mots d'azur

UN LONG DECLIN D'AUTOMNE

Mes amis l'automne aura un jour de vie quand nous nous réunirons dans ce château d'art et de rencontre.
 
Je vous convie le vendredi 22 septembre 2017 à 19h dans la grande salle des conférences du château de Mouans-Sartoux, pour notre rentrée poétique et musicale.
 
Ce sont deux poètes varois de grande qualité qui nous feront le plaisir de leurs présences.
Gilbert Renouf et Rémy Durand, amis des mots d'azur et infatigables animateurs de poésie dans leur département, seront avec nous, accompagnés de la flûtiste et pianiste Cécile Chassoulier.
 
Puis la soprano Vanina Aronica clôturera  en beauté cette 33ème soirée, après que la scène ouverte ait recueilli la fraicheur de vos écrits estivaux.
 
Dites moi dès aujourd'hui que vous serez présents à notre buffet de fin d'été(12€), qui; dans la salle à manger du château, prolongera ce beau moment.
 
                                                           Dans le long déclin du silence
                                                           je cherche
                                                           l'ombre légère sous les pins
                                                           le parfum de ma mère
 
                                                           dans mon pays
                                                           de haute solitude
                                                                          (PJB)
 
Pierre-Jean Blazy
 

C'EST UN VOEU

      Soirée du 23 septembre 2016

 

L'été était encore vivant et l'automne petit enfant.

Le Château bruissait, se remplissait de vos sourires, de vos regards.P1140095    P1110367bis    P1110365bis

 

La salle est comble. P1140211 1                                                                        P1140089 1

 Antoine Simon entre en scène:  P1100036 1

 

 

 

     Tout marche tout va                      

     vers l'horizon qui est là-bas

     noyé dans un brouillard austère

     tout va tout marche sur la terre

     dans un enchevêtrement de gala

     (...)

 

     En crèche

     tes lèvres distribuent

     aux portes sans nombre

     la sève

     la liqueur des chagrins postérieurs

     (...)

 

Nous sommes dans les mondes de l'ombre, avec la voix forte, envoûtante d'Antoine Simon

qui emmène les mots, et les mélodies douces et fortes à la fois du saxophone de Caterine Naget-Polo.   P1140195 1

 

     Comme des huiles féodales

     au créneau

     les cerveaux ébouillantent le corps

     les yeux sont glauques

     les voix rauques

     n'osent plus se montrer

     et les doigts

     agiles comme des baguettes de fée

      veulent strier les pages d'ornements inutiles

     pour qu'un nom soit conjugué

     dans les mâchoires

     des grandes villes

     (...)

 

 Il y a l'incandescence. Il nous faut attendre demain, mais je veux l'attendre en écoutant le verbe     P1140162 1

se déplier, la musique se dilater.
 

La terre entière présente un visage maigre

ravagé d'automnes de pluies de crainte

des yeux rouges des lèvres blanches

et des soleils fanés pour réchauffer la vie

(...)

 

des joies volées engourdies par instant

sur les glaces froides droites

sur les masses de bambou mort

accrochent le soleil

 

un arbre

un chêne

alphabet du paysage

(...)

 

C'est un vœu, une chambre obscure qui lentement s'éclaire.     P1100039 1          P1140305 1

Et vos visages suivent les circonvolutions du poète-acteur.
 

Oiseau

larme des arbres aux doigts fourchus

sur le visage

de l'ingénue forêt sans âge

que déjà l'on aperçoit plus

(...)

 

Je suis le dernier des prodiges

l'enfant prodigue qui se fige

mon corps entier n'est qu'une digue

où s'amassent tous les vertiges

(...)

 

à chaque berge l'on me cogne

mais j'émerge dans les festins

tous les serments sont des charognes

je vais d'Amsterdam à Cologne

courbé en deux dans mon destin

(...)

 

 Nous sommes dans les ors des champs.

Avant de saluer nos cœurs ouverts, Antoine Simon livre son dernier mot, après la douce,  la mélodieuse fureur du saxo de Caterine Naget-Polo.

 

Ta jambe repliée sur mon cou

ton cœur replié sur la nuit

mes yeux repliés en toi-même

et l'écho tragique de l'ombre

     P1140287 1                    P1140254 1       P1140215 1                           P1140217 1

 

Puis c'est une scène ouverte apaisée, et de vraie qualité, avec vos talents réunis et vivifiants, qui s'installe devant nous.

 

Regardez et écoutez Madeleine-Marie Davaine, P1140117 1     Patrice Alzina, P1140384 1  , Michel Orion  P1140376 1

Louis Champavier  P1140340 1, Jackie Raimondi  P1140368 1, Fabien Tomatis et Brigitte Broc... P1100096 1

Regardez et écouter votre serviteur P1100106 1,  Irène Leneuveu P1140350 1, Muriel Brosset P1140357 1

et Laurenne Nocq...P1100110 1

 

Regardez et écoutez Michèle Freud, P1140391 1  notre conteuse poétisante, avant le chant final, magistral, de poésie chantée et de mélodie créée du guitariste auteur-compositeur-interprète Lobsang.   P1100122 1     P1140397 1

La lourde haleine du temps s'est enfuie.

Il y a la pureté de la nuit.    P1140428 1       P1140435 1     P1100030 2

 

Pierre-Jean Blazy 

06 07 53 00 42 

ETRE ICI EST UNE SPLENDEUR

                        Etre ici est une splendeur

                        quand

                        les ombres dans la lumière se cachent

 

                        Peu à peu je pense peu

                        je rejoins

                        le silence de mon père

 

                        et sa tendresse infinie

                                   (PJB)

 

Je vous attends, nous vous attendons, pour partager la 29ème soirée des Mots d'Azur, le vendredi 23 septembre 2016, à 19h, dans la salle des conférences du Château de Mouans-Sartoux.

J'aurai l'honneur et le plaisir d'accueillir, en votre nom, l'artiste de Carcès, le poète-nomade et véritable: Antoine Simon.

A ses côtés, la saxophoniste enchanteuse Caterine Naget-Polo habillera le verbe de ses fulgurantes mélodies.

Soyez avec nous, et venez peupler notre scène ouverte qui succèdera aux deux artistes.

Puis, l'ami des mots et de l'amitié, Lobsang, guitariste, auteur et interprète, sera là, au milieu de nous, avec trois chansons.

Dites moi dès cet instant si vous prolongerez avec nous ce beau moment, autour du buffet de Marie (12€).

A vendredi !

                         Un jour j'ai eu

                        le sentiment fugace du bonheur

                       cela m'est arrivé

                      dans un cauchemar merveilleux

                        Oui

                       chaque poème est une ride

                       sur le ruban de ma mémoire

                                           (PJB)

 Pierre-Jean Blazy

LE BAL DES MYSTERES

                            

              L'automne comme un loup silencieux avance                                   

              le bruit de ses pas s'éteint dans le vent

              voici l'ombre évanouie de lumière

              bientôt va s'ouvrir le bal des mystères

                                               (PJB)

 

 

Ne manquez sous aucun prétexte l'ouverture de la saison 2016-2017 des Mots d'Azur.

 

Le vendredi 23 septembre, à 19 h ,le château de Mouans-Sartoux accueille le talentueux et très scénique poète varois Antoine Simon, pour cinquante minutes de bonheur, en compagnie de la saxophoniste Caterine Naget-Polo.

 

Votre scène ouverte prolongera nos retrouvailles, avant que Lobsang, auteur-compositeur-interprète connu et reconnu dans nos contrées, vienne clore la soirée et ouvrir notre beau buffet d'automne (12€)  pour lequel vous devez réserver dès aujourd'hui , à cette adresse.

 

A bientôt mes amis !

 

                  Au déclin du jour

                  je suis poussière et cendre

 

                  Ivre d'amour et de poésie

                  je sais

                 que dans l'éternité

                 je ne m'ennuierai jamais

                                               (PJB)

LE TEMPS DE L'OUTRE-CIEL

Le soleil est dru sur la capitale du pays de Cannes et Grasse.

 

Voici le P1110367bis château de Mouans-Sartoux, P1110365bis imposant de calme et de sérénité, dans son parc-écrin, et vous, quatre-vingt quinze autour de P1090851bis Colette Guedj.

 

Soirée d'une infinie douceur. La lumière finissante a une transparence de cristal.

La fraicheur du soir s'étend sur le jardin, un voile de brume imprègne la terre de sa bienveillance.

Et la terre la lui rend bien. Les feuilles en sont humides de plaisir.

Donner recevoir, tel est le rite du don.

 

La prose poétique sonne. Et, en pas de danse avec les notes de piano de Cécile Chassoulier, P1110417bis cela est beau, cela est bon.

 

L'air est chargé d'infimes vibrations qui se communiquent à la terre, au ciel, en moi.

Mystérieux échanges entre la nature et l'homme, l'une et l'autre se nourrissant de la même sève.

Je suis en vie.

 

 

Oui la vie.  P1090857bis Celle des cordes vibrantes de Bruno Roman-Ruiz. Indicible violon qui allonge les jours dans la douceur. Qui prolonge le soir dans la ferveur.

 

Murmures des origines.

J'ai l'impression d'entendre les oiseaux chanter pour la première fois.

Les âmes errantes sont gorgées de caresses et de baisers.

 

P1110412bis

Voici l'éclat flamboyant des buchers de la joie.

Qu'est devenue la pénombre perpétuelle de la douleur?

P1090869bis

Maintenant Cécile Chassoulier entonne de la flûte. 

Deus musiciens. Trois instruments.

Le château bruisse de toutes les peines qui s'éteignent.

 

Des mots doux flottent dans l'air, allument les étoiles une à une, réveillent la lune assoupie, saupoudrent les arbres de flocons d'argent, se déposent sur chaque parcelle de terre et la fécondent.

Ils habitent le vide.

Je me souviens.

 

Souvenance.

Nous sommes dans un essaim de fragments du Beau. P1090858bis Colette Guedj s'élance à nouveau, à longs traits d'air pur. Allons dans les mondes de l'ombre qui désaltère.

 

Plage de sable blanc un jour d'été breton triste et pluvieux, et des filets de pêcheurs trainant dans le sillage des flaques d'eau. Fissures et crevasses.

La lumière transfigure le monde, l'enserre dans un écrin de glace.

 

Vingt-huitième et belle soirée. Les applaudissements sont longs. Le soir se fait insistant, et entre chien et loup, les mots se posent et nous reposent.

P1090863bis 

Une vaste maison. De grandes lampées de lumière. Le bonheur d'être en vie, tout simplement.

Fragile harmonie entre l'extérieur et l'intérieur, entre le jardin et la maison, entre la légèreté de l'air et le tumulte du cœur enfin apaisé.

 

C'est l'heure de la fraicheur renouvelée. Le bonheur de la scène ouverte est là. Vous êtes quatorze au rendez-vous, dans la lumière tamisée du soir.

P1090886bis a Irène Leneuveu au chant,

P1090881bis Louis Champavier,

P1090888bis P1110570bis Jean-Pierre Haase pour La Fontaine superbement interprété, P1090890bis b Marie-Solange Raymond,

P1090895bis Myriam Holley,

P1090898bisPierre Kozlowski et

ses deux poèmes déclamés de haute volée,

P1090901bis c Florence Martinie, 

P1090906bis d Elisabeth Leneuveu,

P1110532bis Marie Gay,

P1090882bis Maria Bachs,

P1110582bis g Laurenne Nocq,

P1090917bis f Nathalie Dloussky et

P1090852bis votre serviteur, tour à tour, montent sur scène.

Avant que P1090923bisMichelle Freud, notre conteuse poétisante attendue par tous, vienne soulever les vivats,

une quinzième fois.

 

Puis P1090927bis  P1110637bis 

Florence Person, magnifique de voix et de prestance nous emmène vers ses trois mélodies.

    P1110513bis

C'est le temps des dédicaces de livres et de l’apéritif. 10 juin 20163bis

Voici maintenant les senteurs du buffet de fin de printemps, accueilli par de larges sourires.

P1110693bis

Il est venu le moment de l'outre-ciel.

La chambre douce et belle de l'amitié relance les appels du vent qui se lève.

 

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Pierre-Jean Blazy

TROISIEME NUIT DE POESIE ET MUSIQUE A CANNES‏

           
            Avec toi la quiète l'amante

            je vois dans le clair de ma vie

 

            Il y a mon cœur de foudre

            et les préavis de tes rêves

                    (PJB)

 

Les Mots d'Azur viennent vous inviter à la 3ème nuit de la poésie du Suquet, qui s'installera le mardi 21 juin 2016, de 18h30 à 22h30, dans le beau jardin romantique du Moulin Forville (musée Victor Tuby), au 17 de la rue Forville, à Cannes.

