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LES SANGLOTS DE L'AIGLE‏

Par Le 20/09/2015

     Les sanglots de l'aigle

     seule la rivière s'en souviendra

     Je veux quitter l'hiver des villes

     La joie profonde

     ne sourit pas

 

Le Château de Mouans-Sartoux a passé un bel été. Il s'est fortifié encore de la chaleur, des musiques et des regards posés sur lui.

Et le vendredi 25 septembre à 19h, c'est dans son enceinte que nous recevrons la poète Geneviève Bertrand, qui vit à Coudoux, à quarante kilomètres de la capitale phocéenne.

Elle nous emmènera dans les lignes claires et la profondeur de son texte.

Entre ses mots se glissera la flute traversière de Christine Lacombe, pour que notre joie soit complète.

Après vous et la riche scène ouverte, c'est Deborah Bellevy, soprano réputée sur notre Côte d'Azur, qui emplira  le Château de sa tessiture magnifique.

Puis le buffet (12€) réunira autour des artistes celles et ceux qui veulent prolonger l'Instant.

Dites-moi très vite, à cette adresse, si vous y participerez.

 

     Loin de la mer

     la fièvre monte

     il y avait

     la mélancolie aux yeux verts

LAISSEZ PASSER LE BONHEUR

Par Le 27/06/2015

 

Le chateau 1

Il y a dans l'air, en ce vendredi soir, toute la chaleur lourde de la journée.

Le public pourtant se presse aux portes du Château. Jamais nous n'avons été aussi nombreux.

La grande salle au parquet de bois et à la cheminée d'époque est trop petite.

Il faut dire que c'est le dernier Vendredi  du Château avant le 25 septembre.

Il sera beau

C artes 1

La voix claire de l'ami Claude Artès se dresse entre les tourelles:

                        Goûter à la saveur d'un après-midi

                        sur tes lèvres

                        emprunter cet étroit chemin

                        où les rêves s'écartent

                        pour laisser passer le bonheur

 

                        J'ouvre ma journée

                        en pensant à toi

 

La harpe est pure. Et les doigts experts d'Emeline Chatelin Chatelin 2 savent depuis toujours caresser la mélodie pour l'emmener très haut.

Une fois de plus devant nous, le poète et le musicienne font qu'un.

 

                        Chaque jour dessine

                        la magie de l'instant

                        j'ai posé mon cœur

                        sur le doux de tes seins

                        étreinte où mes mains sculptent ton corps

                        imprégné dans ma mémoire à tout jamais

 

                        Tant d'heures perdues

                        à jamais rattrapées

                        que restera t-il de nous?

                        un souvenir, quelques mots dans un livre

                        et les moments d'amour

                        qui, seuls, nous ont aidé à vivre

Artes chatelin 1

Le soir avance, dans son écrin fugace, incandescent.

Bientôt ce sera l'orée de la nuit.

La salle attentive

                        Il reste encore le bruit d'un paysage

                        où se perd le printemps de ton visage

                        j'entends le cri des orages

                        sur des chemins où j'implore l'amour

                        de creuser son sillage

 

                        Viens me dit-elle

                        monte à bord du vaisseau de mon corps

                        tu seras pour un temps, pour une heure

                        pour l'éternité magnifiée

                        seul maître à bord

C artes 3

La mer est proche et la fièvre monte. La harpe coule et les esprits dégustent la mélodie des mots 

 

                        La poésie étend sa lumière douce

                        et ses cuisses se referment sur mon dos

                        comme les pages d'un livre

                        terminé trop tôt

 

                        Brumes sur les Cévennes

                        il fait un temps à déshabiller les poèmes

                        le gris du ciel

                        se pose sur ton corps

                        le silence

                        embrasse

                        le clair de tes yeux

                        et accompagne

                        nos jeux amoureux

Artes chatelin

C'est fini. Le temps a couru très vite.

