Compte-Rendu

  • SUR L'ARBRE NOUS AVONS CUEILLI LES FRUITS

    SUR L'ARBRE NOUS AVONS CUEILLI LES FRUITS

    Vendredi 9 septembre 2022

    Septembre frappe fort quand le public envahit le Château.

    Vous êtes quatre-vingt quinze à arpenter, dans la chaleur vive et douce de ce vendredi soir, les couloirs de la poésie.

    L assemblee des mot d azur 2022 09 09

    Jean-Jacques Nuel, le poète-écrivain de Cluny est là, entouré par Brigitte Blondeau, professeur de violoncelle au conservatoire de Nice.

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  • UN PAIN BLEU TOMBÉ DU CIEL

    Vendredi 6 mai 2022

                UN PAIN BLEU TOMBÉ DU CIEL

    Sous  un ciel d'orage, le Château brave le temps, solidement planté dans la terre.
    Il porte bien ses sept siècles, et transmet à tous les regards son imposante sérénité.

    Chateau mouans sartoux nuitYves Miséricordia lui ressemble, et, debout, entonne le chant de ses mots, devant une salle pleine à craquer et qui déborde jusque dans le hall d'entré

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  • Les fruits tombent des âmes

    Vendredi 04 février 2022
    Les fruits tombent des âmes

    Pourtant, depuis Noël, pas un jour entier et grisonnant n’avait duré au-dessus des toits maralpins…

    Deux jours après la Chandeleur, et  vingt lunes avant Mardi-Gras , le ciel de ce vendredi est couleur gris-plomb.
    La brise de terre toute la nuit a soufflé vers la mer.

    Pierre-Jean Blazy

    Mais le soleil, venu des Hautes-Alpes, est entré dans la voix de Marion Lafage, bien campée sous le projecteur,
    à deux petits pas de Nadine Miccio et de son violon de la joie :Marion Lafage et Nadine MiccioMarion lafage 20220204 2

    J’ai vu certains oiseaux frémir des temps nouveaux
    Leur présence rassurait les projets jardiniers
    J
    ’ai senti l’air frais les couleurs des tulipes
    Et la fragilité des premiers lilas

                              (…)

    Confier à l’épaule de la tendresse
    la plume simple du jour

    Se vêtir

    du sourire de la nuit

    dépasser l’attente noire

                             (…)

    Quarante visages tressaillent et se laissent guider dans la pénombre annonciatrice.
    Le violon danse.

    Il imprime sa mélodie dans l’esprit qui le guette.

    Plaque de métal chauffé àNadine miccio 20220204 blanc
    Le lac après la  pluie

    Sulfurise paysage et sentiments                

                                   
    ( …)

     

    Sous les sommets blanchis, sur l’herbe noircie
    Bêlent encore dans les prés toutes les brebis

     

     

     

    Ardente vérité des mots et de leur long parcours de luge.
    La trace de la lumière s'incruste sur la scène réchauffée.


    Marion lafage 20220204

             Là où le noir troue le bleu outremer
            
    frontière du rivage au couteau
            
    sur la ligne de flottaison vert sapin
            
    sous la profondeur
                                    
    ( …)

            Ce trait fondu

            a plani sous la verticalité rugueuse

            le sillon qui coupe

                                   (…)

     

     

     

     

    Puis la scène ouverte s’installe, pour révéler les secrets bien gardés de Véronique Icart, Anna Ostrovskaya,Muriel Brosset, Claude Labadie, Cédric Jacob, votre serviteur, Marie Gay et Patrice Alzina.

    Véronique Icart

    Véronique Icart

    Anna ostrovskaya et pierre jean blazy20220204

    Anna Ostrovskaya

    Muriel brosset 20220204

    Muriel Brosset

    Claude labadie 20220204

    Claude Labadie

    Cedric jacob 20220204

    Cédric Jacob

     

    Pierre jean blazy 20220204

    Pierre-Jean Blazy

    Img 0491bis

    Marie Gay

    Patrice alzena 20220204

    Patrice Alzina

     

             
             

     

    Ce fut belle introduction à la divine prestation de Sarah Caussé, mezzo-soprano preste et à la présence joyeuse et partageuse.​​​​​​Sarah Caussé

    Le public conquis se lève et entonne le chant du véritable partage, entre les notes du piano vivifié par les doigts et le doux regard de la pianiste Natalie Setera.

    Sarah causse 20220204 2

    La vérité est dans la lumière.
    Et dans les fruits qui tombent des âmes.

    C’était la vagabonde liberté

    dans le dos noir et dru du temps.

