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UN CIEL LARGE ET GENEREUX‏

Par Le 08/12/2014

Magda ygiarto 1          Magda igyarto et p j blazy

La journée entière, le vent avait fait tourbillonner des vagues de pluies sur le Château, dernier rempart contre la colère du temps.

La voix de Magda Igyarto maintenant emplissait la grande salle du monument, où vous étiez quatre-vingt douze réunis:

                              Jour étrange que capte en panoramique

                              la cornée d'un œil hagard

                              Les étourneaux volent virevoltent

                              leur ballet lancinant obscurcit le ciel laiteux

                                            (...)

                              Les larmes d'angoisse assombrissent

                              la plaine hérissée de fourches flammes

                              Le jour incandescent brûle

                              l'horizon qui hurle sa démence

Le public charme 

Et dans une mélodie de renaissance, les notes du piano Enzo di santod'Enzo di Santo parlent de l'intelligence de l'amour.

Je m'enterre dans ma mémoire.

Passer une vie à écrire les grands bals du silence

P1200038bis

                              La pluie glacée de l'absence fustige

                              l'haleine de mort des ombres sorcières

                                            (...)

                              Regarder par le bout du nez le chemin que

                              dessinent pas à pas

                              les yeux sur le présent sans oublier de

                              rêver à quoi je ne sais pas

 

Dans ce vendredi sombre, une vie brève et dense montait lentement.

L'encrier de l'inspiration se déversait doucement.

 

                              L'eau noire zébrée de lumière lunaire

                              fascine mon regard qui s'y perd

                              Pourquoi cette morsure de l'absence

                                            (...)

                              Les mots en vrac dansent au

                              rythme de la flamme sèment des idées

                              en sillons serrés qui tourbillonnent

                              dans un flamenco de rouge et de sang

                              récoltent des pensées qui entrelacent

                              le bon grain et l'ivraie

 Magda ygiato

Un jour je serai vieux, et même sans mémoire les mots du Beau viendront cogner dans mes veines.

 

                              Nos bras sourient à l'étreinte des heures

                              nos corps brûlent le ciel en fièvre

                              entre ombre et lumière

                                            (...)

                              Le sein de la terre se gonfle de rêves

                              géants se nourrit de

                              chants d'illusions humaines se plisse

                              de souvenirs nostalgiques

 

La scene

Encore et encore, le piano superbe de vie et de joie d'Enzo di Santo, emporte jusqu'au fond de nos cerveaux la musique des mots de Magda Igyarto:

 

                              Seules perdurent un instant

                              les joies tracées sur le sable du temps

                              Pieds nus dans les flaques du rêve

                              où les sens s'éclairent

                              du sourire du plaisir

                                             (...)

                              le sable du vide égrène un à un

                              les souvenirs happés par l'appel de la vie

                              qui a ouvert les volets les fenêtres les portes

 

Nous voici maintenant à la porte d'une nuit de feuille d'or.

Il y a le silence sur les esprits, ouverts à ce qui vient:

 

                              La souffrance migre vers un ailleurs

                              où l'espérance s'incruste

                                            (...)

                              Se libère la joie prisonnière

                              enfin nue à la lisière de la vie

 

P1200092bis C'est un long roulement d'applaudissements qui vient clore le récital. P j blazy m igyarto e di santo a delzers

Alicia delzers 1Et comme un prolongement dans le plaisir, la voix pure et chaude, la voix aux cambrures étonnantes

d'Alicia Delzers Alicia delzersvisite tous les corridors du Château.

A delzers m igyarto p j blazyEt nos cœurs conquis.Les 3 artistes reunis

On ne pouvait rêver meilleure ouverture pour la scène ouverte, ce soir encore couverte de pépites aux styles différents, signées

M m davaineMadeleine-Marie Davaine, BartoloClaudia Bartolo,

Femenia tretDanielle Femenia-Tret,

Myriame holleyMyriam Holley, Marie gayMarie Gay,

Louis champavierLouis Champavier, Marie solange raymondMarie-Solange Raymond,

Tatiana touraouTatiana Touraou, Alain sassonAlain Sasson,

DlousskyNathalie Dloussky, Patrice alzinaPatrice Alzina,

Catherine kiatCatherine Kiat, Florence martinie Florence Martinie,

Pierre jean blazyvotre serviteur, et

Michele freudMichèle Freud.

C'est la fin de la fête des mots et du sourire, faite d'amitié et de joie.Autout du buffet

Mais elle renaîtra au joli mois de mars, pour que nos vies voisines aient sur le soir le même ciel large et généreux.