De 18h30 à 20h, l'association cannoise Artlive présentera l'Ensemble baroque de Cannes, l'auteur-compositeur -interprète Lobsang, et les diseurs et chanteurs David Cardoso et Alain Sasson. Une première intervention de l'Ensemble vocal de Cannes, chorale internationale aimée des cannois, viendra finir en beauté cette première partie.

Dès 20h30, après une pause conviviale autour du buffet permanent et la visite du Moulin, les Mots d'Azur vous proposeront: 

 

                 -Myriam Primus, chanteuse à voix et à textes

                 -la concertiste virtuose Elzbieta Dedek, au piano solo

                 -un trio poésie-harpe, avec Patrice Alzina et Philippe Molino aux textes, et Emeline Chatelin à la harpe

                 -un duo poésie-piano avec le poète Christophe Forgeot et la pianiste Elzbieta Dedek

                 -un duo harpe-poésie avec Emeline Chatelin et Philippe Molino

                 -et cinq autres courtes interventions des poètes des Mots d'Azur, pour que persiste et signe le chant des mots et de l'âme.

 

Au milieu de tout cela, l'Ensemble vocal de Cannes, interrompant sa tournée européenne, nous comblera de deux autres représentations de dix minutes environ. 

L'entrée sera gratuite à partir de 20 heures. 

Nous vous attendons, pour un beau partage de poésie, de musique et de chant, en ce premier soir de l'été.

 

            Les ombres dans la lumière se cachent

            tu me dis être

            rassasiée par tes jours et tes nuits

            rassasiée de vie

 

            près du naufrage infini de la mer

                        (PJB)

 

Pierre-Jean Blazy

UN CORBEAU BLANC

            La nuit est devant moi

           Je vois

           sa lourde chevelure

           l'odeur bleue de la volupté

 

           et ces corbeaux blancs

           mes frères de la nuit

                   (PJB)

C'est l'écrivaine Colette Guedj qui donne rendez-vous à tous les Mots d'Azur, le vendredi 10 juin 2016, à sept heures du soir, dans le grand et beau château de Mouans- Sartoux, qui rencontrera aussi le piano de Cécile Chassoulier et le violon de Bruno Roman-Ruiz.

 

Venez vous nourrir de ses mots rassasiés de vie, avant que vos textes ne peuplent la scène ouverte de leurs cris, de leurs joies, de leurs peines.

 

Puis, c'est  à la soprano Florence Person qu'il reviendra de nous emmener, avec ses mélodies, jusqu'au buffet du presqu'été (12€), pour lequel vous devez m'indiquer votre présence, en urgence.

 

           L'homme est un souffle

          dans ce monastère invisible

 

           N'éteignez pas l'esprit

           qui comble

           les détresses de la chair

 

           Je fais le vœu de toi

           et de la tendresse

           qui guérit

                   (PJB)

 

Pierre-Jean Blazy

UNE AVERSE ETINCELANTE‏

                 Le temps va accoucher

                 d'une colombe de lumière

 

                 Voici l'ombre tiède

                 le début de l'été

                 comme une averse étincelante

                                (PJB)

 

Les Mots d'Azur reviennent faire chanter le château de Mouans-Sartoux, le vendredi 10 juin 2016, à 19 heures, dans la grande salle des conférences.

 

L'écrivaine Colette Guedj vient nous donner sa prose poétique vibrante, avec, entre ses mots, la flûte traversière de Brigitte Coppola et le piano de Cécile Chassoulier.

 

Vos poèmes de scène ouverte, empreints de talent et de diversité, bousculeront ensuite le printemps finissant, pour ouvrir la voie au chant de Florence Person.

 

Ce sera une belle soirée avec vous, qui se prolongera autour du buffet d'été, dans la salle à manger du Château (12€).

 

Merci de me signaler dès aujourd'hui votre présence à nos agapes !

 

                 Je cherche à l'aurore

                 l'ombre de tes lèvres

 

                 De ta chambre à l'horizon

                 il n'y a qu'un pas

 

                  L'amour est une bataille

                  où je rejoins

                  ton cœur profond

                                (PJB)

 

Pierre-Jean Blazy

 

LE 12 MARS A VALLAURIS

                                   Le fond des mers
                                   toujours
                                   est calme
 
                                   et
                                   quand la tempête
                                   peuple la terre
 
                                   je me repose
                                   dans une épave
                                   immobile
                                   autrefois splendide
 
                                   où tes yeux étaient
                                   un incendie à l'horizon
 
                                   un désir un frisson
                                   de cristal noir
 
                                   engloutis
                                   en eaux profondes
 
                                        (PJB)

 

C'est au Printemps des Mots d'Azur que je viens vous convier, le samedi 12 mars 2016.

Nous vous attendons à Vallauris, place de la Libération, en plein centre-ville, à 15h15.

 

En cas d'aléa météo, nous serons à la salle Cinémonde, toute proche, et nous vous y conduirons.

 

Un bouquet de poésie et de musique a été préparé par Philippe Molino, pour votre plus grand plaisir.

L'excellente chanteuse à textes Myriam Primus, les comédiens et poètes Michel Orion et Pierrot Kozlowski  seront avec nous, ainsi que la harpiste renommée Emeline Chatelin.

Et six auteurs des Mots d'Azur viendront déclamer leurs récentes créations: Muriel Brosset, Marie Gay,  Patrice Alzina, Louis Champavier, Philippe Molino ,et votre serviteur .

J'aurai également la joie d'accueillir Jackie Raimondi, ambassadrice de charme de Porticcio, ville en poésie, et déléguée du Printemps des poètes pour la Corse du sud.

 

Soyez vous aussi la force vive de la poésie en mouvement !

 

 A samedi, dans la cité vallaurienne !

NUL BONHEUR N'EST TROP LOINTAIN‏

 

EntrezLe chateau 2

Le soleil a disparu à l'horizon. Un éclair dans la nuit vient saluer les mystères du Château. 

Dans la salle emplie de cent regards, le cortège des mots de Philippe molino Philippe Molino prend son envol.

 

                               Enfin

                               s'élancer

                               vers le soleil

                               par des marches légères

                                               (...)

                               Ton corps...nu

                               une lumière-étoiles

                               Ton corps...chaud

                               un tourbillon-désirs

                               un rayon-soleils

                               Ton corps...doux

                               un nuage-colombes

 

Le miracle de la contrebasse Eric chapelle d'Eric Chapelle se réalise devant nous.

Le verbe et la musique sont devenus complices du Beau. Molino chapelle

 

                               Courbes de tes seins

                               temple d'ébène

                               Pages de ton corps

                               que je lirai

                               la nuit venue

                                       (...)

                               L'or de tes yeux

                               n'est vu

                               qu'à l'instant de ton sourire

                               La perle de tes lèvres

                               n'est vue

                               qu'à l'instant

                               de ton baiser

Philippe molino 2

Je pense à ce grand murmure de l'âme. A cette lumière mystérieuse  qui meurt du côté de l'ombre.

 

                               Je suis l'épouvantail dans le champ

                               j'ai peur de ma tête

                               Quand la nuit descend sur la colline

                               je m'en vais vers une autre mort

                                          (...)

                               Il pleut sur les vapeurs de lune

                               Les vapeurs de lune atteignent le fond de mon esprit

 

Le Château est conquis. Le public toujours attentif 

Molino chapelle 2  Il esquisse un sourire devant nous, suspendus aux mots de chair de Philippe Molino, si bien servis par la mélodie claire, magnifique, de la contrebasse d'Eric Chapelle. Eric chapelle 2

 

                               La naissance...

                               Nous étions

                               dans l'océan primal

                               que parcoururent jadis

                               les dauphins

                               La mort...

                               Notre corps mis en terre, étiré, enseveli

                               nous entendions les chants sacrés

                               archaïques

                                       (...)

                               Tu t'enivres

                               de vie

                               Tu m'appelles

                               à te rejoindre

                               dans ta danse

                               effrénée

                               vers l'astre

Philippe molino pj blazy     Blazy molino chapelle

Puis voici que s'avance notre scène ouverte, très inspirée, calme, belle et sereine.

Tour à tour Maria bachs 1Maria Bachs,

Irène LENEUVEUIrène Leneuveu,

Daniel GALANDDaniel Galand,

Muriel BROSSET Muriel Brosset,

Patrice alzina 1 Patrice Alzina,

Marie-Solange RAYMOND Marie-Solange Raymond,

Pierrot KOZLOWSKI Pierrot Kozlowski accompagné au piano par Caroline Wyler, Jurgen donau suzanne tychkevitch

puis Jackie raimondi Jackie Raimondi,

et enfin l'inimitable Michele freud 1 Michèle Freud vont se succéder sur la scène pour notre plaisir et notre joie.

 

Avant que la soprano Suzanne Tychkevitch, accompagnée par le magnifique violon de Jürgen Donaü, soient le chant final d'une grande soirée. TYCHKEVITCH & DONAU

Les amis lma reunis 

Elisa et Nicole Bientôt les verres allaient tinter, alors que les senteurs du Le buffet buffet d'hiver envahissaient le Château.

Il y aura un lendemain.

Nul bonheur n'est trop lointain.

Pj blazy

UN RUISSEAU DE CRISTAL‏

                                                                 

              Sous mes yeux

           ce ruisseau de cristal

                     était

              infinie tristesse

 

                    Demain

          me semblait plus pâle

         qu'un lointain souvenir

                 (PJB)

 

C'est à un morceau de plaisir brut que je vous convie, dans l'enceinte du Château de Mouans-Sartoux, en ce vendredi 5 février, à 19 heures.

Le poète vibrant et rouretan, Philippe Molino, viendra ce soir-là réveiller les larges murs avec ses mots drus, charnus, et emplis des premières senteurs du printemps.

Autour de lui, la contrebasse magique de Eric Chapelle saura nous emporter au plus près de ce mariage de la poésie et de la musique.

Puis vos textes si frais, si différents, seront un berceau de découvertes lors de notre scène ouverte souvent surprenante.

Enfin, la belle tessiture de la soprano Suzanne  Tychkevitch viendra clore notre 27ème soirée, avant le buffet d'amitié qui se tiendra comme il se doit dans la salle à manger du Château.

Confirmez moi dès ce jour votre présence à ce buffet(12€), tous ensemble et autour des artistes !

UN RÊVE LONG COMME LA NUIT

Ce rêve fut long

comme la nuit

 

J'avais encore

sur mes lèvres

ton baiser

d'un soir de fin d'été

 

(PJB)

 

Si l'été nous semble loin, la chaleur des mots, la joie des retrouvailles, se sont données rendez-vous le vendredi 5 février, à 19h, au Château de Mouans-Sartoux, autour du poète Philippe Molino.

Celui qui dit si bien la poésie d'autrui va nous déclamer ses propres écrits, accompagné à la contrebasse par Eric Chapelle.

Ne manquez pas cette première rencontre de l'année, qui se poursuivra avec vous et notre scène ouverte, avant que le bouquet final soit offert par la soprano du pays grassois Suzanne Tichkevitch.

Et dites moi dès aujourd'hui que vous serez des nôtres pour partager le buffet convivial (12€) qui nous permet de prolonger l'instant !

LE SOUFFLE DU LEZARD‏

343bis

La nuit doucement s'est installée et dans le Château bruisse le murmure régulier de vos conversations.

 

Il faut les vocalises de 357bisGilbert Trem, et le son mêlé de la guitare et de la contrebasse 399bisd'Olivier Thiry pour que la grande salle pleine ce soir encore accueille

les mots de 376bis Daniel Biga:

 

 

longtemps après la péniche                                       dans le silence

la vague                                                                 un souffle de lézard

atteint la rive                                                          sur l'ardoise tiède

 

                                     pavés chauds aux pieds

                                    parfum de mai

                                    l'eau tremble

 

 

 

 

Les voix chaudes, intimes,

386bis de Daniel et Moina se succèdent et emportent les esprits vers des contrées oubliées.

 

 

deux corneilles                                           coude au corps courant

poursuivent l'épervier                                 au long des allées reverdies

sur l'océan                                               bouffées de tilleul

 

                                 mouette mobile blanc

                                 suspendu

                                 au crépuscule

 

 

Le temps hésite. Puis s'arrête. Le fond musical acoustique, étrange et coloré de Gilbert Trem et Olivier Thiry emporte la musique des mots.

 

bien avant la nuit                                           le soleil de printemps

un tranquille sourire de lune                          n'est pas à l'heure

flotte vers l'ouest                                         d'été

 

                                      au nord

                                      c'est le printemps pluvieux

                                     en bas l'été solaire

 

 

426bis    

C'est une coupe au breuvage inconnu qui s'offre à nous. Entre nos tempes voici ce doux frémissement que l'on croise sur le chemin du bonheur.