    Pierre-Jean Blazy

     

     

     

     

    Les mots azur 20220204

    Natalie Setera, Sarah Caussé, Pierre-Jean Blazy,
    Nadine Miccio, Marion Lafage

    Les mots azur 20220204 sortie

    Marion Lafage, Pierre-Jean Blazy, Nadine Miccio,
    Natalie Setera, Sarah Caussé

     

  • LE REGARD DE L’ENFANT

    Vendredi 26 novembre 2021

    C’est un vendredi de fin d’automne, où la lumière depuis longtemps s’est installée.

    Img 0312bis

     

    La nuit désormais entre en la ville, alors même que Gérard Pons descend de la scène pour s’adresser à un public de soixante personnes, malgré ces temps incertains.

    Gerard pons et filipe monteiro

     

    Il faudra mettre
    une pétale de rose
    dans les pages d’un livre
    pour assurer l’éternité

    (…)

    La feuille serait-elle
    l’âme du présent
    comme le regard de l’enfant
    dans lequel s’efface le temps

    Filipe monteiro guitariste compositeur

     

    La guitare ondulante du maitre en musique, Filipe Monteiro, colore les mots du maitre-graveur, et poète :

    La fixité de la pierre
    assurera l’inévitable trace
    du passage du temps
    (…)

    Parfois la mort se tue
    dans un silence oblique
    quand les roseaux respirent
    à la caresse du vent

     

    Le public est capté par les mélodies de mots mêlées de guitare.
    C’est un nectar qui se déverse sur la belle salle Léo Lagrange aux lumières tamisées.

    Un peu de pain
    reste sur la table
    Dehors les frênes
    décomptent les jours
    Les brebis bêlent
    dans l’enclos protecteur
    (…)

    Que reste t-il de la feuille morte,
    du vol des oies sauvages,
    de l’eau sous le pont
    que reste t-il des traces
    sur ton visage
    sur ton coeur ?

    C’est une définition du bonheur que de se laisser emporter par les deux artistes qui s’interrogent et se répondent, dans un dialogue en majesté.

    Pierre jean blazy gerard pons et filipe monteiroLes applaudissements crépitent et la scène ouverte s’ouvre, en présence de Véronique Icart, Muriel Brosset, Claude Labadie, Philippe Mallet, Anna Ostrovskaya, Alexia Aubert, Cédric Jacob, Phally Griffon, Jackie Raimondi, Marion Lafage, votre serviteur, Marie Gay et Patrice Alzina.

    Veronique icart poete 1

    Véronique Icart

    Muriel brosset poete

    Muriel Brosset

    Claude labadie poete

    Claude Labadie

    Philippe mallet poete

    Philippe Mallet

    Anna ostrovskaya poete

    Anna Ostrovskaya

    Alexia Aubert - poète

    Alexia Aubert

    Cédric Jacob - poète astronome

    Cédric Jacob 

    Jackie Raimondi - poète

    Jackie Raimondi

    Marion Lafage - poète

    ​​​​​​​Marion Lafage

    Pierre jean blazy 1

    Pierre-Jean Blazy

      Marie Gay - poete

    Marie Gay

    Patrice alzina 7

    Patrice Alzina

       
             
             

     

    Puis c'est le moment de grâce.​​​​​​​​​​​​​Marie Thurneyssen

    La blondeur et le chant magnifique de Marie Thurneyssen envahissent l’espace et le temps, et nous emmènent par la main dans le Brésil mystérieux et envoûtant ;

    Marie Thurneyssen et Filipe MonteiroAu cœur du cœur du chagrin, et de l’amour flou.

    La lumière devient bleutée, la lenteur vive, et une porte s’ouvre sur les inapaisables désirs.​​​​​​​Img 0382bis

     

    Pierre-Jean Blazy

  • C’EST UNE FOLIE D’ECRIRE

    Vendredi 10 septembre 2021

    Ce matin est né un jour de soleil franc, et notre invité, venu de Lyon s’avance vers la scène, avec Marion Lafage à ses côtés.

    Et la salle Léo Lagrange est assez vaste pour recevoir tous ses mots, donnés à un public attentif aux phrases qui parcourent les travées.

    Pierre jean blazy nadine miccio marion lafage patrick laupin

    Patrick Laupin parle :

    Pour écrire il suffirait un jour de se lever
    et d’oser enfin parler. Mais il est difficile 

    de dire les choses les plus simples (…).
    J’aime le grand rêve d’une fenêtre ouverte.

    Dans une goutte de rosée je vois le secret d’un monde
    que l’on a jamais bien pu éclaircir.

    Aucune personne vivante n’est inutile.

                      (…)

    Nadine miccio aux mots d azur

     

     

    Nadine Miccio sait faire mieux que personne parler son violon, ample et généreux comme un vol qui monte au ciel. Sa mélodie en appelle une autre qui emplit tous les esprits.