 

Pierre-Jean Blazy

SERVITEUR DES OMBRES

Par Le 22/11/2014

Voici comme une composition des mondes.

J'ai vécu cette brève histoire du temps, captif et corsaire à la fois, vers le jour qui perçait sous la brume.

Au matin ce furent les premières neiges.

J'étais devenu le serviteur des ombres.

Venez partager la vingt-deuxième soirée des Mots d'Azur, en ce vendredi 28 novembre, à 7 heures du soir, au Château de Mouans-Sartoux.

Notre invitée d'honneur sera Magda Igyarto, avec dans sa besace ses mots drus de poétesse, rythmés par le piano fulgurant d'Enzo di Santo.

Ensuite vous direz sur la scène ouverte vos textes aimés (rendez-vous à 18h30), et la belle soprano Alicia Delzers délivrera son chant magnifique.

La fête finira dans les parfums de notre buffet de l'amitié (12€). Dites- moi par retour de courriel que vous serez des nôtres.

A vendredi, mes amis !

Pierre-Jean Blazy

AUTOMNE ENTRE CHIEN ET LOUP‏

Par Le 21/10/2014

Je vous parle au moment où, sur les chemins de poèmes, les frimas de l'automne à mi-vie font vibrer ce qu'il reste en nous de vrai.

C'est un octobre de mots et d'azur.
Devant vous, en cette fin de première semaine de Toussaint, la poète niçoise et trentenaire Mélisandre  Karuna emplira l'espace de ses
mots mystérieux, profonds, vivants.
En duo avec elle, nous pourrons respirer, entre les poèmes, l'air vivifiant du violon et de la flûte de la rouretane Béatrice Guiffray.
Après, ce sera la scène ouverte roquettane, et le verre du verbe partagé qui viendra clore cette réunion des bonheurs.
A samedi, les amis, pour la vigueur et l'harmonie.
 
Pierre-Jean Blazy


LA LUMIERE EST PLUS ANCIENNE QUE L'AMOUR

Par Le 01/10/2014

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La lumière est plus ancienne que l'amour, et dans la vaste salle pleine de vos vies, une fois de plus, vous êtes dans la noble enceinte, prêts à vivre quelques grands instants de poésie.

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            Quand vient le soir

            recommence le jour

            recommence la vie

            sous une autre lumière

            (...)

 

            Cette femme qui me sourit

            le soir au bord de d'infini

            et qui me dit des mots d'amour

            dans les combats de chaque jour

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La  voix magnifique de Bruno Niver emplit la pièce et parcourt chaque cœur. Mais voici qu'après son texte virevoltent les notes de Guillaume Giffard sur le piano réveillé. P1080418

 

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             J'ai trouvé un visage à l'éternité

             et c'est le tien

             Tous les vents me parlent de toi

             (...)

 

             A genoux sous tes mains

             j'attends que désaltère

             mes désirs

             ton regard

             abreuvant mon désert

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Dans le parc étonné, l'arbre de l'oubli s'estompe à l'horizon. Ce que porte le soir vient jusqu'à nous:

 

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             Est-ce que tu as reçu mes lettres

             est-ce que tu as reçu mes lèvres

             est-ce que le temps qui se meurt

             te paraît long loin de mon cœur

             (...)

 

              Efface de mon corps les baisers fantastiques

              et si mystérieux de tes lèvres mystiques

 

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Dans vos yeux attentifs, je vois le vaste monde. Les tisseurs de lumière approchent.

Je peux les toucher. 192 1

 

               Parmi les filles brunes aux regards de velours

               la soie noire des bas

               je pense à toi mon astre d'or

               au soleil blond de tes cheveux

               (...)

 

               Danse  danse

               et bois la liqueur

               des corps blancs des femmes

               aux cheveux blonds roux bruns verts rouges jaunes

               sous les feux des projecteurs

 

C'est une voix d'outre-ciel. Une merveilleuse diction scandée comme la rivière de la vie.

Voici tous les chagrins muets qui crient et se libèrent:

 125 1

               Qui sait qui sait

               où va la neige quand elle fond

               avec l'infini se confond

               dans les rayons de tes yeux verts

               (...)

 

               Car vois-tu tout s'en va

               car vois-tu tout s'en va

               pendant que je pense à toi

 

L'heure est venue de vos mots tout chauds.

