Exil de la poésie


Devrais-je m'enfuir
afin que tu me retrouves
Dans tes yeux j'ai traversé
des gués douloureux
mais tu m'avais vu venir de plus loin
d'un continent sans souvenirs
Tu m'avais vu venir d'une terre où TOUT
restait à vivre dans les cercles de l ‘avenir

Devrais-je consentir
A te perdre à travers mes peurs
scellant un pacte féroce
entre midi et minuit
entre soleil-et neiges
amour et haine
Je t'ai vu revenir des ORIGINES
Ange blessé au cœur de la tempête

A peine t’avais-je effleurée
que nous nous sommes liés
en une seule gerbe de lumière
dans cette aube trouble où tremblent encore
les feuillages de feu et d'ombre des passions
Nous mettons toutes nos FORCES
que ce soit dans la lutte inégale pour la liberté
ou dans la douceur infinie d’une brise amoureuse

La poésie n’est-elle pas l'art
de dénouer des nœuds de serpents
afin de retrouver le passage perdu de l'éternité ?
des solitudes s'épousent
dans les scansions et les fracas du VERBE
pierre de touche magique des hautes migrations
La poésie c’est toi femme que sa peau éveille
femme aux doigts guérisseurs au souffle parfumé

Je marche sur des nuages avec un orage à mes côtés
je me cogne aux cimes titube entre les abîmes
chaque étoile est un miroir magique où tu te reflètes
où je me plais à IMAGINER les diversités de ton visage
ta voix prend forme de poème
pour libérer tout ce qu’il y a à libérer en nous
Tu deviens sauvage à l'heure de l'action
tu exiges la beauté pour tous les exilés





        Je vous dis

Je vous dis
de dedans mes lèvres
sur le bord du sang
Je vous dis
avec des filaments
et des bouts d'incendie
Je vous  dit
les sacrements
de la création
Je vous dis
les battements
de chaque instant
Je vous dis
la fourche des vents
la langue des amants
Je vous dis
ce qui vient de loin
et me touche de près
Je vous dis
les dessous des rêves
les crimes du temps
Je vous dis
quelque chose d'insatiable
de l'oubli et du sable
Je vous dis
les îles éphémères
des paroles d'hier
Je vous dis
en balbutiant
le blanc de mes nuits
Je vous dis
ce qui s'achève
et ce qui commence
Je vous dis
ce presque rien
de syllabes et de bruits

(tous droits réservés)

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