 

banlieue immense où tu passes                            à la source fraîche

sans rien voir: soudain partout                            trois cents papillons

le bleu liseron                                                  enivrés de menthe sauvage

 

                                        festins de village

                                        bals dans la nuit s'envolent

                                       des vallons aux collines

 

Mais revoilà la vie terrestre. Un peu de baume sur la souffrance partagée.

Voilà ce que sont aussi les courts voyages

de 409bisDaniel Biga:

 

 

l'été n'est pas fini                                         brouillard

pourtant les vacances                                  ce matin le fleuve n'a pas

finissent                                                    d'autre rive

 

                                       la corne de brume

                                       accompagne

                                      la nuit

 

 

 

657bis

On ne voudrait pas de fin. Une telle poésie amène le printemps sans un hiver.

 

crinière blanche                                          le pied

rouleaux chevaux écumants                         de l'arc en ciel s'enfonce

la marée remonte                                       dans la mer

 

                                      ce soir on s'endormira

                                      cristaux de neige

                                      sous les paupières

 

Le temps flotte à l'horizon et on ne le perçoit plus. La dégustation se prolonge:

 

ma maison flotte dans l'univers                       

à la merci des dieux ou des titans des lutins     

et des vents                                               

 

 

                                                                la ville pollue la nuit

                                                                le lampadaire qui la combat

                                                               ne vaut pas la lune

 

 

                     ton visage maintenant s'estompe

                     tout à fait

                    passé du côté des ombres grises

 

 

 

Puis Daniel Biga salue, avant une longue salve d'applaudissements pour le trio réuni !

 

                                              comme toi

                                              bientôt je ne serai plus qu'atomes

                                              dans la lumière froide des étoiles

 

 

 446bis      731bis

 

Maintenant la scène est à vous, et cette fois aussi 461 001bis Irène Leneuveu l'ouvre de fort belle manière, avant d'écouter les voix et les mots juteux, parfois déconcertants, de 474bisMaryse Dutouya,

520bis Fabien Tomatis,

488bis Michel Orion,

526bisPatrice Alzina,

544bisDaniel Galand,

492bis Myriam Holley,

465bis Louis Champavier,

509bis Claudia Bartolo,

552bis Florence Martinie, et

564bis Francine Savary.

 

Puis c'est au tour de nos amis comédiens 615bis Pascal Giovanetti,

603bis Alexandre Luccini,

628bis Pierrot de Vence,

582bis Myriam Primus,

645bis Géphi, et

la grande 662bisMichèle Freud de nous livrer leurs talents réunis.

 

 

Avant 683bis Michelle Salzman, piano et chant, qui nous emmène en beauté

vers le 707bis buffet d'automne. 776bis

 

Mais nous reviendrons.

Après les frimas de l'hiver.

A la fine pointe de l'âme.

 

Mouans sartoux 20 novembre 20151 003bis

Pierre-Jean Blazy

350bis

AZUR FROID

Toi tu as toute mon âme

 

Grise

aux confins

des miradors

gris-or

 

Verte

sur la faim

des jours de hâte

la mer

et les rades

(PJB)

 

Retenez bien ce vendredi 20 novembre à 7 heures du soir, où le Château de Mouans-Sartoux se peuplera de vos présences, pour recevoir notre ami le poète niçois Daniel Biga, accompagné par Gilbert Trem à la guitare et Olivier Thiry à la contrebasse.

 

Voici les eaux tumultueuses

la profondeur de l'amour

 

et la fabrique du doute

qui erre dans les banlieues de l'âme

(PJB)

 

Venez aimer aussi notre scène ouverte, puis le chant étonnant de la soprano Sandrine Corette, et du piano de la franco-américaine Michelle Salzman,avant de déguster le buffet de nourritures terrestres (12 €), si vous me le confirmez aujourd'hui par retour de courriel.

 

La brume a quitté novembre

le ciel est aussi bleu que l'azur froid

 

Voici les femmes de l'âme

un océan de nuages

rassasié de malheur

 

Et mon désir demeure

(PJB)

 

 

Pierre-Jean Blazy

JUSTE AVANT L'OUBLI

Et les colombes  apparurent

éteignant le dialogue des morts

 

il y a

 

juste avant l'oubli

ce soupir d'une créature du désir

aux lisières de ton corps

(PJB)

 

 

Au creux de l'automne renversé de soleil, nous nous retrouverons, le vendredi 20 novembre à 19h, dans la grande salle des conférences du Château de Mouans-Sartoux, pour écouter les mots-musiques de Daniel Biga, poète niçois qui nous fera l'honneur de partager la 26è soirée des Mots d'Azur.

 

 

J'ai trop rêvé

un rêve épuisé

 

J'ai trop vécu

une vie perdue

 

J'ai trop aimé

des filles d'hiver

(PJB)

 

A ses côtés Gilbert Trem et Olivier Thiry nous emporterons au rythme de leur guitare et contrebasse, avant que la scène ouverte nous comble de sa fraîcheur et de sa diversité.

 

Puis, la soprano Sandrine Corette, accompagnée par la pianiste d'outre-atlantique Michelle Salzman, viendra conclure en beauté, avant le buffet que vous aimez (12€), pour lequel il convient de s'inscrire dès aujourd'hui, à cette adresse ou sur le site.

 

Je passe près de ta demeure

lève les yeux baisse le cœur

 

Viens avec ta chaude lassitude

 

Indicible langueur

Heures sans contour ni labeur

sur l'encre de mes pleurs perdus

(PJB)

 

FESTIVAL DU LIVRE

                        J'avais croisé

                        quelque part dans la nuit

                        les évadés silencieux

 

                         cet automne est un avril

                         à l'ombre des grands fauves

                        (PJB)

 

 

Après Echiquier d'Azur et la magnifique 25è soirée des Mots d'Azur, nous voici sur le front du 28è Festival du Mouans-Sartoux, où 60 000 visiteurs vont se croiser en trois jours.

Nous vous attendons, au stand numéro 37 de l'espace B, du vendredi 2 octobre  au dimanche 4 octobre, de 10h à 19h.

Et voici les auteurs des Mots d'Azur qui seront au rendez-vous: Philippe Molino, Patrice Alzina, Danielle Jean et Christine Chambion, Laurence Labbé, Coralie Folloni, Marie Gay, Nicole Lanza, Marc Maille, Magda Igyarto, Alessandra Viotti, Gisèle Sans et votre humble serviteur.

Venez leur faire grand accueil, venez feuilleter et emporter leurs mots, leur musique de l'âme.

Le samedi 3 octobre, à 11h30, Philippe Molino(textes) et le duo Jean-Marc Baccarini(saxophone) et Alexandre Davin (percussions) nous emmèneront dans leur "trio en partance", pour trente minutes de poésie en musique.

Rendez-vous au café Beaux-Livres, à l'espace B du Festival.

Tout comme le dimanche 4 octobre, à 11h30 également.

Là, Michèle Freud, conteuse poétisante, pétillante de sa belle fraîcheur, nous emmènera alors pour une étonnante ballade avec les mots et l'humour. Vendredi soir encore, à la fin de la scène ouverte, elle a enchanté les cent personnes présentes au Château de Mouans-Sartoux.

 

                        Je préfère souffrir

                        que de ne pas t'aimer

 

                        Voici l'aube claire

 

                        J'écoute les gouttes de silence

                       La terre est en sève

                       (PJB)

 

Soyez avec nous !

 http://www.lefestivaldulivre.fr/

Pierre-Jean Blazy

LE CHANT DES ARBRES

Le chant des arbres

je l'ai entendu

sur un chemin de nuit

Puis j'ai rejoint

dans un séisme de tendresse

la tombe des anges

 

 

Venez peupler de vos présences le Château de Mouans-Sartoux, en ce vendredi 25 septembre à  la 19ème heure, et écouter la poésie pleine et entière de la coudoucène Geneviève Bertrand, qui sera accompagnée de l'étonnante flûtiste Christine Lacombe.

Après vos mots, vos diversités poétiques, et les textes des poètes des Mots d'Azur que vous aimez retrouver, nous nous rapprocherons de la beauté accomplie avec la voix et le chant de la soprano Deborah Bellevy.

Avant de rejoindre la salle à manger du Château, pour un pur moment de convivialité, autour des mets simples et généreux de notre buffet (12E), si vous me prévenez dès aujourd'hui.

 

Et les vagues vinrent

les suppliantes

avec le temps de toi-même

et ton sourire de source

 

Nous vous attendons.

Pierre-Jean Blazy

LES SANGLOTS DE L'AIGLE‏

     Les sanglots de l'aigle

     seule la rivière s'en souviendra

     Je veux quitter l'hiver des villes

     La joie profonde

     ne sourit pas

 

Le Château de Mouans-Sartoux a passé un bel été. Il s'est fortifié encore de la chaleur, des musiques et des regards posés sur lui.

Et le vendredi 25 septembre à 19h, c'est dans son enceinte que nous recevrons la poète Geneviève Bertrand, qui vit à Coudoux, à quarante kilomètres de la capitale phocéenne.

Elle nous emmènera dans les lignes claires et la profondeur de son texte.

Entre ses mots se glissera la flute traversière de Christine Lacombe, pour que notre joie soit complète.

Après vous et la riche scène ouverte, c'est Deborah Bellevy, soprano réputée sur notre Côte d'Azur, qui emplira  le Château de sa tessiture magnifique.

Puis le buffet (12€) réunira autour des artistes celles et ceux qui veulent prolonger l'Instant.

Dites-moi très vite, à cette adresse, si vous y participerez.

 

     Loin de la mer

     la fièvre monte

     il y avait

     la mélancolie aux yeux verts

LAISSEZ PASSER LE BONHEUR

 

Le chateau 1

Il y a dans l'air, en ce vendredi soir, toute la chaleur lourde de la journée.

Le public pourtant se presse aux portes du Château. Jamais nous n'avons été aussi nombreux.

La grande salle au parquet de bois et à la cheminée d'époque est trop petite.

Il faut dire que c'est le dernier Vendredi  du Château avant le 25 septembre.

Il sera beau

C artes 1

La voix claire de l'ami Claude Artès se dresse entre les tourelles:

                        Goûter à la saveur d'un après-midi

                        sur tes lèvres

                        emprunter cet étroit chemin

                        où les rêves s'écartent

                        pour laisser passer le bonheur

 

                        J'ouvre ma journée

                        en pensant à toi

 

La harpe est pure. Et les doigts experts d'Emeline Chatelin Chatelin 2 savent depuis toujours caresser la mélodie pour l'emmener très haut.

Une fois de plus devant nous, le poète et le musicienne font qu'un.

 

                        Chaque jour dessine

                        la magie de l'instant

                        j'ai posé mon cœur

                        sur le doux de tes seins

                        étreinte où mes mains sculptent ton corps

                        imprégné dans ma mémoire à tout jamais

 

                        Tant d'heures perdues

                        à jamais rattrapées

                        que restera t-il de nous?

                        un souvenir, quelques mots dans un livre

                        et les moments d'amour

                        qui, seuls, nous ont aidé à vivre

Artes chatelin 1

Le soir avance, dans son écrin fugace, incandescent.

Bientôt ce sera l'orée de la nuit.

La salle attentive

                        Il reste encore le bruit d'un paysage

                        où se perd le printemps de ton visage

                        j'entends le cri des orages

                        sur des chemins où j'implore l'amour

                        de creuser son sillage

 

                        Viens me dit-elle

                        monte à bord du vaisseau de mon corps

                        tu seras pour un temps, pour une heure

                        pour l'éternité magnifiée

                        seul maître à bord

C artes 3

La mer est proche et la fièvre monte. La harpe coule et les esprits dégustent la mélodie des mots 

 

                        La poésie étend sa lumière douce

                        et ses cuisses se referment sur mon dos

                        comme les pages d'un livre

                        terminé trop tôt

 

                        Brumes sur les Cévennes

                        il fait un temps à déshabiller les poèmes

                        le gris du ciel

                        se pose sur ton corps

                        le silence

                        embrasse

                        le clair de tes yeux

                        et accompagne

                        nos jeux amoureux

Artes chatelin

C'est fini. Le temps a couru très vite.

Encore une goutte, rien qu'une goutte, dans l'océan des mots

 

                        je monte sans bruit

                        pas à pas

                        les escaliers de la nuit

 

                        j'attendais

                        ton sourire

                        à l'entrée du jour

Blazy artes   P1010926bis 1

Maintenant vos mots accourent.