Encore une goutte, rien qu'une goutte, dans l'océan des mots

 

                        je monte sans bruit

                        pas à pas

                        les escaliers de la nuit

 

                        j'attendais

                        ton sourire

                        à l'entrée du jour

Blazy artes   P1010926bis 1

Maintenant vos mots accourent.

 

      

      

Nous écoutons ce soir dix-sept poètes, tous différents, touchants, qui nous emmènent dans les contrées de leur âme, aidés en cela par le piano de R rivault Richard Rivault :

Mm davaine Madeleine-Marie Davaine,

M holleyMyriam Holley,

P1020084bis  Alain Sasson,

M bachsMaria Bachs,

C cudelChantal Cudel, 

P1020098bis David Cardoso,

P1020050bis Annie Jacquelin,

P alzina 1Patrice Alzina,

P1020030bis Florence Martinie,

P1020037bis Brigitte  Caizergues, Elisa Verna,

P1020057bisDaniel Galand,

P1020100bis Marie-Solange Raymond,

J raimondieJackie Raimondi, et 

P1090097bisMicha Dunac,

qui partage avec beaucoup d'émotion les mots de sa maman disparue, mots retrouvés après son départ.

 

Puis voici le grand P1020107bisGérard-Philippe Sellès qui nous ravit.

Et comme toujours, le dernier mot sera celui de la magnifique M freudMichèle Freud 

Enfin, la chorale de la préfecture La chorale de la prefecture 2  La chorale de la prefecture 1  nous enchante avec trois morceaux empreints de fraicheur et de talent.

Oui, cette vingt-quatrième soirée était un ciel étrange et beau.

Tous les artistes reunis   Autour du buffet

Pierre-Jean Blazy

les extraits de poèmes de Claude Artès sont issus des recueils

"Instants partagés" (Ed.Zengami,2014)
"Tous les étés dans son cœur" (Ed.Vaillant, 2013), "Chaque matin tient le jour" (Ed.Chemin de plume, 2013)

 

DEUXIÈME FÊTE DE LA MUSIQUE ET DES MOTS‏

Par Le 17/06/2015

Trois fois dès l'aube

j'ai vu l'ombre d'une femme

 

Je sais désormais

et le jour et l'heure

de l'éternel désir

 

cette fraicheur du tout

comme une incandescence

dans les neiges d'automne 

PJB

 

Une belle saison finit dans la beauté.

Celle qui s'achève aura réuni plusieurs centaines d'amantes et d'amants de la poésie, au Château de Mouans-Sartoux qui est devenu notre porte-bonheur.

Il est donc temps de se retrouver pour le bouquet final, qui porte le nom charmeur de deuxième nuit de la poésie du Suquet, dans le romantique jardin du Moulin Forville-musée Victor Tuby, 17 rue Forville à Cannes à côté du restaurant "la canna suisse", de 18h à 22h.

Tour à tour, l'Ensemble Vocal de Cannes, chorale qui porte haut en France et à l'étranger les couleurs de la cité des festivals, la virtuose harpiste Emeline Chatelin, et la chanteuse à textes Myriam Primus alterneront leurs arts avec seize poètes des Mots d'Azur.

Venez faire une réserve d'émotions avant le 25 septembre, jour de rentrée au Château.

Et ceci se fera, comme à l'accoutumée, dans la plus franche convivialité et avec quelques nourritures terrestres.

A dimanche !

Pour que vive la poésie de la rencontre.

Pierre-Jean Blazy

LE BAISER DE LA NUIT

Par Le 10/06/2015

" Les calèches du printemps s'estompent à l'horizon

Il y a l'étrange secret de ma campagne apaisée,

et l'infinie tristesse qui m'habite, avant de partir, l'âme au vent

Il y a aussi le baiser de la nuit, ce chemin parcouru avec les évadés silencieux,

et ces gouttes de silence que j'écoute quand se sont tus les cris du vent"

 

Ce sera le dernier vendredi du Château, avant septembre.

Ne manquez sous aucun prétexte le rendez-vous que vous donne Claude Artès  (poèmes ) et Emeline Chatelin (harpe), le vendredi 5 juin à 19h, au Château de Mouans-Sartoux.

