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Par
Pierre-Jean BLAZY
Le 26/09/2019
Le 32ème festival du livre de Mouans-Sartoux, intitulé « à bras le coeur », se tiendra les 4, 5 et 6 octobre 2019.
Les Mots d’Azur honoreront bien sûr ce grand rendez-vous, au stand B 39 (gymnase René Friard, avenue de Cannes, à côté de l’office du tourisme) et ce du vendredi matin au dimanche soir.
A notre stand seront présents avec leurs livres :
- le vendredi matin :
Marie Gay, Patrice Alzina et Gisèle Sans
- le vendredi après-midi :
Coralie Follani, Gisèle Sans, Marie Gay et Maria Salamone
- le samedi matin :
Gisèle Sans, Maria Salamone, Muriel Brosset et Pierre-Jean Blazy
- le samedi après-midi :
Patrice Azina, Madeleine-Marie Davaine, Jocelyne Tarral et Cédric Jacob
- le dimanche matin :
Coralie Folloni, Madeleine-Marie Davaine? Jocelyne Tarral et Cédric Jacob
- le dimanche après-midi :
Muriel Brosset, Pierre-Jean Blazy et Maria Salamone
Mais ce n’est pas tout.
Devant le beau succès rencontré ces deux dernières années, nous poursuivrons l’atelier d’écriture de haïkus, initiative originale qui l’an dernier a réuni près de 80 contributeurs !
Venez donc vous essayer à la création de ces poèmes courts et attachants.
Il y aura sur place une aide matérielle et le conseil de deux spécialistes de ce genre littéraire qui nous vient du Japon.
Votre écrit sera ensuite affiché sur notre stand.
Enfin, deux performances viendront rythmer nos débats poétiques :
- samedi 5 octobre, à 11h30, au café Beaux-livres de l’espace B : Muriel Brosset se produira accompagnée par Caroline Debonne, flûtiste
- dimanche 6 octobre à 11h30, sur la même scène, Maria Salamone déclamera ses poèmes, avec à la guitare Nassim Jibaï.
Voici donc trois belles raisons de venir nous encourager dans le bel écrin de Mouans-Sartoux en fête !
C’est une tempête de ciel bleu
qui déferle de l’extrémité de la terre
à l’extrémité du ciel
Une ombre passe entre les tombes
Je veux aimer à ma faim
dans un jour qui dure toujours
(PJB)
Pour le programme, n'hésitez pas à cliquer sur le site du festival du livre Mouans-Sartoux.
Pierre-Jean BLAZY
Par
Pierre-Jean BLAZY
Le 27/08/2019
L'été a brulé la plupart de ses feux, mais il reste encore à l'horizon ces lumières qui nous appellent.
Et nous y répondrons le vendredi 13 septembre 2019, à 19h, dans la grande salle du château de Mouans-Sartoux.
Quoi de mieux qu'une immersion en poésie et en musique pour réaliser une rentrée réussie?
Eva-Maria Berg, poète allemande d'expression française, habituée de plusieurs communes du Var sera avec nous, avec à ses côtés le poly-instrumentiste surdoué Hervé Fouéré, dont vous avez déjà mesuré le talent.
C'est un duo qui va scintiller dans la douceur d'une soirée de fin d'été.
Après nos deux artistes, la toujours attendue scène ouverte viendra combler votre curiosité, avant que le ténor Jean-Charles Mourey emplisse le château de son étonnante voix.
Il sera accompagné par la pianiste Laure Temporale.
Réservez dès maintenant votre place au buffet (12€) qui viendra clôturer nos retrouvailles.
Je suis propriétaire de l'oubli
que je parcours aux heures hautes
de la nuit
N'éteignez ni l'esprit
ni le fracas des mers
pour que la joie vienne
à l'aurore d'un autre monde.
(PJB)
6ème nuit de la poésie en musique
Par
Pierre-Jean BLAZY
Le 04/06/2019
En cas de météo défaillante, la soirée se déroulera à l’intérieur du musée.