 

      

      

Nous écoutons ce soir dix-sept poètes, tous différents, touchants, qui nous emmènent dans les contrées de leur âme, aidés en cela par le piano de R rivault Richard Rivault :

Mm davaine Madeleine-Marie Davaine,

M holleyMyriam Holley,

P1020084bis  Alain Sasson,

M bachsMaria Bachs,

C cudelChantal Cudel, 

P1020098bis David Cardoso,

P1020050bis Annie Jacquelin,

P alzina 1Patrice Alzina,

P1020030bis Florence Martinie,

P1020037bis Brigitte  Caizergues, Elisa Verna,

P1020057bisDaniel Galand,

P1020100bis Marie-Solange Raymond,

J raimondieJackie Raimondi, et 

P1090097bisMicha Dunac,

qui partage avec beaucoup d'émotion les mots de sa maman disparue, mots retrouvés après son départ.

 

Puis voici le grand P1020107bisGérard-Philippe Sellès qui nous ravit.

Et comme toujours, le dernier mot sera celui de la magnifique M freudMichèle Freud 

Enfin, la chorale de la préfecture La chorale de la prefecture 2  La chorale de la prefecture 1  nous enchante avec trois morceaux empreints de fraicheur et de talent.

Oui, cette vingt-quatrième soirée était un ciel étrange et beau.

Tous les artistes reunis   Autour du buffet

Pierre-Jean Blazy

les extraits de poèmes de Claude Artès sont issus des recueils

"Instants partagés" (Ed.Zengami,2014)
"Tous les étés dans son cœur" (Ed.Vaillant, 2013), "Chaque matin tient le jour" (Ed.Chemin de plume, 2013)

 

DEUXIÈME FÊTE DE LA MUSIQUE ET DES MOTS‏

Trois fois dès l'aube

j'ai vu l'ombre d'une femme

 

Je sais désormais

et le jour et l'heure

de l'éternel désir

 

cette fraicheur du tout

comme une incandescence

dans les neiges d'automne 

PJB

 

Une belle saison finit dans la beauté.

Celle qui s'achève aura réuni plusieurs centaines d'amantes et d'amants de la poésie, au Château de Mouans-Sartoux qui est devenu notre porte-bonheur.

Il est donc temps de se retrouver pour le bouquet final, qui porte le nom charmeur de deuxième nuit de la poésie du Suquet, dans le romantique jardin du Moulin Forville-musée Victor Tuby, 17 rue Forville à Cannes à côté du restaurant "la canna suisse", de 18h à 22h.

Tour à tour, l'Ensemble Vocal de Cannes, chorale qui porte haut en France et à l'étranger les couleurs de la cité des festivals, la virtuose harpiste Emeline Chatelin, et la chanteuse à textes Myriam Primus alterneront leurs arts avec seize poètes des Mots d'Azur.

Venez faire une réserve d'émotions avant le 25 septembre, jour de rentrée au Château.

Et ceci se fera, comme à l'accoutumée, dans la plus franche convivialité et avec quelques nourritures terrestres.

A dimanche !

Pour que vive la poésie de la rencontre.

Pierre-Jean Blazy

LE BAISER DE LA NUIT

" Les calèches du printemps s'estompent à l'horizon

Il y a l'étrange secret de ma campagne apaisée,

et l'infinie tristesse qui m'habite, avant de partir, l'âme au vent

Il y a aussi le baiser de la nuit, ce chemin parcouru avec les évadés silencieux,

et ces gouttes de silence que j'écoute quand se sont tus les cris du vent"

 

Ce sera le dernier vendredi du Château, avant septembre.

Ne manquez sous aucun prétexte le rendez-vous que vous donne Claude Artès  (poèmes ) et Emeline Chatelin (harpe), le vendredi 5 juin à 19h, au Château de Mouans-Sartoux.

Ce sera un moment de beauté.

Après eux, vous peuplerez la scène ouverte chaleureuse et changeante (présence à 18h30 pour les nouveaux participants), avant que l'étonnante chorale de la Préfecture des Alpes-Maritimes soit notre chant final.

Et n'oubliez pas de vous inscrire au buffet (12 euros), par retour de courriel, afin de partager tous ensemble et avec nos artistes, quelques nourritures terrestres.

A vendredi !

 

LES CALÈCHES DU PRINTEMPS ‏

 

"L'été vient dans l'euphorie de l'âme

Il y eut ce signe dans la nuit , et moi l'intranquille

j'ai regardé  l'ombre des grands fauves, à la recherche

du murmure de l'âme

Il y eut ce cristal noir dans le territoire de ma mémoire"

 

Mes amis venez au Château de Mouans-Sartoux, le vendredi 5 juin à 19h, pour partager l'écoute du poète Niçois Claude Artès, qui sera accompagné par la magnifique harpe d'Emeline Chatelin.

 

Après ce concert de mots, notre très aimée scène ouverte vous donnera la parole (rendez-vous à 18h30 pour les nouveaux volontaires) avant que la jeune et talentueuse chorale de la préfecture des Alpes-Maritimes nous emporte dans trois belles chansons.

 

Puis, le moment sera venu de la convivialité gourmande, autour du buffet préparé par nos mains (12 euros).

Dites-moi dès aujourd'hui si vous y participerez.

A bientôt

MIEL DE PRINTEMPS

P j blazy c haza

Il y avait un ciel où le vent a balayé l'hiver.

La route est belle vers le Château, et une joie triste existe dans les allées de ses jardins.

Voici, dans une salle pleine, exubérante, la voix calme de C haza 3Claude Haza qui emmène vers des rives étranges.

                               Nés de la nuit nous sommes

                               quand le monde au petit matin

                               s'ouvre à la rumeur d'un feu

                               inspirateur sur toute la terre

                               (...)

                               Mais c'est à toi que tu mens

                               et tu le sais bien

                               (...)

La visite des mots se fait avec le son magique du saxophone de S nini 1Selim Nini, qui sait le faire chanter mieux que personne.

                               Quelques pas de plus et tu risques de tomber

                               dans le désordre qui met en ébullition

                               toutes les substances du rêve

                               comme une courbe en feu

                               (...)

                               Tout persiste à nous occuper

                               s'emploie à découper l'instant

                               dans cette union de blancheur

Les royaumes disparus.

La langue des pierres qui parle des solitudes à deux.

Et les champs de la nuit, où il n'y a que vagues et vent.

                               Mais c'est toi surtout que l'on touche

                               beauté partagée

                               c'est toi qui parle de nous

                               et relèves aussi du songe éveillé

                               (...)

                               Sous les lueurs du crépuscule

                               marcher sans effacer la

                               neige pure du chemin

Chacune, chacun, lève les yeux vers le ciel de ses désirs.

Au centre du silence, je déguste à pleine bouche le miel de ce printemps.

C haza

 

                               L'écho n'accable que les vastes étendues

                               la grêle frappe avec le vent

                               la source débute entre les herbes

                               (...)

                               et si je résistais à m'enfoncer dans le soir

                               (...)

                               l'embrasement monte comme

                               un incendie dans l'âme

                               après une émotion

                               avant l'ivresse du corps

 

C'est un ravissement subtil que de voguer sur un lac aux eaux noires. 

S nini  

Il y a une jeune créature dans cette nuit.

La nuit des loups.

 

                               Je voudrais demeurer attaché

                               par le regard seulement

                               à ce qui est là non visible mais

                               intensément généreux

                               (...)

 

                               si le savoir effaçait le manque

                               la mort ne viendrait pas

                               tu serais mon éternité

                               ma maison sous les branches folles

                               comme au début d'un regard

 

Je vois un passeur, perdu vers ce grand cimetière de brumes, dans ma campagne aux terres parfumées. S nini 2

 

                               cette lumière brillante

                               sur la montagne

                               semblable à une étoile

                               est une flamme d'impatience

                               que la nuit prend pour une fleur

 

                               que pèse ici ce tas de pierres

                               posées contre le mur de tes souhaits?

                               après la marche dans le monde

                               le front appuyé contre la vitre

                               c'est sans doute le poids d'une vie

 

C haza 2

Le jour baisse.

L assistance sous le charme des mots

La lumière est douce pour accompagner vos mots lus et même chantés, comme ceux de Lorène Majou. L majou

Puis onze femmes poètes vont se succéder, sous les applaudissements d'un public chaleureux et nombreux:

M m davaine 1Madeleine-Marie Davaine,

C laurent patouillardClaire Laurent-Patouillard,

M f fournieMarie-France Fournié;

M s raymondMarie-Solange Raymond,

T touraouTatiana Touraou,

F martinieFlorence Martinie,

M gayMarie Gay,

M holeyMyriam Holley,

B caizerguesBrigitte Caizergues,  

M louisMoana Louis et bien sûr,

la grande M FREUDMichèle Freud.

Et pour leur donner la réplique, il y a les mots chauds, surprenants de D cardosoDavid Cardoso,

P alzinaPatrice Alzina,

et B niverBruno Niver.

Avant cette rencontre avec la voix et les mélodies de la soprano Claudette Ory, qui chante pour nous Théophile Gautier et Victor Hugo, excellemment accompagnée au piano par Guillaume Giffard. C ory g giffard

C'était la belle ouverture du dix-septième printemps des poètes.

Le buffet est dressé où cent partages vont naître. La salle du chateau

Nous sommes frères et sœurs dans cette nuit claire.

Avec enfin le temps d'être soi-même, au milieu de la poésie et des fulgurances du bonheur retrouvé.

P j blazy 1 Pierre-Jean BLAZY

UNE LIQUEUR DE LUMIÈRE

J'entends ici-bas la voix des oiseaux, cette liqueur de lumière, étrange et frêle.

Chaque matin elle est mon armure de feu.

Je veux la force heureuse du souvenir, un soleil noir égaré dans ton désir brûlant.

Amis des mots, de la musique des mots, et du saxo, nous avons rendez-vous ce vendredi 6 mars 2015, à 7 heures trébuchantes sur le soir, au Château de Mouans-Sartoux, pour écouter le chant littéraire de Claude Haza, agrémenté par le saxophone aventureux  de Selim Nini.

Vos mots à vous, façonnés dans l'esprit, résonneront ensuite jusqu'aux tourelles du Château,avant de laisser la place à notre amie la soprano Claudette Ory, accompagnée par le piano de Guillaume Giffard.

Oui, soyez avec nous, et aussi lors du buffet parfumé à l'amitié des nourritures terrestres (12€). Confirmez le moi aujourd'hui même.

A vendredi !

PETALES DE SOLITUDES

L'hiver est à l'agonie, et les pétales de solitudes de fleurs éteintes viennent mourir à mes pieds.

Il y a ce poids d'ombres que le printemps va prendre sous l'écorce des mots.

Il y a vos lueurs incertaines, que je vois grandir comme la joie de la rencontre, cette paille fraîche de l'aube.

Claude Haza, poète niçois aux mots de l'âme profonde, sera avec nous le vendredi 6 mars 2015, à 19 heures, dans le Château de Mouans-Sartoux.

Venez l'écouter, accompagné dans sa quête par le jeune et talentueux saxophoniste Selim Nini.

Après eux, le temps s'ouvrira devant vos écrits, et Claudette Ory, soprano reconnue, viendra clore ce beau moment, avec au piano Guillaume Giffart.

Et dites-moi, par retour de courriel, que vous serez des nôtres au buffet de la convivialité (12€), juste après, dans la salle à manger du château vénérable.

UN CIEL LARGE ET GENEREUX‏

Magda ygiarto 1          Magda igyarto et p j blazy

La journée entière, le vent avait fait tourbillonner des vagues de pluies sur le Château, dernier rempart contre la colère du temps.

La voix de Magda Igyarto maintenant emplissait la grande salle du monument, où vous étiez quatre-vingt douze réunis:

                              Jour étrange que capte en panoramique

                              la cornée d'un œil hagard

                              Les étourneaux volent virevoltent

                              leur ballet lancinant obscurcit le ciel laiteux

                                            (...)

                              Les larmes d'angoisse assombrissent

                              la plaine hérissée de fourches flammes

                              Le jour incandescent brûle

                              l'horizon qui hurle sa démence

Le public charme 

Et dans une mélodie de renaissance, les notes du piano Enzo di santod'Enzo di Santo parlent de l'intelligence de l'amour.

Je m'enterre dans ma mémoire.

Passer une vie à écrire les grands bals du silence

P1200038bis

                              La pluie glacée de l'absence fustige

                              l'haleine de mort des ombres sorcières

                                            (...)

                              Regarder par le bout du nez le chemin que

                              dessinent pas à pas

                              les yeux sur le présent sans oublier de

                              rêver à quoi je ne sais pas

 

Dans ce vendredi sombre, une vie brève et dense montait lentement.

L'encrier de l'inspiration se déversait doucement.

 

                              L'eau noire zébrée de lumière lunaire

                              fascine mon regard qui s'y perd

                              Pourquoi cette morsure de l'absence

                                            (...)

                              Les mots en vrac dansent au

                              rythme de la flamme sèment des idées

                              en sillons serrés qui tourbillonnent

                              dans un flamenco de rouge et de sang

                              récoltent des pensées qui entrelacent

                              le bon grain et l'ivraie

 Magda ygiato

Un jour je serai vieux, et même sans mémoire les mots du Beau viendront cogner dans mes veines.

