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  • 6ème nuit de la poésie en musique

    Ce sera le premier souffle de l’été, et il nous réunira le vendredi 21 juin de 20h45 à 22h (entrée libre) dans le très romantique jardin du Moulin de Forville- Musée Victor Tuby, 15 rue Forville, au Suquet de Cannes.

    En cas de météo défaillante, la soirée se déroulera à l’intérieur du musée.
    En première partie, de 19h à 20h30, Alain Sasson a concocté un trés réussi hommage à Georges Brassens.

    Dès 20h45, sept auteurs des Mots d’Azur seront là avec leurs mots en bandoulière, escortés de belle manière par la saxophoniste Caterine Naget-Polo, et la pianiste Laure Temporale.


    Et puis il y aura LA voix : celle magnifique de la soprano Mélissa Lalix, qui sublimera la lueur du premier soir d’été.


    La veille, jeudi 20 juin à 18h30 à l’hôtel Mariott de Juan les Pins (50 chemin des sables), Elisa Verna, Patrice Alzina et votre serviteur auront participé au vernissage de l’exposition solidaire en faveur de SOS Villages d’enfants, grâce à une déclamation de poèmes agrémentés de harpe et piano.

    Je vous fais partager les affiches de ces deux soirées, en vous espérant nombreux pour tous ensemble célébrer l’été !



           J’avais donné rendez-vous au vent
           pour trouver cette paix qui n’a pas de soir
           cette joie mêlée de crainte

           ce jour dans déclin


           Il m’a parlé tard sous le ciel
           d’une âme intérieure invisible
           qui dure toujours

           dans les délices de ta maison

                         (PJB)


              

    Pierre-Jean Blazy

    Affiche la joie dans le partage                                     Affiche

  • JE T'AI RECONNUE

    C'était une soirée de mai où je n'étais pas.

    Un nuage a recouvert le soleil. Il est resté quelques heures sur cette clarté que j'aime tant vivre de l'intérieur.

    De rivas alzina

    J'ai vécu par procuration.

    Cette vie passe et nous ignore parfois.

     

    De rivasGeorges de Rivas venait de changer de château. Il a ouvert sa valise de mots.

    A sa droite Herve fouere Hervé Fouéré manie la cithare, que le ciel semble avoir déposé entre ses mains.

     

        Je t'ai reconnue, promesse et présence de la poésie

           (...)

        Je t'ai reconnue, Eurydice revêtue de ta robe diaphane

           (...)

        en cette mer pourpre, où  frénésie ourlée de hautes lames 

        l'amour versa ce vin d'or pour sceller l'union de nos âmes

     

    C'est une puissance de la douceur, qui flaire l'amour, roulant sur nos misères:

     

        Tu sais que je te parle depuis une étoile proche de Sirius

        d'une étoile invisible appelée Phoenix qui est l'exacte opposée

        de Styx

           (...)

        J'aime comme toi ce qui jamais ne fut

        et me souviens qu'à ta vue

        la foudre elle-même poussa un cri

    Georges de rivas

    C'était la neige d'un silence.

    Car souvent d'un rien une fête jaillit

     

        Or voici qu'un songe m'étreint et me submerge

        devant l'âtre éteint là-bas sur la terre

        où tu m'attends

           (...)

        J'ai dû brider le cheval de feu qui voudrait m'emporter

        aux rivages de ton étoile

           (...)

        Car c'est de foudre divine qu'il s'agit et de l'éclat d'outre-monde

        frappant tous maux à la racine

     

    Les mots prennent corps. Les mots deviennent musique et cognent sur l'inconscient.

     

        J'ai vu deux oiseaux morts ressuscités dans la lumière d'or

        deux oiseaux aux ailes éblouissantes qui traversaient cette nuit

        d'encre

           (...)

        dans l'aurore allumée par leurs ailes de feu

           (...)

        O chante à nouveau le mystère d'amour

        à tes lèvres de troubadour

     

    La nuit vient doucement s'installer.

     

    Onze auteurs désormais peuplent la scène et impriment leur conviction:

    Mm davaine 1 Madeleine-Marie Davaine,

    Muriel brosset Muriel Brosset,

    Philippe MARTIN Philippe Martin,

    Maria salamone Maria Salamone,

    Jackie raimondi 1 Jackie Raimondi,

    Jocelyne tarral Jocelyne Tarral,

    Fabien tomatis Fabien Tomatis,

    Michel orion Michel Orion,

    Lyanah 1 Lyanah,

    C forgeot Christophe Forgeot

    et Patrice alzina 2 Patrice Alzina qui livre son texte après avoir si bien animé la soirée.