Dès 20h45, sept auteurs des Mots d’Azur seront là avec leurs mots en bandoulière, escortés de belle manière par la saxophoniste Caterine Naget-Polo, et la pianiste Laure Temporale.
Et puis il y aura LA voix : celle magnifique de la soprano Mélissa Lalix, qui sublimera la lueur du premier soir d’été.
La veille, jeudi 20 juin à 18h30 à l’hôtel Mariott de Juan les Pins (50 chemin des sables), Elisa Verna, Patrice Alzina et votre serviteur auront participé au vernissage de l’exposition solidaire en faveur de SOS Villages d’enfants, grâce à une déclamation de poèmes agrémentés de harpe et piano.
Je vous fais partager les affiches de ces deux soirées, en vous espérant nombreux pour tous ensemble célébrer l’été !
J’avais donné rendez-vous au vent
pour trouver cette paix qui n’a pas de soir
cette joie mêlée de crainte
ce jour dans déclin
Il m’a parlé tard sous le ciel
d’une âme intérieure invisible
qui dure toujours
dans les délices de ta maison
(PJB)
Pierre-Jean Blazy
Par
Pierre-Jean BLAZY
Le 13/05/2019
C'était une soirée de mai où je n'étais pas.
Un nuage a recouvert le soleil. Il est resté quelques heures sur cette clarté que j'aime tant vivre de l'intérieur.
J'ai vécu par procuration.
Cette vie passe et nous ignore parfois.
Georges de Rivas venait de changer de château. Il a ouvert sa valise de mots.
A sa droite
Hervé Fouéré manie la cithare, que le ciel semble avoir déposé entre ses mains.
Je t'ai reconnue, promesse et présence de la poésie
(...)
Je t'ai reconnue, Eurydice revêtue de ta robe diaphane
(...)
en cette mer pourpre, où frénésie ourlée de hautes lames
l'amour versa ce vin d'or pour sceller l'union de nos âmes
C'est une puissance de la douceur, qui flaire l'amour, roulant sur nos misères:
Tu sais que je te parle depuis une étoile proche de Sirius
d'une étoile invisible appelée Phoenix qui est l'exacte opposée
de Styx
(...)
J'aime comme toi ce qui jamais ne fut
et me souviens qu'à ta vue
la foudre elle-même poussa un cri
C'était la neige d'un silence.
Car souvent d'un rien une fête jaillit
Or voici qu'un songe m'étreint et me submerge
devant l'âtre éteint là-bas sur la terre
où tu m'attends
(...)
J'ai dû brider le cheval de feu qui voudrait m'emporter
aux rivages de ton étoile
(...)
Car c'est de foudre divine qu'il s'agit et de l'éclat d'outre-monde
frappant tous maux à la racine
Les mots prennent corps. Les mots deviennent musique et cognent sur l'inconscient.
J'ai vu deux oiseaux morts ressuscités dans la lumière d'or
deux oiseaux aux ailes éblouissantes qui traversaient cette nuit
d'encre
(...)
dans l'aurore allumée par leurs ailes de feu
(...)
O chante à nouveau le mystère d'amour
à tes lèvres de troubadour
La nuit vient doucement s'installer.
Onze auteurs désormais peuplent la scène et impriment leur conviction:
Madeleine-Marie Davaine,
Muriel Brosset,
Maria Salamone,
et
Patrice Alzina qui livre son texte après avoir si bien animé la soirée.
C'est maintenant l'heure de la voix.
La voix que l'on attend, qui porte le nom de
Pauline Sicot, accompagnée au piano par le talent affirmé de Laure Temporale.
Quatre chants.
Quatre grondements d'applaudissements, et à la fin la salle debout pour entourer la soprano, pour prolonger l'instant.
Un bruissement de bonheur reflue de la salle à manger.
Le piano, emprunté par d'autres mains, enroule au loin sa mélodie. Des vocalises se mêlent aux visages qui s'égayent, et parlent.