     

     

     

     

     

     

     

    C’est une folie d’écrire, ombre dédoublée des
    premières vies anciennes(…). C’est le retour de loin, le
    codicille des parents, le maudit soupir des pèlerines sur

    la route, le petit gardien d’oies près du moulin (…)

    La tristesse des dieux me tombe dessus comme un mur

    ou une pluie m’arrêtent.
                     
    (…)

    Ici la nuit n’est pas encore tombée sur nos âmes, et la ferveur reste reine quand le violon sublime toutes les émotions retenues qui se libèrent enfin.

    Marion lafage et patrick laupin

     

     

     

     

     

     

     

    Quand la vérité vient, elle dit tout.
    C’est par mon silence que j’arrive et j’étudie en frère.  Malgré l’aurore impossible de la terre, le vide est un  bien. Je connais sa splendeur. N’ayez pas peur. Le silence protège nos faiblesses.
                                       (…)

     

     

     

     

    Patrick Laupin est un buveur de ce  vent qui chasse la brume avant qu’elle ne revienne. Lui et Nadine Miccio sont un duo qui retarde de quelques lunes la rousseur de l’automne.

    Patrick laupin aux mots d azur

     

    Longtemps ces mots vont résonner dans nos esprits.

    Est-ce-que j’essaie de guérir de mélancolie en écrivant ?
    Un peu je crois (…). Mais vient toujours à ma rencontre
    cet hiver arrêté devant ma peine quand l’écriture devrait permettre
    de se rencontrer. Dieu ou Poème. Si vous existiez, vous défendriez mon corps
    et mon sens et vers vous j’accourerais.

                                         (…)

     

     

     

     

    Après l’intensité du mariage consommé des mots et des cordes du violon, la scène ouverte est un berceau de fraîcheur et de styles différents. Véronique Icart, Cédric Jacob, Marion Lafage, votre serviteur,Marie Gay, Muriel Gimenez et Patrice Alzina viennent partager leurs créations, pour certaines estivales, dans la joie qui crépite, et le plaisir non dissimulé de se retrouver.

    Veronique Icart PoeteCedric jacob poeteMarion lafage aux mots d azur

     

     

     

     

     

    Véronique Icart                                          Cédric Jacob                                    Marion Lafage   

     

    Marie christine gayMuriel gimenez poetePatrice alzina 6

     

     

     

     

     

                             Marie Gay                                              Muriel Gimenez                                      Patrice Alzina 

    C’est alors que surgit Krizta Salat, comme un couronnement de cette soirée captivante.

    Krizta salat

     

    Elle est habillée de sa voix incomparable, avec au piano Laure Temporale,

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    et à troisKrizta salat et Laure temporale reprises, notre Carmen de Hongrie va ravir son public
    en descendant à sa rencontre,
    et jeter dans le cosmos infini tous les crépuscules du tourment.

     

     

     

     

     

     

     

     

    10 sept 2021 le final

    Patrick laupin

     

     

     

     

     

    Ne restait plus alors que les consolations terrestres, qui prenaient la forme d’un généreux et savoureux buffet partagé.

     

     

     

     

     

     

    Nous ne pouvions laisser Patrick Laupin rejoindre la capitale des Gaules sans vivre un atelier d 'écriture animé  par ses soins.

    Atelier d ecriture avec patrick laupin

     

     

     

     

    C 'est ainsi que le lendemain à  10h dans la salle à  manger du Château de Mouans-Sartoux, douze apôtres se sont retrouvés pour vivre deux heures trente d'une rare intensité. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ces deux partages étaient de la couleur de  l'été. 

    Ils resteront gravés dans la nuit méditerranéenne qui emporte nos rêves.

    Pierre-Jean Blazy

  • CETTE PIERRE DE PUMA QUI FLAIRE LE FLEUVE

    Gilbert renouf et alain romagnoli les mots azur 11 juin 2021

    VENDREDI 11 JUIN 2021 A MOUANS-SARTOUX

    Pierre jean blazy les mots azur 11 juin 2021

    L’immense salle Léo Lagrange s’anime enfin.

    Les poètes et amateurs de poésie sont là, préférant aux rayons d’un soleil finissant lres projecteurs braqués sur Gilbert Renouf, venu depuis Toulon ressusciter Rémy Durand et sa poésie inoubliable :

                                                                                                                                  Elle dit tu es mon éternel reviens mon pérenne
                                                                                                                                  l’autre je l’aime mais c’est brouillard
                                                                                                                                  ce sont ces petits nuages qui passent dans mes 
                                                                                                                                  gestes
                                                                                                                                  à l’époux elle dit tu es mon plus beau
                                                                                                                                  mon plus aimé
                                                                                                                                  tes rides plus encore vieillir avec toi
                                                                                                                                                                   (...)

    Alain romagnoli les mots azur 11 juin 2021

    A ses côtés, le guitariste Alain Romagnoli fait vibrer les cordes d’une façon unique.