     

    C'est maintenant l'heure de la voix.

    La voix que l'on attend, qui porte le nom de Pauline sicot Pauline Sicot, accompagnée au piano par le talent affirmé de Laure Temporale.

    Laure temporale pauline sicot

    Quatre chants.

     

    Quatre grondements d'applaudissements, et à la fin la salle debout pour entourer la soprano, pour prolonger l'instant.

     

    Un bruissement de bonheur reflue de la salle à manger.

    Le piano, emprunté par d'autres mains, enroule au loin sa mélodie. Des vocalises se mêlent aux visages qui s'égayent, et parlent.

    Une chaleur puissante et douce imprègne les murs.

    Les artistes avec p alzina

    C'était un jour de presque pluie.

    Les jours de pluie, que ferais-je sans toi?

     

    Pierre-Jean Blazy

  • L’AMOUR VIENT COMME LA PLUIE

     
    Le printemps sera à la moitié de sa vie quand nous nous retrouverons dans le décor réussi du château de Mouans-Sartoux.
     
    Ce sera le vendredi 3 mai 2019 à sept heures du soir.
     
    Pour cette 40ème soirée de poésie et musique, j’ai invité le poète qui siège dans un autre château, celui de Solliès-Pont, dans ce Var si proche et si beau : Georges de Rivas.
     
    Il sera entouré, pour notre plus grand plaisir,par le multi—instrumentiste Hervé Fouéré, qui a su déjà, un vendredi de neige de décembre 2017, nous enchanter par sa dextérité à faire vibrer plusieurs instruments .
     
    Puis ce sera la scène ouverte et ses secrets, et enfin la voix envoûtante de la jeune et si talentueuse Pauline Sicot, accompagnée au piano par l’ami François Bleuez.
     
    Dites-moi vite que vous serez des nôtres, lors du buffet (12€) qui conclura de belle façon cette soirée prometteuse.
     
             L’amour vient comme la pluie
             dans l’invisible
             sous la chevelure des anges
     
             J’invente des joies
             pour effacer les peines
     
             à la tombée de l’ombre
                            (PJB)

     

     

    Pierre-Jean Blazy

  • LA DOUBLE VIE DES ECRIVAINS

    Bonjour à vous mes amis,

    Je sais bien que la grande majorité d'entre nous ne vit pas de sa plume, mais je ne résiste pas au plaisir de vous faire parvenir ce matin cet article du Monde,qui évoque la vie de celles et ceux qui ont décidé de vivre de leur art, ou du moins d'y consacrer une part importante de leur existence.

    Pour la plupart d'entre nous, il s'agit d'une passion ou d'un centre d'intérêt majeur, mais nous connaissons tous un auteur courageux, qui , sans être une célébrité, a décidé de se consacrer à temps plein à la poésie ou à la littérature.

       Bonne lecture, et à dimanche à Castellar !

      La double vie des ecrivainsla-double-vie-des-ecrivains.pdf

  • UN PRINTEMPS À CASTELLAR

    Le printemps frappe à la porte, et me voici heureux de vous inviter à nous entourer

    lors de ce printemps des poètes 2019.
     
     
    Nous avons choisi le beau et réputé village de Castellar, sur les hauteurs de Menton,
    pour célébrer le début de la marche vers l’été :
     
     
          le dimanche 24 mars à 15 heures
          chapelle des pénitents noirs
          rue général Sarrail
          à Castellar
     
     
    Pas moins de huit auteurs de Mots d’Azur (Michel Orion,Elisa Verna,Claude Artès, Randja Benferhat, Héléna Martinelli , Michel Reynaud, David Cardoso, Pierre-Jean Blazy) vous y donnent rendez-vous .
     
    Ils seront accompagnés par la saxophoniste Caterine Naget-Polo, et le violoniste Victor Huguenin, pour quatre-vingt-dix minutes de poésie et musique, dans un cadre champêtre et magnifique.
     
    En ce jour de grande animation où Castellar fêtera aussi l’olive, venez respirer le parfum sauvage d’un nouveau printemps !
     
     
          L’invisible ressemble à une vague
          que le fracas ds mers porte
          comme un esprit
     
          N’éteignez pas la lumière
          des douces déroutes
     
          La violence de la joie
          et ce pain pétri de peines
          mettent dans tes yeux miroirs
     
          l’effroi d’aimer
                        (PJB)

  • JE SUIS CELUI QUI DOUTE

    PJB

    Lorsque vous parvenez à la place qui est à l'une des extrémités de la vieille-ville de Mouans-Sartoux, le château apparaît en majesté, sous un soleil froid ce jour là.  