 

                              Nos bras sourient à l'étreinte des heures

                              nos corps brûlent le ciel en fièvre

                              entre ombre et lumière

                                            (...)

                              Le sein de la terre se gonfle de rêves

                              géants se nourrit de

                              chants d'illusions humaines se plisse

                              de souvenirs nostalgiques

 

La scene

Encore et encore, le piano superbe de vie et de joie d'Enzo di Santo, emporte jusqu'au fond de nos cerveaux la musique des mots de Magda Igyarto:

 

                              Seules perdurent un instant

                              les joies tracées sur le sable du temps

                              Pieds nus dans les flaques du rêve

                              où les sens s'éclairent

                              du sourire du plaisir

                                             (...)

                              le sable du vide égrène un à un

                              les souvenirs happés par l'appel de la vie

                              qui a ouvert les volets les fenêtres les portes

 

Nous voici maintenant à la porte d'une nuit de feuille d'or.

Il y a le silence sur les esprits, ouverts à ce qui vient:

 

                              La souffrance migre vers un ailleurs

                              où l'espérance s'incruste

                                            (...)

                              Se libère la joie prisonnière

                              enfin nue à la lisière de la vie

 

P1200092bis C'est un long roulement d'applaudissements qui vient clore le récital. P j blazy m igyarto e di santo a delzers

Alicia delzers 1Et comme un prolongement dans le plaisir, la voix pure et chaude, la voix aux cambrures étonnantes

d'Alicia Delzers Alicia delzersvisite tous les corridors du Château.

A delzers m igyarto p j blazyEt nos cœurs conquis.Les 3 artistes reunis

On ne pouvait rêver meilleure ouverture pour la scène ouverte, ce soir encore couverte de pépites aux styles différents, signées

M m davaineMadeleine-Marie Davaine, BartoloClaudia Bartolo,

Femenia tretDanielle Femenia-Tret,

Myriame holleyMyriam Holley, Marie gayMarie Gay,

Louis champavierLouis Champavier, Marie solange raymondMarie-Solange Raymond,

Tatiana touraouTatiana Touraou, Alain sassonAlain Sasson,

DlousskyNathalie Dloussky, Patrice alzinaPatrice Alzina,

Catherine kiatCatherine Kiat, Florence martinie Florence Martinie,

Pierre jean blazyvotre serviteur, et

Michele freudMichèle Freud.

C'est la fin de la fête des mots et du sourire, faite d'amitié et de joie.Autout du buffet

Mais elle renaîtra au joli mois de mars, pour que nos vies voisines aient sur le soir le même ciel large et généreux.

 

Pierre-Jean Blazy

SERVITEUR DES OMBRES

Voici comme une composition des mondes.

J'ai vécu cette brève histoire du temps, captif et corsaire à la fois, vers le jour qui perçait sous la brume.

Au matin ce furent les premières neiges.

J'étais devenu le serviteur des ombres.

Venez partager la vingt-deuxième soirée des Mots d'Azur, en ce vendredi 28 novembre, à 7 heures du soir, au Château de Mouans-Sartoux.

Notre invitée d'honneur sera Magda Igyarto, avec dans sa besace ses mots drus de poétesse, rythmés par le piano fulgurant d'Enzo di Santo.

Ensuite vous direz sur la scène ouverte vos textes aimés (rendez-vous à 18h30), et la belle soprano Alicia Delzers délivrera son chant magnifique.

La fête finira dans les parfums de notre buffet de l'amitié (12€). Dites- moi par retour de courriel que vous serez des nôtres.

A vendredi, mes amis !

Pierre-Jean Blazy

AUTOMNE ENTRE CHIEN ET LOUP‏

Je vous parle au moment où, sur les chemins de poèmes, les frimas de l'automne à mi-vie font vibrer ce qu'il reste en nous de vrai.

C'est un octobre de mots et d'azur.
Devant vous, en cette fin de première semaine de Toussaint, la poète niçoise et trentenaire Mélisandre  Karuna emplira l'espace de ses
mots mystérieux, profonds, vivants.
En duo avec elle, nous pourrons respirer, entre les poèmes, l'air vivifiant du violon et de la flûte de la rouretane Béatrice Guiffray.
Après, ce sera la scène ouverte roquettane, et le verre du verbe partagé qui viendra clore cette réunion des bonheurs.
A samedi, les amis, pour la vigueur et l'harmonie.
 
Pierre-Jean Blazy


LA LUMIERE EST PLUS ANCIENNE QUE L'AMOUR

P1080415

La lumière est plus ancienne que l'amour, et dans la vaste salle pleine de vos vies, une fois de plus, vous êtes dans la noble enceinte, prêts à vivre quelques grands instants de poésie.

 P1080423

            Quand vient le soir

            recommence le jour

            recommence la vie

            sous une autre lumière

            (...)

 

            Cette femme qui me sourit

            le soir au bord de d'infini

            et qui me dit des mots d'amour

            dans les combats de chaque jour

 P1080419

La  voix magnifique de Bruno Niver emplit la pièce et parcourt chaque cœur. Mais voici qu'après son texte virevoltent les notes de Guillaume Giffard sur le piano réveillé. P1080418

 

068 2

             J'ai trouvé un visage à l'éternité

             et c'est le tien

             Tous les vents me parlent de toi

             (...)

 

             A genoux sous tes mains

             j'attends que désaltère

             mes désirs

             ton regard

             abreuvant mon désert

 151 1

Dans le parc étonné, l'arbre de l'oubli s'estompe à l'horizon. Ce que porte le soir vient jusqu'à nous:

 

069 1

             Est-ce que tu as reçu mes lettres

             est-ce que tu as reçu mes lèvres

             est-ce que le temps qui se meurt

             te paraît long loin de mon cœur

             (...)

 

              Efface de mon corps les baisers fantastiques

              et si mystérieux de tes lèvres mystiques

 

P1080427

Dans vos yeux attentifs, je vois le vaste monde. Les tisseurs de lumière approchent.

Je peux les toucher. 192 1

 

               Parmi les filles brunes aux regards de velours

               la soie noire des bas

               je pense à toi mon astre d'or

               au soleil blond de tes cheveux

               (...)

 

               Danse  danse

               et bois la liqueur

               des corps blancs des femmes

               aux cheveux blonds roux bruns verts rouges jaunes

               sous les feux des projecteurs

 

C'est une voix d'outre-ciel. Une merveilleuse diction scandée comme la rivière de la vie.

Voici tous les chagrins muets qui crient et se libèrent:

 125 1

               Qui sait qui sait

               où va la neige quand elle fond

               avec l'infini se confond

               dans les rayons de tes yeux verts

               (...)

 

               Car vois-tu tout s'en va

               car vois-tu tout s'en va

               pendant que je pense à toi

 

L'heure est venue de vos mots tout chauds.

Tour à tour Madeleine-Marie Davaine Madeleine-Marie DAVAINE,

Florence Martinie, Alain Sasson P1080448,

Louis Champavier P1080450,

Michel Orion 263 1, Myriam Holley223 1,

Patrice Alzina 236, Marie-Solange Raymond P1080463,

Brigitte Caizergues 272, Brigitte Broc 303,

Matthew Woodman P1080482 Françoise Pateyron et

notre grande Michèle Freud P1080480

font résonner leur prose et leurs vers.

 

Puis, comme un magnifique point d'orgue, la voix profonde et belle de Madly Massengo P1080488

se mêle au piano libéré d'Azusa Inoue. 318

Tout est clair dans le soir enfin venu. P1080495

 

La brune lumière du ciel nous emmène doucement vers le partage des senteurs de début d'automne.

358

 

Pierre-Jean Blazy 105

Les extraits de poèmes sont tirés de “Dans le feu de ton âme” et “Poète à Moscou”, recueils de Bruno Niver publiés en 2010 et 2013 aux éditions Zébra.

FAITES VOTRE FESTIVAL !

Bonjour à chacune, à chacun,


Les vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 octobre aura lieu le 27ème Festival du Livre de Mouans-Sartoux.


Comme chaque année, Les Mots d'Azur sont de la fête ! Cinquante mille visiteurs sont attendus, ainsi que plus de 35 éditeurs et exposants.

http://www.lefestivaldulivre.fr/programme2014.pdf

Je vous invite à venir nous rencontrer et nous soutenir dans notre combat quotidien au service de la poésie.

Les Mots d'Azur seront à l'espace B, stand 38, de 10 h à 19h.


Pendant ces trois journées, riches de sourires et d'échanges, 14 poètes et leurs écrits vous attendent dans notre espace réservé:

Fabienne Pujalte, Christophe Forgeot, Bruno Niver, Coralie Folloni,

Marie Gay, Mélisandre Karuna, Nicole Lanza, Madga Igyarto,

Michel Bartholi, Gisèle Sans, Tatiana Touraou,

Patrice Alzina, Madeleine-Marie Davaine et votre serviteur.


Le vendredi 3 octobre, l'amie des mots et de l'azur, Fabienne Pujalte, vous accueillera. Je serai quant à moi présent samedi et dimanche.

Sachez aussi que Les Mots d'Azur offrent deux déclamations publiques poésie et musique, à 11h30, au Café Beaux Livres de l'espace B:


           -le samedi 4 octobre: Philippe Molino(textes) sera accompagné par Jean-Marc Baccarini (saxophone) et Alexandre Davin (percussions)           

          -le dimanche 5 octobre: nous retrouverons l'ami Bruno Niver (textes), avec ce jour-là, Caterine Naget-Polo au saxophone.


Nous avons le bel espoir de vous retrouver à nos côtés !


Si, le 19 septembre, l'orage a bel et bien rajeuni les fleurs, n'éteignez pas l'esprit qui nous guide vers cet automne.

Venez, avec votre lumière.

Pierre-Jean Blazy

ECRIN D'AUTOMNE

Il y a ces matins frais embués de tristesse.

Ce démantèlement des coeurs et l'inquiétant écrin de la routine qui, heureusement, meurt

à trop vouloir venir.

 

Et puis il y a la poésie, l'écoute légère de l'ami Bruno Niver, de ses mots pleins et juteux

comme autant de fruits mûrs, qui viendront se mêler aux accords de piano du jeune et talentueux Guillaume Giffard.

 

Soyez autour d'eux, et avec nous, vendredi 19 septembre à 19h, dans la salle des conférences du château de Mouans-Sartoux.

 

Le temps des écrits que vous aimez partager arrivera juste après, pour le plaisir du verbe et de la découverte. Celles et ceux qui se produiront se retrouvent avec moi à 18h30.

 

Je veux citer aussi notre rendez-vous avec les chants de Madly Massengo, accompagnés par les doigts agiles sur le clavier de notre amie Azusa Inoue.

 

Dites-moi par retour de message que vous serez des nôtres au buffet goûteux et amical, après votre spectacle (12€).

 

Je vous attends vendredi, comme un essaim de bonheurs partagés.

 

Pierre-Jean Blazy

 

L'ORAGE A RAJEUNI LES FLEURS

La caresse du repos et le charme infini des volutes de nos souhaits accomplis

ont un peu quitté nos peaux, mais se promènent encore de temps en temps dans l'esprit.

Septembre est bientôt à mi-chemin.

L'orage a rajeuni les fleurs et nos retrouvailles se feront le vendredi 19 septembre, à 19 heures au Château de Mouans-Sartoux.

 

Le poète vibrant Bruno Niver posera pour nous sa valise qui l'accompagne de Moscou à Cannes, en passant par Paris.

Auprès de lui, et avant notre belle scène ouverte à vous toutes et tous, Guillaume Giffard et son piano aux vingt facettes mêleront musique et poésie.

 

A la fin, Madly Massengo nous fera rencontrer sa voix de soprano, et avec elle reviendra la pianiste japonaise Azusa Inoue.

 

Les candidats à la scène ouverte se donnent rendez-vous auprès de moi dès 18h30.

Et n'omettez pas de me signaler très vite votre présence à notre buffet convivial d'après-spectacle (12€).

 

Venez vivre ensemble cette brève histoire du plaisir recommencé.

 

Pierre-Jean Blazy

 

CŒUR BRULANT

Nous étions dans le cœur brûlant du Château de Mouans-Sartoux.

L'éclat des corps célestes flottait, en l'attente des mots tendres et crus de Béatrice Machet. P1080102bis

 

Assoiffée

à soi fait ce mal brûlant qui pourtant régénère

attiser afin que malléable se tire notre fil à tisser

depuis que grand-mère Araignée avait pris le feu aux femmes

paroles tisonnières pour des visions transatlantiques

 

Mais déjà monte vers nous le piano d'Azusa Inoue, P1080043bisnotre talentueuse artiste japonaise.