Ce sera un moment de beauté.

Après eux, vous peuplerez la scène ouverte chaleureuse et changeante (présence à 18h30 pour les nouveaux participants), avant que l'étonnante chorale de la Préfecture des Alpes-Maritimes soit notre chant final.

Et n'oubliez pas de vous inscrire au buffet (12 euros), par retour de courriel, afin de partager tous ensemble et avec nos artistes, quelques nourritures terrestres.

A vendredi !

 

LES CALÈCHES DU PRINTEMPS ‏

Par Le 10/06/2015

 

"L'été vient dans l'euphorie de l'âme

Il y eut ce signe dans la nuit , et moi l'intranquille

j'ai regardé  l'ombre des grands fauves, à la recherche

du murmure de l'âme

Il y eut ce cristal noir dans le territoire de ma mémoire"

 

Mes amis venez au Château de Mouans-Sartoux, le vendredi 5 juin à 19h, pour partager l'écoute du poète Niçois Claude Artès, qui sera accompagné par la magnifique harpe d'Emeline Chatelin.

 

Après ce concert de mots, notre très aimée scène ouverte vous donnera la parole (rendez-vous à 18h30 pour les nouveaux volontaires) avant que la jeune et talentueuse chorale de la préfecture des Alpes-Maritimes nous emporte dans trois belles chansons.

 

Puis, le moment sera venu de la convivialité gourmande, autour du buffet préparé par nos mains (12 euros).

Dites-moi dès aujourd'hui si vous y participerez.

A bientôt

MIEL DE PRINTEMPS

Par Le 22/03/2015

P j blazy c haza

Il y avait un ciel où le vent a balayé l'hiver.

La route est belle vers le Château, et une joie triste existe dans les allées de ses jardins.

Voici, dans une salle pleine, exubérante, la voix calme de C haza 3Claude Haza qui emmène vers des rives étranges.

                               Nés de la nuit nous sommes

                               quand le monde au petit matin

                               s'ouvre à la rumeur d'un feu

                               inspirateur sur toute la terre

                               (...)

                               Mais c'est à toi que tu mens

                               et tu le sais bien

                               (...)

La visite des mots se fait avec le son magique du saxophone de S nini 1Selim Nini, qui sait le faire chanter mieux que personne.

                               Quelques pas de plus et tu risques de tomber

                               dans le désordre qui met en ébullition

                               toutes les substances du rêve

                               comme une courbe en feu

                               (...)

                               Tout persiste à nous occuper

                               s'emploie à découper l'instant

                               dans cette union de blancheur

Les royaumes disparus.

La langue des pierres qui parle des solitudes à deux.

Et les champs de la nuit, où il n'y a que vagues et vent.

                               Mais c'est toi surtout que l'on touche

                               beauté partagée

                               c'est toi qui parle de nous

                               et relèves aussi du songe éveillé

                               (...)

                               Sous les lueurs du crépuscule

                               marcher sans effacer la

                               neige pure du chemin

Chacune, chacun, lève les yeux vers le ciel de ses désirs.

Au centre du silence, je déguste à pleine bouche le miel de ce printemps.

C haza

 

                               L'écho n'accable que les vastes étendues

                               la grêle frappe avec le vent

                               la source débute entre les herbes

                               (...)

                               et si je résistais à m'enfoncer dans le soir

                               (...)

                               l'embrasement monte comme

                               un incendie dans l'âme

                               après une émotion

                               avant l'ivresse du corps

 

C'est un ravissement subtil que de voguer sur un lac aux eaux noires. 

S nini  

Il y a une jeune créature dans cette nuit.

La nuit des loups.

 

                               Je voudrais demeurer attaché

                               par le regard seulement

                               à ce qui est là non visible mais

                               intensément généreux

                               (...)

