves et les greniers.

Tes caresses montent les perrons à demi-écroulés.

Si pleines sont tes lèvres sous les colliers de feuilles"

(...)

" enlacer ton corps remonter le long de tes cuisses.

Cette nuit soustrait le temps et tu allèges mes mots de désespoir"

  

Puis l'ouverture de la "porte de la paix intérieure" (L'Harmattan-2009) se fait dans le silence:

 

 "nous sommes ces grains de riz à feu doux

 nous sommes accroupis une cuillère de bois à la main "

(...)

 

 "dans le trait j'ai grandi

comment répondre à tant de questions

joindre mes mains sur les tiennes

te sourire

te baiser de mes yeux

et dérouler notre feuille de papier comme le poisson

se lance dans le courant"

 

Ici est maintenant, la parole est au public.

L'étonnant Maxime Tomatis, du haut de ses 7 ans, avec sa juvénile assurance, nous récite deux poèmes répétés avec son père. Sophie Papadopoulos intervient ensuite, par plusieurs textes lus par Paulette Chefson, jusqu'à tendre la perche à Clarisse Vandy, qui part le 5 décembre pour un tour de monde en sac à dos, avec des feuilles blanches à remplir...

Fabien Tomatis, quant à lui nous fait partager un vieux souvenir andalou.

C'est Brigitte Broc, à ma demande, qui conclut de sa verve sereine ce moment de partage et de sourires.

 

Il est vingt heures trente.

Le temps s'échappe par la porte de la Gabbia.

Chacun reprend le cours de sa vie

Nous resterons 10 à le retenir encore un peu, autour d'un dîner préparé par Jean-Pierre Dao et Morgane.

 

  NOS PROCHAINS RENDEZ-VOUS :

              -  3 décembre 2010 : Victor Varjac

              -  4 février 2011 : Brigitte Broc

              -  8 avril 2011 : Damien Riba

              - 20 mai 2011 : Raphaël Monticelli