Comme cette chevelure des anges, la musique agile de ses doigts se mêle à la musique des mots de Béatrice.

 

L'inachevé se perd dans le silence

un peu un presque rien

une ritournelle de refrain jusqu'à la transe

où s'embrasse l'ivresse d'être humain

 

Au loin se prépare une tempête de ciel bleu, et dans le verbe qui envahit tout, les chiens de la nuit poursuivent la fille du chaos.

N'oublier jamais.

P1080037bis

Comprendre quand l'impatience même est gage de patience

est ride sur nos peaux

est le passé inscrit qui creuse dans le futur

privilège de vieillir

 

(...)

 

et chants de ruines à corder

à tresser

à tisser en une chair de femme

 

Je m'éloigne à présent de ce pain pétri de peines.

Pourtant la terre m'éloigne-t-elle des misères du hasard?

Vienne l'ivresse des esprits dans une fête sans fin.

Fête étrange et très calme.

 

parce que la joie est le fard du sans nom

qu'on ne pourra jamais dire

et cela nous donne à rire

 

(...)

 

à moins qu'un regard fendu se soit penché sur mon lit

un regard échappé

par derrière mes propres paupières reposées

 P1080103bis 1

C'est une éloge de l'ombre où l'on voit que le vide, ce n'est pas rien.

Souvent je désire ce lac du Haut-Monde, et le dialogue éternel de ses eaux tumultueuses.

 

on a pas entendu de cri seulement ce mendiant échoué

ce géant souillé

le sable crisse entre les dents

 

(...)

 

L'humanité s'effiloche sous les pavés

ce n'est pas la peur de lancer

c'est la peur des retombées

du récit sur le récif

 

Le piano d'Azusa emporte les mots, dans un désir frémissant de chaleur.

074bis

 

C'est une belle scène ouverte qui maintenant bruisse de toutes ses créations.

Mais je souhaite avant tout un hommage vibrant à l'amie des mots, à notre amie là-haut, la belle Zorica Sentic.

Claude Peynaud Claude Peynaud, Marie Gay,Myriam HolleyMyriam Holley et votre serviteur nous font revivre plusieurs poèmes, en la chaleureuse présence de son fils Mika. P1080101bis

 

Puis se succèdent dans le creux des pierres du Château

P1080050bisMadeleine-Marie Davaine,

099bisChantal Cudel qui après son poème entonne superbement "le chant des partisans", Myriam Holley,

la grande 165bisMichèle Freud, Patrice Alzina, Maria Bachs, 134bisMathew Woodman,

159bisNathalie Dloussky et 150bisCédric Jacob.

 

Mais entre-temps P1080066 Myriam Primus nous a fait vibrer avec Barbara, avant le chant final et magnifique

de 192bisFlorence Person, P1080089 accompagnée au piano par Guillaume Giffard P1080099bis.

 

Le fumet du buffet a les senteurs de l'été qui vient. 273

C'est une inflorescence, une chair ardente et un esprit ardent qui, doucement, nous promettent les riches heures de la beauté.

 

Pierre-Jean Blazy

En italique, les extraits de deux poèmes de Béatrice Machet: "lettre à ma soeur de lait(re)" et "récif dans le récit"

La poésie fait son show radiophonique

Pierre-Jean BLAZY, Président de notre association "Les Mots d'Azur" était dans les studios de AGORA FM pour une émission en direct, sur le thème de notre nuit de la poésie.

Elle devrait être rediffusée samedi matin, et des extraits émailleront les journaux de cette station, sur 94 en bande FM.

Ecoutez l'interview en cliquant sur le lien.

LE FIL ET LE FEU‏

L'été qui vient est aussi ce chemin vers l'eau en plein désert.

Le voici qui s'annonce et qui vibre avec les mots vifs et enivrants de Béatrice Machet, qui rayonne à Carcès, et le piano assoiffé de beauté de la jeune artiste japonaise Azusa Inoue.
 
Vous êtes les invités des Mots d'Azur, ce vendredi 13 juin 2014, à 19h, au Château de Mouans-Sartoux.
En seconde partie, faites-nous connaître le fil et le feu de vos plumes, avant que Florence Person nous emporte dans ses chants !
 
Puis nous écouterons à nouveau les mots sublimes de Zorica Sentic, poétesse serbe, qui fut notre invitée le 13 septembre 2012, et qui s’en est allée vers le soleil, en ce quatre mai.
 
Le rendez-vous pour la scène ouverte est à 18h30, au Château.
Merci à celles et ceux qui participeront à nos agapes (12 €) d'après-spectacle de me le faire  savoir aujourd'hui même.
Nous vous attendons.

Pierre-Jean Blazy 

CALLIGRAPHIE DES REVES

Il y a, au large de la folie du monde, ces augures qui divaguent, et qui me font écrire la calligraphie des rêves.

Venez vivre la vingtième soirée des Mots d'Azur réunis dans le fastueux Château de Mouans-Sartoux, le vendredi 13 juin 2014 à sept heures du soir.
 
Venez écouter l'incandescence de la poésie de Béatrice Machet, poétesse de la Provence verte, et le murmure étonnant, envoûtant, de la jeune pianiste japonaise Azusa Inoue.
 
Venez partager vos textes ou lire votre écrit, dans la scène ouverte que nous préparerons dès 18h30.
 
Et pour ces dernières retrouvailles avant été, Florence Person fera vibrer sa voix pour notre plus grand plaisir, alors même que nous rendons un hommage à notre grande amie Zorica Sentic, partie au petit matin du 4 mai.
 
Venez enfin partager vos présences lors du buffet (12€), dans la salle à manger du Château, en vous inscrivant par retour de courriel ou sur notre site.
 
Rendez-vous le vendredi 13 juin !

LE RAVISSEMENT DES OMBRES

Pierre-Jean, Gisèle, Philippe

Maintenant le jour s'est allongé sous un ciel gris, où les courses multiples et brèves de nos journées se sont essoufflées. Se sont tues.

Y a-t-il un trésor dans les ténèbres qui se rassemblent au bout de l'horizon ?

Mais voici, à l'instant, avec Gisèle Sans, ce chemin vers l'eau en plein désert :

 

«chemins de nuit

poudrés parfois

d'un nuage lactescent

                                  

Dans l'opale céleste

étoiles nommées

pour les connaître

et se retrouver

                                  

dans le secret          

au large des villes

qui les éteignent »

Gisèle SANS 

«Nuit

brillante

de froidure

en élans de montagnes

échappés de nos fronts

imaginant les anneaux glacés

de Saturne»

Philippe Plancon                                                          

C'est une gifle de mélancolie

ou comme un parlement des choses

qui dans un soir crevé d'or

se tourne vers le calme infini.

Celui qui nous ressource.

Nous fait repartir.

 

«Partir

sur  le souffle du vent

écartant les coques penchées

toutes voiles tendues étirées

fendant les bleus

de la mer et du ciel

 

Envie

de paradis retrouvé

vivant dans la mémoire

ombres renaissantes

sur le rideau ensoleillé»

Gisèle SANS

Enamourement de toi.

L'esprit est ardent et la chair vive.

Dans le silence des mots vient l'unité

qui habite dans la montagne au-delà de toi.

 Gisèle SANS

Ce qui me fait vivre vient après l'orage :

un lambeau de brouillard

sur l'immuable désir

 

«Au plus près

du ciel perçant

des déserts

sur la route l'infinitude

 

Domaine du grand silence

coupé

de traversées vibrantes»

 

«Surface profonde

s'ouvrant

en abîme

haut et bas confondus

pleine d'émoi

et pourtant

d'oubli de soi»

                                                                                              

Le printemps bouge doucement.

Il offre à nos corps endoloris

un concert silencieux

un fantôme de chair et de sang.

Gisèle SANS

«Chercher

son passé

souvenirs brouillés

dans les strates mélangées

jusqu'aux reflets profonds »

 

« Entrer en soi

mélancolie douce

presque reposante

 

Aux confins de l'être

de la mémoire

la source

Attendre

 

La droite ligne coupée

ouverte

avant de se reprendre »

          Pierre-Jean BLAZY et Gisèle SANS                      Philippe Plancon 1

*     *     *

 

Vous êtes dix à être venus vers moi, avant sept heures du soir, pour donner un peu de vous à la scène ouverte qui se tient maintenant. Dix voix, dix partages, dix sourires et dix émotions vont façonner ce moment toujours d'une grande intensité.

 

Madeleine Marie DAVAINE Madeleine-Marie Davaine («les oiseaux») , Maryse Dutouya («trop tard»), Chantal 1 Chantal Cudel qui chante Aragon («Maintenant que la jeunesse») et nous offre un de ses textes («l'éphémère»), ouvrent le bal musical des mots. Puis Myriam holley 2 Myriam Holley («Petite histoire peu banale», suite et fin), Karine valladeKarine Vallade qui lit Colette («J'appartiens à un pays») et notre inimitable et flamboyante Michèle Freud Michèle Freud («Neige» de Maxence Fermine), poussent plus loin les feux, jusqu'au bord de l'émotion à fleur de peaux. Marie Gay

 

Enfin, Patrice ALZINA Patrice Alzina («rêverie»), Maria Bachs Maria Bachs («bleu safre» de Montserrat Orduna) et

Florence MartinieFlorence Martinie («l'écrit, le vent») précèdent Anaïs Valard 1 Anaïs Valard, («Ho Luna» et «C'est vraiment pas de chance»), dont la jeunesse jointe au talent soulèvent un grondement d'applaudissements. Anaïs Valard

 

C'est le moment choisi par Laetiria Kullean Laetitia Kullean pour nous emmener avec sa voix mature et envoûtante vers trois merveilleux morceaux de la chanson française. Laetitia KULLEAN 1Merci à elle, Brel, Barbara et Piaf.

 

Et voici que nos mémoires dansent. Quelque chose de beau s'égare dans le Château, et revient vers nous.

247 La salle à manger bruisse de joies qui se préparent.

A l'entrée de la haute bâtisse qui reçoit les sourires, les verres tintent, dans le ravissement des ombres d'un soir de jeune printemps.

 

 Le château

 

 

DIALOGUE AVEC LA LUNE

Le printemps avance dans l'air qui fuit à l'horizon

Je voue mes nuits à ce dialogue avec la lune

Vers le matin sera la fin des eaux tumultueuses

Mais toujours revient ce balcon de solitude

 

Le vendredi 4 avril 2014 à 19h, le vénérable château de Mouans-Sartoux s'illuminera de tous ses feux pour

accueillir Gisèle Sans, venue de la cité d'Aix-en Provence, avec ses poèmes empreints de fraicheur, accompagnés par

la flûte magique de Philippe Plançon.

Après la scène ouverte dont le rendez-vous de préparation est à 18h30 au Château, Laetitia Kullean nous fera

partager les mélodies de sa voix.

 

Puis, le buffet servi dans la salle à manger sera moment de nourritures terrestres, d'amitiés et de partage (12euros).

Confirmez-moi vite votre présence, ou faites en part sur notre site.

 

A vendredi!

LA DOUCE VIOLENCE DES RÊVES

Quittons les vallons obscurs

Prenons toute la lumière du printemps

et marchons vers le soir,

dans la douce violence des rêves.

 

Je regarde toutes vos vies voisines,

et les marchands du temps sont là,

qui jamais ne ferment les yeux

 

 

Le Château de Mouans-Sartoux reçoit, le vendredi 4 avril à 19h,

la poétesse aixoise Gisèle Sans.

Venez gouter la sensibilité extrême de ses mots,

accompagnés par la flûte traversière du remarquable

Philippe Plançon.

 

Ensuite viendra la scène ouverte, pour laquelle

auteurs ou lecteurs se retrouvent ce même jour

au Château, à 18h30.

 

Puis, Laetitia Kullean chantera pour un moment de pure fraicheur.

 

Enfin viendra le buffet convivial, autour des artistes.

Inscrivez-vous par retour de courriel, ou sur le site (12euros)

Soyez avec nous!

DEUX PRINTEMPS POUR LES POÈTES‏

Quand tout semble déjà arrivé, des lambeaux de brouillard se lèvent et s'enlèvent de la terre pour rejoindre ici-haut des ciels inconnus.

Voici que viennent, à pas de loup, le silence du vent et la clarté infinie des jours.
Voici que viennent les ombres et les amants dans les demeures de l'âme.

Notre premier rendez-vous sera salle Courteline, avenue Georges Courteline à Mougins, de 18h à 19h30, le samedi 8 mars 2014.

Véronique Gaziello déclamera ses écrits, accompagnée à l'accordéon par Alain Bagioli.
Ensuite, deux poétesses italiennes dédieront leurs mots à la Provence, avant que huit poètes des Mots d'Azur nous livrent, encore chauds, leurs mots présages d'un été précoce.