    La mélodie s’enroule autour de ses doigts et subjugue le public.

                                                                                                                                 Je me souviens de Caracas Venezuela    
                                                                                                                                 Je me souviens d’une pierre vivante et primitive
                                                                                                                                 pierre sonore d’eau et de révolte
                                                                                                                                 d’enfance entêtante et têtue
                                                                                                                                 pierre solaire
                                                                                                                                 Je me souviens de cette pierre de puma
                                                                                                                                 qui flaire le fleuve
                                                                                                                                                                       (...)

      Dans la ville le temps est comme arrêté.
      Femmes et hommes prennent le temps de convoler en poésie.
      Le jour s’attarde pour ne pas en perdre une miette.


                                                                                                                                Autrefois , il y a très longtemps, tu habitais à
                                                                                                                                l’intérieur de pierres en cercle, et prenais contact                  
                                                                                                                                avec le cosmos, avec les énergies de l’en-haut, la nuit
                                                                                                                                sous un ciel piqué d’étoiles
                                                                                                                                                                       (…)

    Voici que les notes prennent le pas sur les mots.
    Voici les mots ardents qui à leur tour emportent la musique, dans une danse endiablée qui ressemble à l’été.

    Gilbert renouf les mots azur 11 juin 2021

                                                                                                                                          Je suis né à Caracas, un jour d’aguacero, l’orage sud-
                                                                                                                                          américain qui s’abat en déluge d’eau nouée d’éclairs 
                                                                                                                                           et de tonnerre, dont je découvris, durant mon enfance
                                                                                                                                          vénézuélienne, la fascination et l’effroi et dont je
                                                                                                                                          retrouvais plus tard, en Colombie et en Équateur                     
                                                                                                                                          l’indicible bonheur, le plaisir d’un cataclysme à la fois                 
                                                                                                                                          minéral et vegétal, cosmique et sidéral qui convenait à             
                                                                                                                                          mon penchant pour le tragique et les sensations                     
                                                                                                                                          extrêmes.    


    Une vague fraîche d’applaudissements emporte cet hommage vers son destinataire.
    Rémy Durand est là avec nous sur la scène, comme ce 22 septembre 2017, avec Gilbert Renouf et la pianiste et flûtiste Cécile Chassoulier ,
    puis aujourd’hui avec Alain Romagnoli et sa guitare émerveillée.

    Reste encore longtemps avec nous, toi le poète des mers du Sud !


                                                                                                                                                        *****************************


    En ce vendredi de presqu’été, la scène ouverte s’est réduite pour mieux se tourner vers la félicité.

    Madeleine marie davaine les mots azur 11 juin 2021Veronique icart les mots azur 11 juin 2021Maria salamone les mots azur 11 juin 2021Philippe mallet les mots azur 11 juin 2021
    Madeleine-Marie Davaine,               Véronique Icart,                    Maria Salamone,                Philippe Mallet,       

    Anna Ostrovskaya,

    Cedric jacob en duo avec claude labadie les mots azur 11 juin 2021Cedric jacob les mots azur 11 juin 2021Claude labadie les mots azur 11 juin 2021

    Cédric Jacob en duo avec Claude Labadie,

    Patrice alzina les mots azur 11 juin 2021

    et enfin Patrice Alzina

    nous entraînent vers leurs mondes meilleurs et vers la vie aussi tout simplement.

     

    Vanessa fouillet les mots azur 11 juin 2021

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Cela avant que la vibrante soprano Vanessa Fouillet, admirablement accompagnée au piano par Renaud Moutier nous fasse visiter les cieux peuplés de sa voix inimitable.

    Vanessa fouillet et renaud moutier les mots azur 11 juin 2021


    Nous ne voulions plus en revenir.

    Vanessa fouillet et renaud moutier et pierre jean blazy les mots azur 11 juin 2021

    Et pourtant les soirs au paradis finissent.
    Tout ce qui nous submerge reflue vers nos gouffres de légèreté.

    Vienne l’été et la nuit gouvernée par la lune.
    Puis septembre allumera ses feux.            

    Pierre-Jean Blazy

  • Puisque beauté il y a

    C’était comme si la nuit qui naissait avait décidé de pleurer tant et plus sur les contrées de poésie.

    Des nuées de cette pluie de décembre s’abattent sur le vénérable château, qui en a vu d’autres.

     

    Nathalie Riera nous parle de ses claires visions :

    « (…) vous que j’entends à peine à cause du passage des chevaux, quand de moi vous reste encore (…) flèches des oiseaux des matures, voix de feu, feuillue, moi qui me tourne vers qui vers où ? toujours, vous »

    (ClairVision, éd. Public.net , 2009)

     

    Elle nous dit que « dans la voix du poète , (il y a) comme une peur de mourir de sécheresse.