Tour à tour Madeleine-Marie Davaine Madeleine-Marie DAVAINE,

Florence Martinie, Alain Sasson P1080448,

Louis Champavier P1080450,

Michel Orion 263 1, Myriam Holley223 1,

Patrice Alzina 236, Marie-Solange Raymond P1080463,

Brigitte Caizergues 272, Brigitte Broc 303,

Matthew Woodman P1080482 Françoise Pateyron et

notre grande Michèle Freud P1080480

font résonner leur prose et leurs vers.

 

Puis, comme un magnifique point d'orgue, la voix profonde et belle de Madly Massengo P1080488

se mêle au piano libéré d'Azusa Inoue. 318

Tout est clair dans le soir enfin venu. P1080495

 

La brune lumière du ciel nous emmène doucement vers le partage des senteurs de début d'automne.

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Pierre-Jean Blazy 105

Les extraits de poèmes sont tirés de “Dans le feu de ton âme” et “Poète à Moscou”, recueils de Bruno Niver publiés en 2010 et 2013 aux éditions Zébra.

FAITES VOTRE FESTIVAL !

Par Le 29/09/2014

Bonjour à chacune, à chacun,


Les vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 octobre aura lieu le 27ème Festival du Livre de Mouans-Sartoux.


Comme chaque année, Les Mots d'Azur sont de la fête ! Cinquante mille visiteurs sont attendus, ainsi que plus de 35 éditeurs et exposants.

http://www.lefestivaldulivre.fr/programme2014.pdf

Je vous invite à venir nous rencontrer et nous soutenir dans notre combat quotidien au service de la poésie.

Les Mots d'Azur seront à l'espace B, stand 38, de 10 h à 19h.


Pendant ces trois journées, riches de sourires et d'échanges, 14 poètes et leurs écrits vous attendent dans notre espace réservé:

Fabienne Pujalte, Christophe Forgeot, Bruno Niver, Coralie Folloni,

Marie Gay, Mélisandre Karuna, Nicole Lanza, Madga Igyarto,

Michel Bartholi, Gisèle Sans, Tatiana Touraou,

Patrice Alzina, Madeleine-Marie Davaine et votre serviteur.


Le vendredi 3 octobre, l'amie des mots et de l'azur, Fabienne Pujalte, vous accueillera. Je serai quant à moi présent samedi et dimanche.

Sachez aussi que Les Mots d'Azur offrent deux déclamations publiques poésie et musique, à 11h30, au Café Beaux Livres de l'espace B:


           -le samedi 4 octobre: Philippe Molino(textes) sera accompagné par Jean-Marc Baccarini (saxophone) et Alexandre Davin (percussions)           

          -le dimanche 5 octobre: nous retrouverons l'ami Bruno Niver (textes), avec ce jour-là, Caterine Naget-Polo au saxophone.


Nous avons le bel espoir de vous retrouver à nos côtés !


Si, le 19 septembre, l'orage a bel et bien rajeuni les fleurs, n'éteignez pas l'esprit qui nous guide vers cet automne.

Venez, avec votre lumière.

Pierre-Jean Blazy

ECRIN D'AUTOMNE

Par Le 16/09/2014

Il y a ces matins frais embués de tristesse.

Ce démantèlement des coeurs et l'inquiétant écrin de la routine qui, heureusement, meurt

à trop vouloir venir.

 

Et puis il y a la poésie, l'écoute légère de l'ami Bruno Niver, de ses mots pleins et juteux

comme autant de fruits mûrs, qui viendront se mêler aux accords de piano du jeune et talentueux Guillaume Giffard.

 

Soyez autour d'eux, et avec nous, vendredi 19 septembre à 19h, dans la salle des conférences du château de Mouans-Sartoux.

 

Le temps des écrits que vous aimez partager arrivera juste après, pour le plaisir du verbe et de la découverte. Celles et ceux qui se produiront se retrouvent avec moi à 18h30.

 

Je veux citer aussi notre rendez-vous avec les chants de Madly Massengo, accompagnés par les doigts agiles sur le clavier de notre amie Azusa Inoue.

 

Dites-moi par retour de message que vous serez des nôtres au buffet goûteux et amical, après votre spectacle (12€).

 

Je vous attends vendredi, comme un essaim de bonheurs partagés.

 

Pierre-Jean Blazy

 

L'ORAGE A RAJEUNI LES FLEURS

Par Le 16/09/2014

La caresse du repos et le charme infini des volutes de nos souhaits accomplis

ont un peu quitté nos peaux, mais se promènent encore de temps en temps dans l'esprit.

Septembre est bientôt à mi-chemin.

L'orage a rajeuni les fleurs et nos retrouvailles se feront le vendredi 19 septembre, à 19 heures au Château de Mouans-Sartoux.