    Il bruisse maintenant des préparatifs de cette soirée qui s'annonce. 

    Nous sommes le 25 janvier 2019. 

     

    David BELMONDODavid Belmondo affute son texte qui jaillit comme une source d'eau chaude: 

     

        Je suis celui qui doute 

        portant ses frères et sœurs 

        dans un cœur palpitant 

              (...) 

     

        Mon cœur s'enivre 

        pleure et chuinte 

        Mon cœur dérive 

        gratte et suinte 

        Disharmonie d'une quinte 

        que le désespoir éreinte 

     

    A la harpe africaine, également nommée n'gomi,David RENDEL David RENDELDavid Rendel produit un son nouveau sur cet instrument rare et original qui capte l'attention autant que les mots de David Belmondo. 

     

        Puis soudain tout s'est tu 

        Un silence 

        brulant et puant 

        et dans l'ombre de l'Ombre  

        un œil est apparu 

                (...) 

     

        La lumière fut 

        non pas celle des origines 

        mièvre et pauvre d'Histoire 

        non pas celle des étincelles antérieures 

        mince et sans relief 

        Ici  

        L'éclair puissant 

        lacéra l'infini 

     

    La salle 1

    L'histoire de ce cosmos se répand, comme le chant du vent ou la possibilité d'une idylle. 

    L'histoire n'est pas finie et se donne à chacune et à chacun: 

    David BELMONDO

        Je crus devenir fou c'est vrai 

        car fous sont certains qui voient 

        Parmi nous d'ailleurs certains 

        perdirent   

        sens 

        Mon salut fut 

        une colombe d'étoiles 

        qui vint se poser en rêve sur mon épaule 

                (...) 

     

        Au commencement 

        nous n'étions qu'argile 

        Bien sûr 

        Il y eut des temps antérieurs 

        des temps qui ne portaient que 

        l'indistinct  chaos 

    Après ces quarante-cinq minutes de grâce, où les yeux regardent vers le ciel, vient le temps de la scène ouverte avec ce soir seize interprètes : MM DAVAINEMadeleine-Marie Davaine,

    Maryse dutouya Maryse Dutouya,

    Chantal carretero Chantal Carretero et

    Aurelie kalaha Aurélie Kalaha (piano),

    Lydie navard Lydie Navard,

    David CARDOSO David Cardoso,

    Muriel BROSSET Muriel Brosset,

    PIERROT Pierre Koslowski, 

    Irène LENEUVEU Irène Leneuveu,

    Jeremy forest 1 Jérémy Forest,

    Gilles san juan Gilles San Juan,

    Martinelli reynaud Héléna Martinelli (texte et guitare) et Michel Reynaud (piano et guitare),

    Loic vecchio Loïc Vecchio

    Lyanah Lyanah,

    et enfin Alzina Patrice Alzina.  

    Après la musique et les mots, la musique des mots, voici le chant lyrique représenté par la soprano Vanina Aronica Vanina aronica  Sandrine andre vanina aronica et la concertiste Sandrine André,

    pour conclure en beauté cette soirée , qui ne saurait bien sûr s'achever sans nos terrestres agapes, dans la salle à manger du Château. 

      P1110680bis       Blazy belmondo rendel 2

    Vous n'êtes pas obligé de me croire, mais ce fut vraiment un beau partage. 

  • UN SOLEIL FROID

    L'hiver a sa lame émoussée, et la lumière du soleil froid éclaire le premier mois de l'année.
    C'est autour du poète du Cannet des Maures, David Belmondo, que nous nous réunirons,le vendredi 25 janvier 2019, à 19h, au Château de Mouans-Sartoux.
    Il sera accompagné à la harpe africaine par David Rendel.
    Après la scène ouverte, recueil de perle de fraicheur et de créations vivantes, nous écouterons la soprano cannoise Vanina Aronica, avec Sandrine André au piano.
     
    Un généreux buffet clôturera cette première soirée de l'an neuf (12€), pour lequel vous devez vous inscrire rapidement auprès de moi, à cette adresse.
     
               Frisson de cette aurore bleue
               et mystère de ton sourire de source
     
              Je cherche
              l'ange de l'oubli
              qui vit dans l'explosion des nuages
     
              à l'extrémité du ciel
                            (PJB)

  • L 'AMOUR QUE JE N'AI PAS DONNÉ

    pj blazy

    Et la pluie s'est installée, lente, patiente, infatigable, depuis le milieu de la journée jusqu'à la nuit d'encre noire.