    Et puis ce regard qui cherche à déserter ce qui l’envahit »

    (Puisque beauté il y a, éd. Lanskine , 2010)

     

    Les cordes vivantes du violon de Juliana Plançon couvrent le bruit du silence.

    Trente-trois regards s’apaisent et Nathalie Riera enchaîne :

     

    « rallumer la flamme que fauche le vent par cœur

    que jamais tu n’oublies l’amour

    l’aimer comme l’aime avec vie contre le pire

    feeling in first »

    (Feeling is first éd. Le Réalgar, 2011)

     

    Fabienne Pujalte, aux yeux de pluie, prend la suite du soir et entraîne avec elle « les cœurs chauds au cœur émeraude ».

     « Toi face à moi

    Je pose mon doigt sur ta bouche

    J’efface tes derniers mensonges

    Je glisse le long de ton bras

    Ta main ouverte me parle

    Je peux lire dans ta mémoire

    Tout ce que tu ne vois pas

    Tout ce que tu ne dis pas »

     

    Puis Chantal Cudel, la singulière, emmène dans son chant les relents de la beauté, tout comme résonne la voix profonde du comédien François Voisin, qui partage avec nous quelques battements du « cœur des filles ».

     

    C’est l’heure pour les très jeunes Maxime Tomatis et Axel Boyer de faire revivre Maurice Carême et Arthur Rimbaud.

    Un vent de fraîcheur vient sécher la pluie. Julie Forgue nous partage Dominique Mathieu, puis voici l’invitation des paroles dans le désert de Brigitte Broc et de  l’ami Dom Corriéras.

     

    Une dernière respiration, avec la chaleur du chant de Françoise Deleuse, avant de laisser s’égayer, dans les dédales du château, cette « passion pour l’inutile » de Marc-Vincent Péalat.

     Ce fut, avec vous,  un beau visage de décembre.

     

    Pierre-Jean BLAZY

  • Un été de paix à l'ombre du château

    Un été de paix à l'ombre du château

    C'était une chaude après midi de printemps. Dans les jardins du château le soleil bruissait, et des promeneurs alanguis ralentissaient leur marche.

    Au loin on entendait une harpe et un violoncelle qui s'accordaient.

    Bientôt les mots allaient sortir des imprimeries ou trop de repos les avaient engourdis.

    Pour nous dire, par la voix de Raphaël Monticelli:

    "voici une part de bonheur: regarder la lune, les étoiles; simplement les voir belles,

    précieuses, lumineuses, et savoir que tu es né de la même matière qu'elles"

                                         (...)

    "voici une part supplémentaire du bonheur: un feu nait pour éclairer la nuit. Il est

    beau, joyeux, robuste et fort. Tu sais que ta vie se consume de la même ardeur"

                                        (...)

    "voici la part ultime du bonheur: se savoir mortel, et en vivre"

     

    Il fait si chaud mais un peu d'air frais caresse les lourdes pierres.

     

    "étreinte

    la mer s'éteint

    nous ne sommes

    qu'un

    sang et pluie"

    "je vous salue les asséchés les vibrants les criards

    sous l'insulte des feuilles et des fileuses de fiel"

     

    J'entends au loin dans les jardins des cris joyeux de femmes:

    "les aimantes

    les absentes

    les belles amères

    les femmes armées

    (...)

    Ici s'achèvent mes serments en miettes

    je ne laisserai de mon sillage ni paille ni écume"

    (...)

    il ya le corps des femmes

    nous savons combien il est tendre trop tendre

    comme un rappel de nos naissances en nous

    nous le savons

    ouvert aux ondes de la terre et du ciel

    (...)

    et puis bientôt la nuit pour le repos des corps et des âmes:

    "nuit chargée de lune

    nous fûmes

    deux

    amère étreinte que le sang plie"

     

    Après ce voyage de découvertes, Elsa Verna lit quelques mots de Nicole Lanza et ses

    "moments d'ardeur, comme un déluge de sablier du temps" 

    Oui,

    "nous avançons vers l'aurore pour lever l'ancre"

     

    Puis Christophe Forgeot nous donne deux moments inédits, avant que Françoise Tauran et Eric Maïolino entonnent leur "grand huit"

     

    Un slam d'Eric Maïolino surgit de nulle part: "quand j'ai peur, j'écris mon silence est un cri"

    Ce fut alors un moment de chansons, a cappella, ces chansons que nous aimons, où le texte prend sa force dans la mélodie.

    Clarisse Vandy, puis Françoise Tauran nous livrèrent leurs œuvres les plus récentes. Fabien Tomatis fit partager un texte très musical.