Myriam Holley, Sébastien Macagno, Chantal Cudel, Patrice Alzina, Mathew Woodman, Philippe Molino, Marie Gay et votre servirteur seront tour à tour sur la scène, accompagnés par le violon et la flûte de Béatrice Guiffray.
Venez leur faire bon accueil !

Puis, la talentueuse chanteuse Myriam Primus clôturera ce moment intense et partagé.


Nous nous retrouverons ensuite le samedi 15 mars 2014 à 15h, avenue de Cannes à Mouans-Sartoux, en face de la Médiathèque et devant le cinéma la Strada, autour de l'accordéon de Jean-Jacques Marceau.

Vous pourrez toutes et tous lire vos textes et partager ces mots vibrants qui attendent d'être lus, en place publique,dans la joie et la concorde.

Oui, mes amis, venez dépenser quelques heures de deux samedis dans votre vie pour partager, écouter, lire,grandir, et célébrer le Printemps des Mots.
       
Pierre-Jean Blazy
Président des Mots d'Azur

LES TOURMENTS DE LA TERRE

Depuis le petit matin, le ciel pleurait et emplissait la terre de ses chagrins.

La mer grise était le tombeau de mon remords.

Puis vint le soir et son ciel sombre, bleu-nuit à l'horizon.

Et le Château était là, inaltérable et magnifique, au milieu des tourments de la terre.

 

      "A porter mes heures nues*

       Ai-je traversé plus d'aube?

       Ô revheureuse

       Cesse de creuser "

                       (...)

      "Mais

       les automnes tendres

      Te porteront transparente

      Jusqu'à mes lèvres"

 

La voix d'Olympia Alberti Olympia résonne entre  vieilles pierres et regards conquis.

Les mots s'entrelacent et endorment la tristesse.

 

      "Quand sauront-ils qu'Aimer

        ouvre en soi une faim profonde"

                      (...)

      "Il y aura des visages des heures

        irrespirables des matins éventrés

        où la tristesse aura raison

        de moi, même porteuse d'infini

        de mon âme ensevelie de futur blessé"

 

La respiration magnifique du violon rebelle de Ventzislava Choykova Ventzislava prend tout l'espace entre le verbe et le chant des cordes. Le temps s'allonge, infiniment.

 

       "Pourquoi devant toi mon visage

         est-il si nu?

         Les trains me sillonnent

         les arbres déclinent mon front

         ouvert sur le ciel

         je n'entends que tes yeux"

                          (...)

         "je t'aime avec la respiration

          du jour et de la nuit

          avec ce que désire la fleur

          et ce que dit le bouquet séché

          avec les fenêtres ouvertes

          et les orages sur les yeux fouettés"

La salle

Le cri et sa retombée font un jour nocturne.

Dans le parc la pluie s'arrête et un oiseau du soir précède le violon de Ventzislava.

 

 

          "Puisqu'il me faut détenir

           le rêve plus haut que mon corps

           mais à peine au mistral de mon élan

           puisqu'il me faut lever l'offrande

           jusqu'à la prière

           laisse-moi partir

          mais ne pas te quitter"

 

Profondeur du soir.

Nos esprits suivent les mots et dansent sur la mélodie de l'archet.

Quatre-vingt paire d'yeux entrent dans la joie.

 Olympia

         "Aimer les autres comme on bâtit

          comme on protège comme on garde

          le jeune

                               (...)

        "Va, l'absence est partout

          ton Absence

         ma demeure"

                 (...)

       "Et le cri nous précède

        et le silence nous suit"

 

La lune se lève.

Bientôt la musique se meurt.

Avec vous  elle renaîtra, après Olympia

 

       "Elle avait de l'amour les paupières

        Et au bord des yeux un autre velours

       Que je ne pouvais pas voir encore"

 

Comme de tradition, Madeleine Madeleine-Marie Davaine (Bonheur) ouvre le bal improvisé de la scène ouverte.

Vous serez douze à lui succéder:

le jeune Sébastien MACAGNO Sébastien Macagno ( "de glace ou de glaise"),

ChantalChantal Cudel (chante Bérimont "la chanson de l'été"

sur une mélodie de James Ollivier, puis "l'heure bleue"),

MaryseMaryse Dutouya ("petite fille"),

David David Cardoso ( "gris andalou"),

Myriam HOLLEY Myriam Holley ("petite histoire peu banale"),

Tatiana Touraou ("l'attente"),

Tatiana TOURAOU & Michèle FREUD Michèle Freud ("joie de givre"),

Marie GAY Marie Gay (l'empreinte de mon pas"),

Maxime Maxime Tomatis ("le vent" de Verhaeren),

Patrice ALZINA Patrice Alzina ("sunset"),

Jackie RAIMONDIJackie Raimondi ("brise du sud" de Tania Pividori),

et Diane BEAUSOLEIL Diane Beausoleil ("roses", puis "marine")

nous enchantent de leurs mots encore chauds de leurs âmes.

 

L'amitié et la joie partagées sont comme un bruissement d'ailes.

C'est l'instant choisi par notre mezzo-soprano Diane Beausoleil pour

entonner "le spectre de la rose" de Berlioz etThéophile Gautier.

Un frisson passe de cœur en cœur.

 

Avant que ne se lèvent les verres, comme une joie qui récidive.

Olympia

Pierre-Jean Blazy

LE CORRIDOR DU TEMPS

Certains soirs, dans une éclipse crépusculaire, je me vois traverser le corridor du temps pour atteindre dans la douceur de l'ombre vos cœurs bordés de larmes.

« Par où passer quand le monde fait la roue entre torpeur et hypnose dans la nuit du sens ? »

            (...)

« Dehors la pluie recoud à grand-peine les roses.

Tout est toujours en ordre en la terre compacte. Et nous restons, à perte de vue, à perte de nom, en suspension. A cause des coups. A cause de tout de qui nous bat le cœur dans le temps disjoint »

Les mots charnus d'Alain Freixe viennent caresser le saxophone de Caterine Naget-Polo , dans une belle hésitation entre le son et le sens.

Nul fantôme, nul arbre de l'oubli dans cette maison des chagrins, mais comme une eau tumultueuse, l'écho de vos regards à l'origine du silence.

 

« Le grand cyprès noir a éteint ses branches et replié ses feuilles sur son bois. Il est droit. Vertical. Il est seul. Il se tait. »

          (...)                                                                                          

« je t'ai vu

dans ce temps de terrier

à hommes

où ce ne sont pas des jours

mais des reflets de jours

qui s'entassent

plient les corps

les replient

 

jusqu'à les fondre

dans les fractures du sol

quand il cède »

          (...)

                                                                   

 

L'amour est un chagrin joyeux, une recherche perpétuelle du paradis perdu.

« C'est là

que je t'ai vue

avant que tu ne sombres

seules tes mains

couraient entre l'eau

et l'écume

un temps

ton désir

ses flammes ont éclairé

l'eau noire

cela n'a pas duré

le dernier mot

est resté aux pierres

la gravité de leur enfer

t'avait rattrapée »

      (...)                                  

 

Je ne songe qu'à vivre, et quand les colombes disparaissent, je marche avec le diable pieds nus dans la nuit.

 

« Et nous nous lèverons tôt pour marcher, disais-tu, c'est plus prudent. Tu parlais, depuis le fossé. De l'autre côté de la route. D'un homme. D'une main à retrouver. Tu disais qu'il s'était perdu. Le joueur impénitent.

Tu parlais d'un homme des frontières.

D'un contrebandier. Toujours là où on ne l'attendait pas et absent là où il aurait dû paraître.

Tu parlais d'un maraudeur. D'un fuyard.

Il avait chaussé ses yeux d'une paire de bottes rouges.

Bottes de sept lieues. Et habillé son cœur d'une mort sans cesse remise. »

      (...)                                                                                       

 

Reste l'écume des flammes, l'odeur des dieux enfouis dans l'inconstance de l'espace.

 

« Au-dessus passait la route.

Il faudra bien un jour prochain que s'arrête la chute.

Parvenir à tenir l'écart.

Et se dresser. Passer les ronces. Prendre appui sur le goudron défoncé, entre les flaques.

Et marcher même si c'est en boitant.

Marcher vers cette soif qui renoue l'eau au corps qui l'aime. »

          (...)                                                                                                      

 

« Etrange lumière de quelque chose qui manque et qui pourtant est passé. Passe toujours en inscrivant non le manque mais le passage. Prêter le corps des mots à ce fantôme, un poète le pourrait. »

         (...)

 

« Sur les hauts de La Gardiole, après les paliures et le sang séché à même la peau, le croiriez-vous, il y eut l'oiseau du soir. Eh bien quand l'air porte l'oiseau, quand l'oiseau est sans ailes, croix du ciel, l'air le traverse.

C'est cela que j'ai vu, un oiseau troué d'air. Puis le ciel sans trace. Sans plaie. Sans cicatrice. »

Les amours sont mortels, et comme cet ange noir qui ne ferme jamais les yeux, je ne laisse pas sommeiller l'impérieux désir.

 

« allumée

ma lampe attend toujours

les longs cheveux de la dame

aux yeux cernés

de tout le noir du monde

aux lèvres rouges de mots jetés aux vents

des fontaines

 

la dame des jours noirs

où le jour paraît être

la nuit

la nuit le jour »

      (...)

Ce moment de veille extrème était une ponctuation du silence,

Et maintenant vos mots descendent sur le Château, rempli de vos cent présences, comme autant de louanges.

Tour à tour Madeleine-Marie Davaine, Philippe Molino, Jackie Raimondi , Pascal Giovanetti , Palou ,

Michèle Freud , David Cardoso, Patrice Alzina et Françoise Lenoir déposent leur offrande aux portes de la nuit qui s'épaissit.

Puis comme un remerciement, comme un espoir vivace surgit de cette poussière brillante de mots, la voix de Johanna Castel surgit, et nous emporte dans la divine compagnie du piano de Christian Segaricci.

« Lascia chio piango » de Haendel et « Les deux amants» de André Messager et Sacha Guitry, nous accompagnent vers les nourritures terrestres.

Vos sourires, ces  tisseurs de lumière, nous feront franchir le seuil de la nouvelle année, pour marcher à vos côtés, sur le chemin du poème.

                                 

    Pierre-Jean Blazy

LE JARDIN DE MINUIT‏

C'est une maison des anges

Un jardin de minuit

Où sonne

Le cri rauque du loup égaré.

 

Il y a dans ces nuits d'hiver

la destination des ténèbres

où j'écris

 

à en perdre haleine.


Dans ce chaos hasardeux

je cherche à consoler le chagrin des étoiles

qui ne meurent jamais.


Tout passe mais reste le verbe haut du poète Alain Freixe, que vous rencontrerez le vendredi 6 décembre à 19h., dans les vieilles pierres du Château de Mouans-Sartoux.

Mes amis soyez à notre rendez-vous, pour l'écouter mêler ses mots au saxophone sublime de Caterine Naget-Polo.

 

Et fourbissez vos vers, ceux que vous nous ferez partager, dans une scène ouverte riche de vos talents.


Ce moment de ferveur s'achèvera avec la voix rare de la soprano Johanna Castel, véritable hymne à la beauté.


Allez,venez au Château. Il vous le rendra bien.

Et prolongez, si vous le souhaitez, ce moment privilégié en goûtant, après, au buffet de l'amitié, que nous resserons pour vous dans la salle à manger ( 12 € ).


Pour cela , répondez-moi très vite !


A vendredi .

UN RENARD DANS LA NEIGE

Avancer dans la nuit

Quitter les cœurs de pierre

Etre dans l'humilité

ce renard dans la neige

qui cherche sans repos

une cité dans le ciel


Voilà ce qui me fait avancer

dans cet automne qui tarde

à devenir hiver.


Venez avec les Mots d'Azur tracer ce chemin, en compagnie d'Alain Freixe, invité de notre 17ème soirée de partage et d'amitié autour des mots.

 

Ce sera le vendredi 6 décembre 2013, à la dix-neuvième heure du jour, dans notre repaire du Château de Mouans-Sartoux.


Aux côtés du poète, Caterine Naget-Polo et son saxophone saura trouver les notes qui porteront ces mots qui réchauffent l'âme.


Et puis, comme un point d'orgue, la voix étonnante de notre amie la jeune soprano Johanna Castel viendra conclure vos textes déclamés comme autant de cris dans la nuit.

 

N'oubliez pas: le 6 décembre à 19h, au Château!

Pierre-Jean Blazy

N.B.: après le spectacle, nous vous proposons de nous restaurer ensemble, dans la salle à manger du Château ! Inscription au buffet par retour de ce courriel ( 12€ payables sur place )

JEUNE AUTOMNE

C'est lorsque le jour partit s'allonger que l'aquarium se remplit de poésie.

Trente amis étaient là, tout à la joie de se retrouver et de partager un peu des jours qui les séparaient de l'été.