    Mais voici qu'une lumière s'allume, aux vitraux du château, comme des ombres qui bougent et bientôt les lumières jaunes et chaudes emplissent tout l'espace.

    Il ne reste plus de place. La foule est au rendez-vous.

    Devant la cheminée, à l'extrémité de la grande salle au parquet de bois, JM SANANESJean-Michel Sananès entonne le chant de ses mots qui se faufilent entre les rangs serrés.

     

                                                   L'amour que je n'ai pas donné

                                                   je l'ai volé

                                                                                  (...)

                                                   Volé

                                                   A l'enfant de la rue que je n'ai pas entendu

                                                   A l'affamé que j'ai ignoré

                                                   A l'aveugle que je n'ai pas éclairé

                                                   A la haine que je n'ai pas éteinte

                                                   Au souffle de vie

                                                   que je n'ai pas honoré

     

    C'est une soirée à trois voix. Jean-Michel Sananès est accompagné dans la déclamation de ses textes par

    Ile ENIGER Ile Eniger et

    C. ARTESClaude Artès.

     

                                                   Va petit homme

                                                   dans les cours d'école

                                                   où ne s'apprend plus le rêve

                                                   dans le cœur des hommes

                                                   ou l'on n'oublie l'amour

                                                                                  (...)

                                                   La vie est une béance plus grande que l'univers

                                                   je suis frère de l'herbe et du sang

     

    A la guitare, Bruno sananes Bruno Sananès enveloppe les mots et rythme les phrases, pour marier sonorités et mélodies.

     

                                                   Quand un poète prend sa retraite

                                                   il bâillonne ses mots

                                                                                  (...)

                                                   Quand un poète prend sa retraite

                                                   Une larme

                                                   acérée

                                                   plantée en travers du gosier

                                                   éteint les feux de son âme

                                                   quand un poète prend sa retraite

                                                   il se tire des silences en pleine tête

                                                   chaque nuit brule ses étoiles

     

    Plus loin, toujours plus loin dans l'avancée de la nuit, la poésie voyage entre mer et montagnes, avec vos yeux pour miroir.

     

                                                   Va plus loin mon fils

                                                   quelle que soit ta taille

                                                   tu porteras la vie sur tes épaules

                                                   quelle que soit ta taille

                                                   ta dimension d'homme tu chercheras

                                                                                  (...)

                                                   Poète, viens

                                                   Aucune balle, jamais, ne tuera une idée

                                                   Il n'est pas de plus belle idée

                                                   que de vouloir aimer chacun

                                                   que de se savoir pareil à tous

     

    Ainsi marche Jean-Michel Sananès.

    Et dans ses pas vous vous êtes engouffrés, ami(e)s de la scène ouverte, où ce soir nous entendrons la cithare de Claire Patouillard, et un hommage au poète niçois trop tôt disparu Jean-Max Gallo.

     

    LA SALLE

     

    Tour à tour les visages et les styles défilent devant vos mines réjouies ou émues:

    I.  LENEUVEU Irène Leneuveu,

    B. FERRAUDBernard Féraud,

    P. MARTIN Philippe Martin,

    MARYSE DUTOUYA Maryse Dutouya,

    LYANAH Lyanah,

    M. BROSSET Muriel Brosset,

    C. PATOUILLARD Claire Patouillard (cythare et poème),

    LUCE RAYNAL Luce Raynal,

    M.ORION Michel Orion,

    David Cardoso David Cardoso,

    PIERROT Pierre Kozlowski dit Pierrot,

    C. JACOB Cédric Jacob,

    Jean-Max Gallo

    (par les voix de Annie Montoya et Frédéric Altmann)A montoya et f altmann ,

    et

    P. ALZINAPatrice Alzina font résonner vivas et applaudissements nourris entre les murs épais du château.

     

    Puis, c'est le temps du chant.

    Et quel chant !

     

    La sublime et envoutante voix de

    C. DELASSALLE Céline Delassalle nous emporte loin des rives du quotidien, pour un voyage à contre-nuit, dans quelques vallées du désir.

    Au piano, le grand talent et le sourire charmeur d'Akil Djan AKIL DJAN 

    accompagnent la belle soprano, applaudie comme jamais.

     

    Et maintenant, place au buffet soigneusement préparé, pour l'amour de l'amitié et du partage rendus possibles grâce à la poésie, la musique et le chant.

    C'était une nuit où la pluie avait le goût de miel.

    LES ARTISTES   C. DELASSALLE

    Pierre-Jean Blazy