 

                               si le savoir effaçait le manque

                               la mort ne viendrait pas

                               tu serais mon éternité

                               ma maison sous les branches folles

                               comme au début d'un regard

 

Je vois un passeur, perdu vers ce grand cimetière de brumes, dans ma campagne aux terres parfumées. S nini 2

 

                               cette lumière brillante

                               sur la montagne

                               semblable à une étoile

                               est une flamme d'impatience

                               que la nuit prend pour une fleur

 

                               que pèse ici ce tas de pierres

                               posées contre le mur de tes souhaits?

                               après la marche dans le monde

                               le front appuyé contre la vitre

                               c'est sans doute le poids d'une vie

 

C haza 2

Le jour baisse.

L assistance sous le charme des mots

La lumière est douce pour accompagner vos mots lus et même chantés, comme ceux de Lorène Majou. L majou

Puis onze femmes poètes vont se succéder, sous les applaudissements d'un public chaleureux et nombreux:

M m davaine 1Madeleine-Marie Davaine,

C laurent patouillardClaire Laurent-Patouillard,

M f fournieMarie-France Fournié;

M s raymondMarie-Solange Raymond,

T touraouTatiana Touraou,

F martinieFlorence Martinie,

M gayMarie Gay,

M holeyMyriam Holley,

B caizerguesBrigitte Caizergues,  

M louisMoana Louis et bien sûr,

la grande M FREUDMichèle Freud.

Et pour leur donner la réplique, il y a les mots chauds, surprenants de D cardosoDavid Cardoso,

P alzinaPatrice Alzina,

et B niverBruno Niver.

Avant cette rencontre avec la voix et les mélodies de la soprano Claudette Ory, qui chante pour nous Théophile Gautier et Victor Hugo, excellemment accompagnée au piano par Guillaume Giffard. C ory g giffard

C'était la belle ouverture du dix-septième printemps des poètes.

Le buffet est dressé où cent partages vont naître. La salle du chateau

Nous sommes frères et sœurs dans cette nuit claire.

Avec enfin le temps d'être soi-même, au milieu de la poésie et des fulgurances du bonheur retrouvé.

P j blazy 1 Pierre-Jean BLAZY

UNE LIQUEUR DE LUMIÈRE

Par Le 02/03/2015

J'entends ici-bas la voix des oiseaux, cette liqueur de lumière, étrange et frêle.

Chaque matin elle est mon armure de feu.

Je veux la force heureuse du souvenir, un soleil noir égaré dans ton désir brûlant.

Amis des mots, de la musique des mots, et du saxo, nous avons rendez-vous ce vendredi 6 mars 2015, à 7 heures trébuchantes sur le soir, au Château de Mouans-Sartoux, pour écouter le chant littéraire de Claude Haza, agrémenté par le saxophone aventureux  de Selim Nini.

Vos mots à vous, façonnés dans l'esprit, résonneront ensuite jusqu'aux tourelles du Château,avant de laisser la place à notre amie la soprano Claudette Ory, accompagnée par le piano de Guillaume Giffard.

Oui, soyez avec nous, et aussi lors du buffet parfumé à l'amitié des nourritures terrestres (12€). Confirmez le moi aujourd'hui même.

A vendredi !

PETALES DE SOLITUDES

Par Le 25/02/2015

L'hiver est à l'agonie, et les pétales de solitudes de fleurs éteintes viennent mourir à mes pieds.

Il y a ce poids d'ombres que le printemps va prendre sous l'écorce des mots.

Il y a vos lueurs incertaines, que je vois grandir comme la joie de la rencontre, cette paille fraîche de l'aube.

Claude Haza, poète niçois aux mots de l'âme profonde, sera avec nous le vendredi 6 mars 2015, à 19 heures, dans le Château de Mouans-Sartoux.

Venez l'écouter, accompagné dans sa quête par le jeune et talentueux saxophoniste Selim Nini.

Après eux, le temps s'ouvrira devant vos écrits, et Claudette Ory, soprano reconnue, viendra clore ce beau moment, avec au piano Guillaume Giffart.

Et dites-moi, par retour de courriel, que vous serez des nôtres au buffet de la convivialité (12€), juste après, dans la salle à manger du château vénérable.