Une chaleur puissante et douce imprègne les murs.
C'était un jour de presque pluie.
Les jours de pluie, que ferais-je sans toi?
Pierre-Jean Blazy
Par
Pierre-Jean BLAZY
Le 16/04/2019
Pierre-Jean Blazy
Par
Pierre-Jean BLAZY
Le 20/03/2019
Bonjour à vous mes amis,
Je sais bien que la grande majorité d'entre nous ne vit pas de sa plume, mais je ne résiste pas au plaisir de vous faire parvenir ce matin cet article du Monde,qui évoque la vie de celles et ceux qui ont décidé de vivre de leur art, ou du moins d'y consacrer une part importante de leur existence.
Pour la plupart d'entre nous, il s'agit d'une passion ou d'un centre d'intérêt majeur, mais nous connaissons tous un auteur courageux, qui , sans être une célébrité, a décidé de se consacrer à temps plein à la poésie ou à la littérature.
Bonne lecture, et à dimanche à Castellar !
Par
Pierre-Jean BLAZY
Le 11/03/2019
Le printemps frappe à la porte, et me voici heureux de vous inviter à nous entourer
Par
Pierre-Jean BLAZY
Le 11/02/2019

Lorsque vous parvenez à la place qui est à l'une des extrémités de la vieille-ville de Mouans-Sartoux, le château apparaît en majesté, sous un soleil froid ce jour là.
Il bruisse maintenant des préparatifs de cette soirée qui s'annonce.
Nous sommes le 25 janvier 2019.
David Belmondo affute son texte qui jaillit comme une source d'eau chaude:
Je suis celui qui doute
portant ses frères et sœurs
dans un cœur palpitant
(...)
Mon cœur s'enivre
pleure et chuinte
Mon cœur dérive
gratte et suinte
Disharmonie d'une quinte
que le désespoir éreinte
A la harpe africaine, également nommée n'gomi,
David Rendel produit un son nouveau sur cet instrument rare et original qui capte l'attention autant que les mots de David Belmondo.
Puis soudain tout s'est tu
Un silence
brulant et puant
et dans l'ombre de l'Ombre
un œil est apparu
(...)
La lumière fut
non pas celle des origines
mièvre et pauvre d'Histoire
non pas celle des étincelles antérieures
mince et sans relief
Ici
L'éclair puissant
lacéra l'infini

L'histoire de ce cosmos se répand, comme le chant du vent ou la possibilité d'une idylle.
L'histoire n'est pas finie et se donne à chacune et à chacun:

Je crus devenir fou c'est vrai
car fous sont certains qui voient
Parmi nous d'ailleurs certains
perdirent
sens
Mon salut fut
une colombe d'étoiles
qui vint se poser en rêve sur mon épaule
(...)
Au commencement
nous n'étions qu'argile
Bien sûr
Il y eut des temps antérieurs
des temps qui ne portaient que
l'indistinct chaos
Après ces quarante-cinq minutes de grâce, où les yeux regardent vers le ciel, vient le temps de la scène ouverte avec ce soir seize interprètes :
Madeleine-Marie Davaine,
Maryse Dutouya,
Chantal Carretero et
Aurélie Kalaha (piano),
Lydie Navard,
David Cardoso,
Muriel Brosset,
Pierre Koslowski,
Irène Leneuveu,
Jérémy Forest,
Gilles San Juan,
Héléna Martinelli (texte et guitare) et Michel Reynaud (piano et guitare),
Loïc Vecchio,
Lyanah,
et enfin
Patrice Alzina.
Après la musique et les mots, la musique des mots, voici le chant lyrique représenté par la soprano Vanina Aronica
et la concertiste Sandrine André,
pour conclure en beauté cette soirée , qui ne saurait bien sûr s'achever sans nos terrestres agapes, dans la salle à manger du Château.

Vous n'êtes pas obligé de me croire, mais ce fut vraiment un beau partage.