    Avant ce retour à la poésie pure de Marie Gay:

    (...)

    ne parle pas

    capte pour moi le silence

    (...)

    je te vois

    vivant sur le boulevard du temps

    glissant sur le soleil

    doucement

    je m'approche

    de tes rideaux secrets"

     

    Le rideau des Mots d'Azur, quant à lui, se rouvrira dès le 23 septembre 2011, avec vous, toujours plus nombreux, pour que le verbe reste vivant.

     

                   NOS PROCHAINS RENDEZ-VOUS:

     

    ·         le vendredi 23 septembre 2011 : Pierre-Jean BLAZY présente son recueil "le cœur des filles"

    à la médiathèque de Mougins

    ·         le vendredi 14 octobre 2011 : Roger Lecomte, à l'aquarium de la médiathèque de Mouans-Sartoux

  • Un vendredi soir au château

    n vendredi soir au château

     

      La lumière du jour était encore vive, aux abords du vieux Château, en ce beau vendredi soir de début de printemps.

     

     Le calme avait soudainement envahi le jardin, il y a peu encore recouvert de cris d’enfants.

     

    Le poète et le chanteur étaient là, exacts au rendez-vous, et en face d’eux, plus de trente regards,

    avides de mots profonds et de rêves au quotidien.

     

                « Avant de quitter ce monde, explore le monde du chant.

                   Le silence vaut mieux que la parole, mais le chant

                   vaut mieux que le silence ».

     

     Damien Riba s’élance, à la recherche de « la plus petite lumière » sur le sentier nocturne des maux et des mots.

     

                « Quand une prière vient du cœur

                   même si ceux qui prient n’en comprennent le sens

                   elle monte en haut

                   et déchire le firmament »

     

    Le doute s’installe. Les mélodies douces ou endiablées de Sinto-Flamenco s’accrochent aux textes lancés vers le public.

     

                « Vous aussi peut-être vous verrez le monde

                   que j’ai vu avant qu’il disparaisse

                   et vous le connaîtrez »

     

    Puis le silence, et encore les cordes de l’instrument, et  le chant de l’artiste qui jusqu’à la fin donneront du bonheur.

     

                « Garde tes larmes dans ton cœur

                   comme des diamants, des liqueurs,

                  essuie tes larmes désormais,

                  tu peux dormir en paix »

     

    Puis la parole vient vers vous. Elisa Verna entonne alors les mots de Nicole Lanza, qui chante Matisse,

    le « plaisir virtuose », « l’alchimie des sensations ». Elle effeuille « les pages de ma douleur, le soir ».

     

     

    Fabienne Ros nous parle d’Angeline, sa petite fille (« je t’adorais quand je suis né ») et

    de la maison de Mélina, un amour de grand-mère et son « doux parfum d’été ».

     

    A ma demande, Marc-Vincent Péalat, notre doyen ce soir, se lève et partage un poème de

    son recueil fraîchement paru, au titre évocateur : « Passion pour l’inutile », qu’il présentera

    le 29 avril à 18 h 30 salle Belle Aube au Cannet :

     

                « Si toi tu sais pourquoi

                  le grand pourquoi des choses

                  par le sang du printemps

                  et par l’odeur des roses

                  dis moi ton nom »

      

     Enfin Marie Gay nous fait respirer :

     

                « l’empreinte des ailes d’oiseaux

                  lisse le sable blanc

                            (…)

                  mon corps est lacéré

                  par les marques du temps

                  mon pas capte en cadence

                  les lettres du destin »

     

    Elisa Verna nous confie alors quelques extraits de son cru, « des images et des mots volés à la mer ».

     

    C’est à moi que revient le mot de la fin. Je l’emprunte à San Gérotéo (« le silence parle et

    il a des yeux ») et à Anne Mounic :

     

                « Quand la lumière bouge selon les voix du vent,

                  dans la demeure, l’ombre danse sur les murs

                  par la petite musique de l’esprit,

                  et nous valsons sur pointes, légers (…)

                  par le trait d’union vif,

                  de la menue minute qui fuit »

     La nuit est tombée, et nous guide vers la clarté de la Gabbia, où nous serons quatorze à

    éclairer l’obscur, autour de la grande table qui se souvient encore des envolées de mots doux,

    et des berceuses en prose poétique, jusqu’à l’extrême fin des accords de guitare.

     

    NOTRE PROCHAIN RENDEZ-VOUS:

     

    ·         20 mai 2011: Raphaël Monticelli

  • Dans la chaleur de quarante et un regards

    Dans la chaleur de quarante et un regards

    Dans la chaleur de quarante et un regards

    il y avait

    dans la nuit qui se posait

    ce même feu qui couvait

    et un chant entre les murs

    qui se faisait azur:

    "les chemins ont pleuré

    jusqu'à la transparence

    et sur la pente du jour

    s'est levée la saison"

    (...)

    "le monde est il plus vaste

    qu'un visage?

    (...)"