 

Le poète vibrant Bruno Niver posera pour nous sa valise qui l'accompagne de Moscou à Cannes, en passant par Paris.

Auprès de lui, et avant notre belle scène ouverte à vous toutes et tous, Guillaume Giffard et son piano aux vingt facettes mêleront musique et poésie.

 

A la fin, Madly Massengo nous fera rencontrer sa voix de soprano, et avec elle reviendra la pianiste japonaise Azusa Inoue.

 

Les candidats à la scène ouverte se donnent rendez-vous auprès de moi dès 18h30.

Et n'omettez pas de me signaler très vite votre présence à notre buffet convivial d'après-spectacle (12€).

 

Venez vivre ensemble cette brève histoire du plaisir recommencé.

 

Pierre-Jean Blazy

 

CŒUR BRULANT

Par Le 30/06/2014

Nous étions dans le cœur brûlant du Château de Mouans-Sartoux.

L'éclat des corps célestes flottait, en l'attente des mots tendres et crus de Béatrice Machet. P1080102bis

 

Assoiffée

à soi fait ce mal brûlant qui pourtant régénère

attiser afin que malléable se tire notre fil à tisser

depuis que grand-mère Araignée avait pris le feu aux femmes

paroles tisonnières pour des visions transatlantiques

 

Mais déjà monte vers nous le piano d'Azusa Inoue, P1080043bisnotre talentueuse artiste japonaise.

Comme cette chevelure des anges, la musique agile de ses doigts se mêle à la musique des mots de Béatrice.

 

L'inachevé se perd dans le silence

un peu un presque rien

une ritournelle de refrain jusqu'à la transe

où s'embrasse l'ivresse d'être humain

 

Au loin se prépare une tempête de ciel bleu, et dans le verbe qui envahit tout, les chiens de la nuit poursuivent la fille du chaos.

N'oublier jamais.

P1080037bis

Comprendre quand l'impatience même est gage de patience

est ride sur nos peaux

est le passé inscrit qui creuse dans le futur

privilège de vieillir

 

(...)

 

et chants de ruines à corder

à tresser

à tisser en une chair de femme

 

Je m'éloigne à présent de ce pain pétri de peines.

Pourtant la terre m'éloigne-t-elle des misères du hasard?

Vienne l'ivresse des esprits dans une fête sans fin.

Fête étrange et très calme.

 

parce que la joie est le fard du sans nom

qu'on ne pourra jamais dire

et cela nous donne à rire

 

(...)

 

à moins qu'un regard fendu se soit penché sur mon lit

un regard échappé

par derrière mes propres paupières reposées

 P1080103bis 1

C'est une éloge de l'ombre où l'on voit que le vide, ce n'est pas rien.

Souvent je désire ce lac du Haut-Monde, et le dialogue éternel de ses eaux tumultueuses.

 

on a pas entendu de cri seulement ce mendiant échoué

ce géant souillé

le sable crisse entre les dents

 

(...)

 

L'humanité s'effiloche sous les pavés

ce n'est pas la peur de lancer

c'est la peur des retombées

du récit sur le récif

 

Le piano d'Azusa emporte les mots, dans un désir frémissant de chaleur.

074bis

 

C'est une belle scène ouverte qui maintenant bruisse de toutes ses créations.

Mais je souhaite avant tout un hommage vibrant à l'amie des mots, à notre amie là-haut, la belle Zorica Sentic.

Claude Peynaud Claude Peynaud, Marie Gay,Myriam HolleyMyriam Holley et votre serviteur nous font revivre plusieurs poèmes, en la chaleureuse présence de son fils Mika. P1080101bis

 

Puis se succèdent dans le creux des pierres du Château

P1080050bisMadeleine-Marie Davaine,

099bisChantal Cudel qui après son poème entonne superbement "le chant des partisans", Myriam Holley,

la grande 165bisMichèle Freud, Patrice Alzina, Maria Bachs, 134bisMathew Woodman,

159bisNathalie Dloussky et 150bisCédric Jacob.

 

Mais entre-temps P1080066 Myriam Primus nous a fait vibrer avec Barbara, avant le chant final et magnifique

de 192bisFlorence Person, P1080089 accompagnée au piano par Guillaume Giffard P1080099bis.

 

Le fumet du buffet a les senteurs de l'été qui vient. 273

C'est une inflorescence, une chair ardente et un esprit ardent qui, doucement, nous promettent les riches heures de la beauté.

 

Pierre-Jean Blazy

En italique, les extraits de deux poèmes de Béatrice Machet: "lettre à ma soeur de lait(re)" et "récif dans le récit"