C'est alors que Roger Lecomte vint remplir l'âtre de silence avec sa "chanson de l'iguane sur un réverbère" :

"Ferme les yeux

et fuis

loin derrière ton épaule

    (...)

ferme les yeux

écoute la pluie

écoute la pluie tomber doucement

sur la ville verte

la ville tout à fait déserte

la ville étrange d'être si déserte»

   (...)

 

Oui, le beau venait de se poser, et d'un seul coup tout était si sombre :

 

"il va bientôt neiger

sur nos hivers de l'âme

et nous disparaîtrons

sous un manteau d'années"

   (...)

et voilà que je compte

les éclats de mon sommeil de verre,

un minuit sans horloge.

L'hiver des solitudes qui cerne la maison

Avance à pas feutrés"


 

Mais le printemps n'était pas tout à fait mort et voici que  Roger Lecomte entonne "l'amandier en fleurs", poème composé d'après le célèbre et dernier tableau de  Bonnard. Alors même que le violon de Juliana Plançon est un aller simple vers le bonheur.

           "Toute la nuit comme en secret

           j'avais neigé de blancs pétales

j'avais neigé

sur la vie qui s'écoule

sur la toile enfin sèche"

 

A la fin, ne reste que l'écriture et le frottement des cordes apprivoisées par Juliana :

" l'écriture comme un départ

soudain vers la nuit intérieure

ou un laissez-passer pour une échappée belle

    (...)

l'écriture, indicible musique

venue nous murmurer

qu'il faut s'aimer très vite

avant le premier givre"

Nous étions déjà loin, mais pas encore repus de poésie vivante.

Philippe Molino, accompagné à la contrebasse  par Eric Chapelle, vint nous saluer avec les mots inimitables du poète niçois pas assez célébré, Gabriel Caressa :

 

« Telle est la joie qu’elle descend le matin

comme une rue semée de visages

aux pierres des maisons, aux regards clairs des maisons

sa main de fleurs et de silence»

La contrebasse emplit  alors toute notre planète, alors que le poète avait cette vision du bonheur :

 

               « l’aube s’éveille sous l’aile d’un oiseau

un ange a son doigt clair sur la joue d’un enfant

c’est enfin le matin, et notre nuit recule !

    (…)

je t’aime de l’amour dont tu m’atteins

    (…)

dans la tendresse et les mouvements d’air et de lumière»

La diction parfaite de Philippe Molino et la finesse indicible de la corde qui tressaille nous emportèrent pour de bon :

«qui ouvre sa porte au jour qui veut naître

y boit l’instant de transparence

y reçoit le silence des eaux où affleure le bleu

entre, tel un oiseau, dans le lit de l’espace»

Quatorze nous fûmes encore, pour prolonger l’instant, autour de la table de Florence et Morgane.


Pierre-Jean BLAZY

UNE SAISON DE L'OMBRE‏

C'était quelques jours après le début de la saison de l'ombre.

Dans la ville ivre de vivre, un cantique s'est élevé, au cœur du château encore chaud de l'été:

giombini-1.jpg

"Ecrire

Déposer sans un bruit

Sur les pages sa peine

Au plus noir de la nuit

Sentir battre ses veines

(...)

Ecrire

Te dire que je t'aime

Parce que toi tu es

Et si je suis le même

C'est que tu m'as changé"

 

Le verbe de Yves Giombini se mêle aux accords profonds des mélodies de Patrick Massabo.

 massabo.jpg La guitare sourit et doucement la poésie s'écoule.

 

"J'ai vu des gazelles noires

dessiner des chimères

J'ai vu des enfants rois

aux grands yeux de groseille

J'ai vu des nuages d'argent

plonger dans les mers

(...)

Et puis je t'ai vue

 

Le but, c'est le chemin encore loin de l'hiver.

Laissons lentement pousser l'arbre de l'oubli.

La voix de Patrick Massabo se mêle aux mots vrais d'Yves Giombini:

 

"Passagers de l'instant

sur nos routes bohèmes

Trouverons-nous le temps

D'à nouveau dire je t'aime"

 

Quatre-vingt deux visages se tournent vers la nuit qui est tombée , comme un heureux présage:

 

"Il me reste mille ans, presque une éternité

Il me reste une vie, des hivers, des étés

A mourir chaque jour dans le creux de tes bras

Car, mon amour,

Mon plus beau paysage, mon seul amour, c'est toi"

 

C'est un parfum d'écorce qui remplit notre ciel.

Et quand vient le dernier souffle, il faut vaincre le silence:

 

" Nous nous sommes offerts au réveil de la vie

Impatients de pouvoir en dévorer les fruits

Et quand viendra le temps

de fermer les volets

Emmitouflés de neige, je te réchaufferai

Mon corps contre ton corps, promis, juré"

 

un-trio-de-choc.jpg

Après les longs applaudissements au duo rayonnant, voici venu le temps de vos paroles qui se libèrent.

Madeleine Marie Davaine madeleine-marie-davaine-1.jpg nous lit un extrait de son premier recueil "Poèmes d'Essence-Ciel" paru aux éditions Edilivre.

Puis c'est au tour de lanza.jpg Nicole Lanza de partager quelques pages de "Passionnaire", son livre aux quatre recueils édité chez Mélibée. Elle même, Elisa Verna, votre serviteur et Marie Gay, nous le font découvrir.

chantal-cudel-1.jpg Chantal Cudel chante ensuite Ferrat et nous lit ses vers, puis Fabien et maxime-tomatis.jpgMaxime Tomatis (10 ans) Myriam Holley,

pealat.jpg Marc-Vincent Péalat, maryse-dutouya.jpg Maryse Dutouya, niver.jpg Bruno Niver et freud.jpgMichèle Freud se succèdent sur la scène et nous emmènent dans leurs contrées.

Le fumet du buffet qui s'annonce vient parfumer les sourires du Château, épuisé d'émotions. entre-amis-dinons.jpg

L'écume du temps a repris son chant.

Désormais les jours seront vivants, et nous ferons ensemble le voyage mouvant vers l'autre rive.

 

Pierre-Jean Blazy

LA MÉMOIRE QUI DANSE‏

A l'origine du silence, il y a la nuit spirituelle, toutes ces banlieues de l'âme, où je vois vos yeux dans la ville bleue qui donne envie du grand voyage.

Impérieux désir de poésie.

Suivons- le encore une fois avec les mots de l'écrivain- poète grassois Yves Giombini, et de l'artiste-guitariste Patrick Massabo, qui sauront nous faire partager cette mémoire qui danse, ce bonheur intense et bref.

Le départ sera donné ce vendredi 27 septembre 2013 à 19h au château de Mouans- Sartoux.

Et,à l'arrivée sera dressé un généreux buffet (12euros).

Inscrivez-vous par retour de ce courriel, pour prolonger cet instant de joie avec les artistes et le public réunis autour du même feu.

A vendredi !

Pierre-Jean Blazy

PROLONGEONS L’ÉTÉ‏

Que reste t il de la douceur de l'ombre, de ces jours achevés aux portes de la nuit, que reste-t-il de notre été?

Venez une dernière fois retrouver l'écho du monde aimé, entre les murs du château de Mouans-Sartoux, le vendredi 27 septembre 2013, à 19 heures.

Planté au cœur du doux pays, il abritera ce soir- là Yves Giombini et ses treize tableaux de la vie qui passe, accompagné à la guitare par le talentueux Patrick Massabo.

Venez accompagner pour sa rentrée la poésie, qui prend elle le pari de vous emmener jusqu'à l'été prochain.

Et que celles et ceux qui souhaitent après partager le buffet de l'amitié (12€) me le disent à l'instant.

Pierre-Jean Blazy

LE PASSAGE SECRET

Déjà les recoins du parc du vieux Château bruissent du soir qui approche, et la fraicheur amène dans la grande salle une salutaire légèreté.

Vous êtes soixante au rendez-vous et Patrick Quillier s'élance avec ses mots en bandoulière:

"Amour, tu m'as ourlé sur moi-même, en la trame

du murmure louré dont tu moules ma vie"

(...)

"Cet amour n'est pas de l'amour, il est amour

dans l'amour , et amour sans amour mourant de l'amour,

et amour murmuré par des infinis débutants"

Patrick QUILLIER 

Les cordes de l'un des quatre violons (baroque, moderne, électrique, alto) de Philippe Tallis philippe-tallis.jpg

chauffent et donnent au moment vécu une ampleur surprenante:

 

"Tu es le vent,

je suis la feuille:

je suis ton chant

et tu me cueilles"

(...)

"une soif énorme m'assaille,

halluciné je parle seul

en proférant quelques murmures

qui te préparent, te caressent"

 

 

On se croirait au bal du silence. groupe.jpg

A la mélodie ourlée de la musique violonée succède le message entonné par Patrick Quillier:

 

" L'hiver n'est pas dehors quand tu es loin,

il est au fond de moi, gelant l'émoi

sous des avalanches graves et mauves,

le temps et l'étendue sont mis à nu"

(...)

"Il ne faut rien promettre, amour il faut tenir

ce que l'instant propose et garder en mémoire

que rien ne justifie les comètes trompeuses

par quoi l'on fait parfois effet sur le désir"

 

P.QUILLIER & P. TALLIS

Les lentes lumières font écho à l'exactitude des songes issus des mots du poète, qui semblent sortis de l'instrument de Philippe Tallis:

 

"Tu es la force dont je tire ces poèmes :

sans ce bonheur qui vient de toi, je serais coi

perclus d'ennui, vide de mots, balbutiement.

En toi je reconnais les vrais raisons d'écrire."

(...)

"Je t'aime dans l'urgence incessante du temps

qui nous bouscule, et dans l'invocation des morts

qui nous manquent le plus. Je t'aime selon l'eau

vive des rêveries où nous plongeons nos corps"


                       P. QUILLIER

(tous les extraits de poèmes sont tirés du recueil de Patrick Quillier: "orifices du murmure", publié aux éditions de la Différence).

 

Le vent respire tout bas. Dans les jardins du Château, la nuit prend possession de l'espace engourdi.


 

***********

Le Public

C'est le moment où le public devient acteur et monte sur la scène.

Chacun reconnait des visages, suscite une lecture, espère une révélation.

Et ce soir vous êtes onze à nous offrir les petites perles glanées sur vos chemins de poésie:

Madeleine Marie DAVAINE Madeleine-Marie Davaine,

Chantal Cudel Chantal CUDEL ,

Matthew Woodman, Edwige Chatelin,

Myriam Holley Myriam HOLLEY

M. FREUDMichèle Freud, Camélia Sahraï c-sahrai.jpg,

Rimma Lubomir,  Agnès Gouvy,

Patricia Brenner P. BRENNER

et Françoise Lenoir F. LENOIR

se succèdent en paroles aux accents différents, dévoilant avec conviction leurs passions mêlées dans un même cœur: celui de la poésie en mouvement.

 

Le point d'orgue de cette quinzième belle et dense soirée revient à la voix pleine et éclatante de la soprano

Colette Koréva Pétrisot. c-petrisot.jpg

 

Nous venons d'atteindre l'autre rive.

Vos voix se réunissent enfin pour ne pas oublier.

Après l'été, on se retrouvera.

 

Pierre-Jean Blazy Pierre-Jean BLAZY

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Nos prochains rendez-vous:

           -27 septembre 2013: Yves Giombini  (attention : nouvelle date)

           - 6 décembre 2013: Alain Freixe

 

 

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L'ILE DES DÉSIRS‏

Au petit matin de juin, une senteur inconnue monte de la terre.

Au loin, plus haut que l'horizon, l'île des désirs se dresse, calme et tranquille, face au tourbillon de la Côte et de tous ses voyeurs d'ombre.

Je veux aller au lac du haut monde, me baigner dans ses eaux claires et redécouvrir l'espoir, cette tragédie.

Accompagnez-moi, grâce aux mots aventureux de Patrick Quillier, poète du haut-pays, et à l'archet vibrant de Philippe Tallis.

Ils trouveront les plus beaux chemins de ce voyage immobile.

Venez au Château de Mouans-Sartoux, en ce vendredi 14 juin 2013, à 19 h pour respirer la  poésie et la déclamer ensuite avec vos intonations riches de diversité.

Celles et ceux désireux de prolonger cet instant privilégié partageront un buffet de notre composition, entre les murs du Château.

Inscrivez-vous (12 €) dès aujourd'hui par retour de courriel, ou sur le site « Les Mots  d'Azur ».

Ce sera juste après la touche finale, délivrée par la surprenante soprano Colette Koréva Pétrisot.

Ne manquez surtout pas notre dernier rendez-vous avant la pause estivale, au quatorzième  jour d'un juin au cœur large et généreux.

 Pierre-Jean BLAZY.

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