    Les mots de Brigitte Broc, à tire d'ailes,

    viennent se poser et refleurir sous la fontaine

    de la harpe, caressée par Emeline Chatelin:

    "elle court comme on souffre

    jusqu'au bout de soi même"

     

    Puis la voix enfle et se calme dans l'épaisseur de l'air:

    "un jour elle s'est blottie

    sous la paille d'un mot

    (...)

    désormais

    la terre est ta chair"

     

    Il est difficile de discourir après un tel élan.

    Marie Gay trouve l'angle qui prolonge nos instants:

    " pudeur du brouillard

    sur la mer de ta peau

    (...)

    J'appuie mon corps

    sur la balustrade

    qui me tient à la vie"

     

     Elisa Verna vient parachever la nouvelle truculente

    de Jean-Pierre Rosso. Elle nous parle de ses chagrins de Berlin.

     

    "A attendre la voix de la liberté.

    Et à n’entendre que des plaintes.

    Le destin tombé sur du béton armé"

     

    C'est le tour d'André Chenet, que n'effraient pas les dangers

    d'une poésie intégrale:

    "le cosmos s'embrase

    je n'attends rien

    que le silence sacré

    je ressuscite d'anciennes mémoires

    je reviendrai gitan"

     

    La transition est faite vers Françoise Mingot,

    poétesse et éditrice de l'écriture gitane qui nous fait partager

    le chant de l'ile déserte et "la soie des souvenirs heureux".

    "(...)tu es le jour dans mes pensées"

     

    Enfin, Philippe Molino ravive la mémoire de Gabriel Caressa,

    ses " vibrations de l'esprit" dans " le beau voyage", quand il nous

    demande: "éveille-toi lorsque l'aube se lève".

     

    Dès lors, il est temps de dresser la lourde table, qui réunit autour

    du généreux fumet de la Gabbia, vingt esprits repus de poésie.

     

    Pierre-Jean Blazy

      

                    NOS PROCHAINS RENDEZ-VOUS:

           ·          8 avril 2011: Damien Riba

    ·         20 mai 2011: Raphaël Monticelli

  • Au milieu de nous

    Le 03 décembre 2010

    Au milieu de nous

     

    Ce soir là, à la Gabbia il y avait au milieu de nous un rêve de poésie, un esprit de partage autour d'un désir commun.

    Celui d'une fête étrange et très calme.

    Au dehors le froid vif,

    au dedans la chaleur des mots du dîner qui se préparait.

    A la harpe: Isabelle Torelli.

    A la musique des mots: Victor Varjac:

    (...)

    L'extrême à chaque instant

    me pousse jusqu'au bord

    où le jour étonné

    ne me reconnait pas (...)

     

    Puis le poète s'interroge:

    (...)

    Trouverons nous le temps

    de dire "je t'aime"

    à l'éphémère créature

    enfermée dans nos cœurs ? (...)

     

    Et il doute aussi:

    (...)

    l'être n'a plus de gite

    hormis la solitude

    lorsque le crépuscule

    colonise le ciel (...)

     

    Il nous interpelle:

    (...)

    je le vois mes amis

    vous doutez de ma parole

    oui vous doutez

    sans toutefois me dire

    que la folie me guette  (...)

     

    Victor Varjac propose alors cette définition qui fait la différence:

    (...)

    L'écriture n'est-elle pas

    cette fulgurance

    terrible et sombre

    qui jette sa flamme d'ombre

    dans l'univers de la pensée (...)

     

    Pour enfin revenir au milieu de nous dans la plus pure réalité de l'instant:

    (...)

    nous étions en hiver

    et la lune plantait

    ses ongles de safran

    dans l'hermine sauvage

    de ce manteau tout neuf

    dont se couvre les arbres (...)"

     

    Puis la parole passa à vous tous, qui pendant 50 minutes avait été si attentifs, si captivés.

    Clarisse Vandy, nous parla du "jouir d'exister" et nous demanda de "laisser venir les mots (...) laisser venir les larmes, la colère et la peur (...) laisser tomber les armes, il est maintenant l'heure".

    Clarisse partait une nuit plus tard pour son tour du monde. Nous pourrons la suivre grâce à son blog http://www.clarissevandy.blogspot.com 

    Raymonde Andrivon, venue de Roquebrune sur Argens, prit ensuite la parole avec plusieurs textes où le chatoiement des couleurs était palpable, évoquant "le miracle des fleurs de chaque jour".

    Ce fut le tour de Josée Forgue, qui eut la gentillesse de lire avec talent trois poèmes de votre serviteur, extrait du recueil "le cœur des filles", paru aux éditions Manoirante en Haute-Savoie.

    Elisa Verna se leva alors et nous gratifia de ses "impromptus poétiques", dans une langue gracile et moderne, au contenu dense et profond:

    (...)

    L’instantané de la rencontre.

    Tout semble dit. Un regard et la vie

    Est une révolution. (…)

    (...)

    Aux confins de la vie

    La terre entière

    Surgit de l’ombre

    Auréolée d’une lumière

    Matutinale (...)

     

    C'est à Jean-Pierre Rosso que revint le mot de la fin. A ma demande, il nous lut sa nouvelle "un jardin verdoyant (à Naïma)", écrite dans son style précis et riche. Elle nous tint en haleine jusqu'à la dernière phrase.

    Huit heures et demie venaient de sonner au clocher du vieux Mouans.

     

    Quatorze convives honorèrent de leur présence le diner mitonné avec talent par Jean-Pierre Dao.

     

    Pierre-Jean

      

                 NOS PROCHAINS RENDEZ-VOUS

         ·         4 février 2011: Brigitte Broc

    ·         8 avril 2011: Damien Riba

    ·         20 mai 2011: Raphaël Monticelli

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  • Nous étions 32 et heureux

    Septembre 2010

    Nous étions 32 et heureux

    Petit à petit, la Gabbia aux couleurs chaudes d'oranges et de bois se remplit.

    Habituée aux babillages de convives bercés de mets de la Méditerranée, elle se peuple à l'instant de mots ouverts , de mots d' azur.

    Alors même que Marie accueille et trouve une place aux retardataires, je rappelle que nous sommes comme ce petit village provençal qui résiste encore et toujours à l'envahisseur, au rouleau compresseur médiatique, qui exclut si souvent le verbe , toujours vivant.

    Et ce soir plus vivant que jamais, car nous voici unis pour écouter la voix de Christophe FORGEOT, et les mélodies frissonnantes d' Isabelle TORRELLI et sa harpe:

    " c'est un camion de sable

    déversé pour les proverbes de l'enfance

    une fontanelle où s'ébroue le monde"

     

    Puis le désert vient jusqu'à nous:

     

    "dés l'aube toujours griller les entraves

    et faire avancer les parterres de jonquilles

    dans notre inconscient"

     

    (...)

    " certains de la caravane disent même

    le manque d'eau nous fait vivre"

    ( caravane mirobolante l'Harmattan-1998)

     

    Voyage aussi dans le genre très difficile de la poésie érotique, avec la publication en 2008, chez

    Wallada, de ses "Murmures d'Eros":

    "Mes mains cuites par tes soupirs se glissent dans tes cheveux.

    (...)

    Ne pars pas. La nuit tourne dans nos tasses et mélange nos corps.

    Viens sur moi danser à feu doux"

      

    "Ta main entre prend saisit et suscite la neige.

    Ta maindécouvre mes silences et les pousse dans leurs derniers retranchements (...)"

     

    " Le fumet de ta peau me fait penser au bois brûlé.

    Ta voix chaude réveille les caves et les greniers.

    Tes caresses montent les perrons à demi-écroulés.

    Si pleines sont tes lèvres sous les colliers de feuilles"

    (...)

    " enlacer ton corps remonter le long de tes cuisses.

    Cette nuit soustrait le temps et tu allèges mes mots de désespoir"

      

    Puis l'ouverture de la "porte de la paix intérieure" (L'Harmattan-2009) se fait dans le silence:

     

     "nous sommes ces grains de riz à feu doux

     nous sommes accroupis une cuillère de bois à la main "

    (...)

     

     "dans le trait j'ai grandi

    comment répondre à tant de questions

    joindre mes mains sur les tiennes

    te sourire

    te baiser de mes yeux

    et dérouler notre feuille de papier comme le poisson

    se lance dans le courant"

     

    Ici est maintenant, la parole est au public.

    L'étonnant Maxime Tomatis, du haut de ses 7 ans, avec sa juvénile assurance, nous récite deux poèmes répétés avec son père. Sophie Papadopoulos intervient ensuite, par plusieurs textes lus par Paulette Chefson, jusqu'à tendre la perche à Clarisse Vandy, qui part le 5 décembre pour un tour de monde en sac à dos, avec des feuilles blanches à remplir...

    Fabien Tomatis, quant à lui nous fait partager un vieux souvenir andalou.

    C'est Brigitte Broc, à ma demande, qui conclut de sa verve sereine ce moment de partage et de sourires.

     

    Il est vingt heures trente.

    Le temps s'échappe par la porte de la Gabbia.

    Chacun reprend le cours de sa vie

    Nous resterons 10 à le retenir encore un peu, autour d'un dîner préparé par Jean-Pierre Dao et Morgane.

     

      NOS PROCHAINS RENDEZ-VOUS :

                  -  3 décembre 2010 : Victor Varjac

                  -  4 février 2011 : Brigitte Broc

                  -  8 avril 2011 : Damien Riba

                  - 20 mai 2011 : Raphaël Monticelli